Voir Oldenberg, Religion du Veda
2. Dieux de Mitani, p. 29 — La centième citadelle de Çambara, son harem, l'Udavraja qui est pris la quatorzième année de la guerre, est situé sur le mont Abu.
d'avoir vu, en bon anthropologue, que tous les hommes appartiennent à la même espèce: « Il est remarquable que le Bouddha ne fut pas trompé par la « couleur », laquelle n'est qu'un accident, alors qu'un si grand nombre de ses contemporains s'y trompaient ».
Mais le Bouddha *, discutant la question « caste », constate que les divers animaux diffèrent (Suttanipàta, 610) ; que les hommes ne diffèrent pas sous le rapport des cheveux, de la tête, des oreilles, du nez, des lèvres, du front... des mains, des pieds, des ongles, des cuisses, de la couleur (vanna), de la voix : sous aucun de ces rapports il n'y a parmi les hommes, comme c'est le cas pour les autres espèces, de différence due à la naissance^ de différence spécifique (jàtimaiia). Ce qui fait la différence, toute nominale, entre les hommes, c'est le métier : laboureur, artisan, commerçant, serviteur, archer, sacrificateur, roi, « celui qui mange un village ou un pays ».
On croit voir une allusion à la différence de couleur dans la légende des premiers hommes, d'abord semblables, plus tard séparés en hommes et femmes (Dîgha, m, 87): « Et à mesure qu'ils mangeaient une sorte de manne, apparût une différence de vanna ». Faut-il traduire, avec M. Rhys Davids: différences of complexion became manifest among them f — Je ne le pense pas. Le sens est « différence de beauté » : les uns étaient beaux (vannavanto) ; les autres laids (dubbanna) ; ceux qui étaient les plus beaux (vannavantatara) méprisèrent les autres...
1. Dans Majjhima, II, 149, le Bouddha demande à Assalayana : t N'as-tu pas entendu dire que, chez les Grecs (Yonas) et dans d'autres pays étrangers, il y a seulement deux castes (vanna), les hommes libres (ayya) et les esclaves, que l'homme libre peut devenir esclave, et l'esclave, homme libre? » On accordera difficilement à jJiïhler que ce texte soit antérieur à Alexandre.
Reste le Madhurasuttanta (Majjhima, 84): « Les brahmanes sont l'excellent vanna, le vanna blap< (sukka) ; les brahmanes sont purs ; tout autre vanne est inférieur (hina), noir (kanha); les non-brâhmanet ne sont pas purs ». — Il faut entendre par varna race ou caste : « blanc » est synonyme de bon, de pur ; d< même les actions sont blanches, noires, mêlées1.
1. On utilise aussi la description du Bouddha adolescent (Digha, I, 115) pour démontrer îe teint clair (clear complexion) des Kshatriyas (Buddhist India, 54) : mais le texte signifie : d'une suprême beauté de couleur », le mot « beauté » se disant pokkharatà, c'està-dire t qualité d'être un lotus ». (Dialogues, I, 145, Lotus, 107 Franke, Dighanikàya, 1913, p. 109).