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II. Influences perses l

1. — L'histoire des relations de l'Iran avec l'Inde commence avec Cyrus (558-530) l. Malgré les contradictions de nos sources (Hérodote, Gtesias, Xénophon, Strabon, Arrien, etc.), il semble acquis que la monarchie achéménide, dès l'époque de Cyrus, a fait sentir son influence jusqu'à l'Indus. De la comparaison des diverses descriptions dues à Darius (521-485), on conclut que la satrapie de l'Inde, Hi(n)du, c'est-à-dire du Penjab — distincte du Gandhâra, conquis antérieurement — a été constituée en 518 : cette satrapie est la vingtième, la dernière. Hérodote (484-406) assure qu'elle payait 360 talents de poudre d'or, somme énorme. Le voyage de Scylax (517), depuis Kaspapyros (sur le Caboul?) jusqu'à l'océan, prouve que le

serait plutôt, ce me semble, dans le sens inverse ». — Sur les probabilités d'une influence polynésienne dans l'Inde, S. Lévi, JAs., 1923, II, 56.

1. Jackson, The Persian dominions in Northern India, dans Rapson,

Cavaignac, lavan, 300, 309, 314.

Il n'y a rien à tirer de D. B. Spooner, Zoroastrian period of Indian Uislory, .IRAS. 1915, 63-89, 405-455; voir les critiques de Keitb, Thomas, etc, ibid, 1915, 800, 1916, 138, 790. — Utile comme recueil de références un peu mêlées, S. K. Hodivala, Parsis of Ancient India, Bombay, 1920.

Sindh, ou bas Indus, était soumis aux Perses. — D'après les sources grecques, au delà du pays indien soumis aux Perses s'étend le désert : « La partie orientale de l'Inde est un désert de sable ». — Les savants admettent qu'Alexandre, héritier des Achéménides, a réclamé les districts que les Perses avaient occupés: l'Hyphasis (Sutlej) serait donc la limite de la satrapie hindoue.

Sous Xerxès (486-465), les archers indiens vêtus de coton ou de papyrus (?) combattaient scus un chef de nom perse ; Plnde fournissait aussi des cavaliers qu'accompagnaient beaucoup de chiens. — Nous n'avons aucun renseignement pour la période qui suit. En 330, à Arbelles, Darius 711 avait des éléphants de l'Inde cis-indique et des troupes indiennes : les uns combattant avec les Bactrfens et les Sogdiens sous les ordres du satrape de Bactres; les autres — Indiens montagnards — commandées par le satrape d'Arachosie. Les Sakas, alliés mais non sujets, suivaient leur chef Mauakes.

Sous Artaxerxès Mnémon (405-362), Ctesias, médecin du roi, écrit les 'IvSutoc, le premier ouvrage grec sur l'Inde dont nous ayons connaisance : son récit de l'expédition indienne de Semiramis est plein de détails curieux et exacts; mais il assure qu'il ne pleut pas dans l'Inde.

2. — Il faut accepter la conclusion des savantes et délicates recherches de M. J.-A. Decourdemanche : « Il nous paraît permis de conclure que l'ancien système métrique de l'Inde est imbu d'éléments empruntés au système perse basé sur le talent monétaire achéménide. En effet, les mesures agraires, les poids mercantiles, les mesures itinéraires et linéaires sont de type identique à celui introduit en Egypte sous la domination perse * ».

1. Note sur l'ancien système métrique de l'Inde JAs. 1911, II,

3. — Il n'est pas établi que la « manà d'or » soit la mine, mais on ne peut douter que le karsha sanscrit, un certain poids d'or ou d'argent, d'où karshàpana « monnaie d'or, d'argent ou de cuivre », ne soit l'iranien (?) karsa qu'on trouve à Éléphantine. (F. W. Thomas, JRAS. 1916, 366, d'après Gray, J. Am. Or. Soc. t. xx, 54 etMeyer, Papyrus fund von Eléphantine, 56).

L'histoire de la vieille monnaie indienne — morceaux carrés ou oblongs de métal portant une marque attestant le contrôle du poids — présente de grandes obscurités. L'identification avec les marques en usage en Lycie, Cilicie, etc., n'est pas certaine. — Il est acquis que le Penjab a adopté les poids perses l.

L'Inde doit aux Perses l'écriture kharostrî (voir cidessous p. 95).

L'importation des mots kshatrapa « satrape », sàha, sàhi « prince » nous transporte à une époque où l'Inde du nord-ouest est à demi iranisée et dont nous aurons à nous occuper plus loin.

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