Les doctrines de Pythagore2 (vie siècle) — réin
et chinoise (1862) ; L. de Saussure, Le texte astronomique du Yao-tien, Les origines de l'astronomie chinoise, (Toung Pao, 1907, 1909), La symétrie du zodiaque lunaire asiatique (JAs. 1919, II, 142) Le cycle des douze animaux, (JAs. 1920, I, 55) et divers articles dans Archives des sciences physiques et naturelles, 1919. — La controverse Sedillot-Weber-Whitney, etc., bibliographie dans Weber, Ind. Literaturgeschichte,i$lS,p. 264-265 — Max Mûller, India (1883) 126-133 (utile pour la bibliographie) — Thibaut, Astronomie, Astrologie und Mathematik, 1896 : « La question n'est pas tranchée... ». — Oldenberg, Nakshatra und Sieou (Soc. des Sciences de Gottingue, 1909 p. 544-572.) — Keith dans Rapson, 140-141, 149; — Sur les origines grecques de l'astronomie et de la science indiennes, Barth, III, 65, 90-94. — Masson-Oursel, Esquisse Philosophie Indienne, p. 285, bibliographie sommaire de la science indienne.
1. La plus ancienne rédaction dans le Çatapatha, I, 8, 1 (V. Henry, Littérature de Vlnde, 44 ; Lévi, Sacrifice, 115) ; elle est perfectionnée dans la Mahabharata et le Bhagavata. — Oldenberg (Veda, p. 233) : « Avec la majorité des auteurs, je regarde ce récit, de tradition relativement récente, comme un emprunt aux Sémites, et je ne me rends pas aux arguments contraires de Lindnen, Festgruss an Roth, p. 213 ». Max Mûller (India, p. 137) nie : « ce serait le seul emprunt sémitique de la vieille littérature sanscrite ».
Keith, dans Rapson, p. 140 : t II est possible que la légende soit d'origine sémitique ; si tel est le cas, les Indiens Tont complètement transformée et l'emprunt ne peut-être prouvé ».
2. Les sources sont exposées et discutées avec beaucoup de diligence par A. B. Keith, Pythagoras and transmigration, JRAS. 1909, 569-606- — Le champion de l'influence indienne est L. von Sghrœdkr, Pythagoras und die Inder, 1884, suivi par Garbe, Hopkins, Macdonell, Windisch, « les plus grands noms qu'on nomme ». A. B.
carnation, souvenir des anciennes existences, transmigration et salut par la purification de l'âme, société religieuse, silence, interdictions alimentaires, règle 7upo; ïiXtov T6Tp<x|/.[/ivov p) ôp^slv, etc. — présentent un caractère hindou, brahmanique ou bouddhique, marqué. Ajoutez les légendes sur les voyages orientaux de Pythagore. Il n'en fallait pas tant pour que les indianistes crussent que ce sage avait visité l'Inde ou beaucoup appris d'Indiens rencontrés au cours de ces voyages, et notamment les données mathématiques des Çulvasutras, manuel brahmanique de la construction des autels !. Ces déductions paraissent plus que douteuses ; nous exclurons l'hypothèse d'un emprunt direct, mais il reste que, ici comme ailleurs (fables, contes, etc.), nous sommes en présence d'un vieux fond d'idées communes à l'ancienne civilisation. i. Comme on l'a très bien dit, « Le conte amusant, édifiant ou simplement merveilleux, la fable, l'apologue, le proverbe, la devinette, toutes ces formes de la pensée populaire ne sont d'origine ni exclusivement grecque ni exclusivement indienne; elles sont humaines et, à ce titre, elles se rencontrent à peu près chez tous les peuples, aussi bien chez les Cafres, les Australiens et les Peaux-Rouges que parmi les Aryas, les Sémites, les Egyptiens et les Chinois. Ainsi s'explique aisément la facilité avec laquelle le conte, une fois formé, change de patrie... » (Goblet d'Alviella) 2.
Keith n'a pas de peine à montrer que la Grèce connaissait, à date préhistorique, des doctrines fort apparentées à celles attribuées à Pythagore. Voir l'excellent mémoire de John Burnkt, Pythagoras and Pythagoreanism dans Hastings, X, 520-530.
1. Sur ce point spécial, Keith, article cité, p. 589 et références: Thibaut, Astronomie, astrologie und mathematik, 1899, etc. — Ajouter Jolly dans Hastings I, p. 345 (art. Altar).
2. A. Wagener, Les apologues de l'Inde et les apologues de la Grèce, Ac. de Belgique, 1852 (origine indiennne); Weber, Ueber den
Mais la thèse de l'origine grecque des fables indiennes, chère à Benfey, est ruinée. A date tardive, l'origine indienne de beaucoup de fables et contes d'animaux n'est pas douteuse : il y a des chances que la patrie des Jâtakas * ait été la patrie de l'apologue, « un produit congénial, une plante vivace en quelque sorte sur le sol de l'Inde... Nous ne pouvons douter que le Bouddha ne s'en soit beaucoup servi dans son enseignement » (Barth). — Bien peu nombreux les récits vraiment anciens et communs à l'Occident et à l'Inde.
2. On voudrait pouvoir partager la confiance de Darmesteter qui reconnaît, entre la dernière partie delà légende du Mahâbhârata (voyage de Yudhisthira et de ses frères vers les montagnes du nord, arrivée de Yudhisthira au ciel avec son chien, etc.) et la légende de Kai Khosru « des coïncidences si particulières » qu'elles « supposent un emprunt direct » (Points de contact entre le Mahâbhârata et le Shâhnâmeh, JAs. J 887, II, 1). « Il a parfaitement établi que l'emprunt était possible ; quant au fait même, je doute qu'il ait réussi, non pas à le démontrer, ce qui est bien rare en pareille matière, mais à le rendre probable » (Barth, II, 33). — Toujours est-il que le chien, incarnation du Dharma, paraît plutôt iranien qu'hindou ; et je ne suis pas sûr que l'apothéose de
Zusammenhang indischer Fabeln mit griechischen, Indische Studien, III, 1855, Indische Skizzen, 1857 (origine grecque) ; Benfey, Pantschatantra, 1859 (origine grecque) ; Otto Keller, Ueber die geschichte der griechischen Fabel, 1861-67 (origine indienne). — Goblet d'ALViELLA., Ce que Vlnde doit à la Grèce, 1897; E. J. Thomas, Introduction à Jàtaka Taies, 1916; F. Ribezzo, Studi sulla origine e la propagazione délie favole indo-elleniche comunemente dette esopiche, 1901. — Barth, De l'origine et de la propagation des fables, J. des Savants, nov. 1903 — janvier 1904.
1. Les Jâtakas sont les récits des anciennes existences, humaines et animales, du Bouddha. Leur antiquité est établie par l'iconographie.
Yudhisthira fasse, comme le pense Barth, partie de la légende même des Pandavas *.
1. Barth est plus disposé à expliquer par un emprunt un autre rapprochement : mort de Duryodhana arraché du marais où il s'était réfugié, mort d'Afrâzyâb tué de la même manière dans le Shâh-nâmeh. Mais il signale la ressemblance de ces récits avec le mythe d'Agni retiré des eaux et le mythe du Loki Scandinave.