‹ Histoire du Montréal, 1640-1672 [microforme]Chapitre 8 sur 27 · ER CR MES · texte numérisé non relu

ER CR MES

assez surprenante de les voir venir er cet équipage en ce temps lil d'autant qu'il était le 10 décembre, cela fit douter longtemps qua

ce fut des hommes et on s’en put convaincre que lorsqu'on les vif de fort près; au reste ces hommes étaient les plus malingres sh nous regardons leur constitution, même deux de ces dix étaiend encore enfants, lesquels à la vérité sont devenus de fort bons hab tants dont l’un s'appelle St. Auge (Onge ?) et l’autre se nommait k: Chapelle. Ces pauvres soldats ne furent pas plus tôt ici qu'on tâcha dal

lus réchauffer le mieux qu’on put en leur faisant faire bonne chère e#

gens à repousser les [roquois que nous avions tous les jours sur le bras ; aussitôt que l'été fut venu, Mile Mance désireuse de savoïk des nouvelles de M. de Maison-Neufve qui était toute l'espérance dll ce lieu, pria M. Clos ! major de cette place, de la vouloir escorteh jusqu'aux Trois-Rivières afin de lui faciliter le voyage de Quebec M. Clos en ayant obtenu la permission et ayant descendu avec ellM aux Trois-Rivières où ils demeurèrent quelques jours en lat tente d’une commodité pour Québec. Voici que des sauvages arri vèrent du Montréal qui disent que les Iroquois y étaient plus méchants et plus terribles que jamais, que depuis leur départ oo était si épouvanté que les Français ne savaient que devenir. M.lM Major entendant ce discours, laissa Mlle Mance attendre le dépark de feu M. Duplessis qui devait se rendre à Kébecq, et remonta ai plus vite au Montréal, où tout le monde y fut encouragé par som

retour. À son arrivée il y fut récréé et affligé en même temps paw une histoire bien surprenante ; voici le fait: une femme de vert qu'on nomme présentement la bonne femme Primot fut attaquée 1 deux portées de fusil du château. D’abord que cette femme fu assaillie elle fit un cri de force ; à ce cri, trois embuscades d’Iro. quois se levèrent et se firent paraître et trois de ces barbares st jetèrent sur elle afin de la tuer à coups de haches, ce que cett femme voyant, elle se mit à se défendre comme une lionne, encor qu'el'e n’eut que ses pieds et ses mains, au trois ou quatrième cou de hache, ils la jetèrent bascomme morte et alors un de ces Iroquoi se jeta sur elle afin de lui lever la chevelure, et de s'enfuir ave: cette marque de son ignomineux trophée, mais notre amazone & sentant ainsi saisie, tout d’un coup reprit ses sens, se leva et pl furieuse que jamais elle saisit ce cruel avec tant de violence par un endroit que la pudeur nous défend de nommer, qu’à peine st

1 Lambert Closse.—Il était venu en 1641 avec M. de Maison-Neufve et comman: dait en second la garnison ; il était d’une famille noble, les écrits du temps l'ap pellent indifféremment sergent major de la garnison, major de la garnison, major de ce lieu ou du fort ou de la ville, ou enfin du Montréal.

on ce temps iut-il jamais échapper, il lui donnait des coups de hache par la ongtemps quiiitéte, toujours elle tenait bon jusqu’à ce que déréchef elle tomba rsqu’on les viiisvanouie par terre et par sa chute elle donna lieu à cet [roquois s malingres ‘%MMe s'enfuir au plus vite, ce qui était l'unique chose à quoi il penes dix étaien#isait pour lors, car ilétait prêt d’être joint par nos Français lesquels ort bons hablbccouraient de toutes parts; au reste cette action fut suivie de se nommait lMiquelque chose d'assez plaisant, d'autant que les Français qui yenaient au secours ayant aidé à relever cette femme, un d’entre eux l’embrassa par signe d'amitié et de compassion, elle revenant à soi et se sentant embrassé déchargea un gros soufllet à ce client affectueux, ce qui obligea les autres à lui dire : ‘ Que faites-vous, ‘et homme vous témoigne amitié sans penser à mal, pourquoi le l'espérance dééiifrappez-vous ? ” “ Parmanda, dit-elle, en son patois, je croyais qu’il uloir escortel#ilime voulait baiser.” C’est étonnant les profondes racines que jette da vertu lorsqu'elle se plait dans un cœur, son âme était prête à sortir, son sang avait quitté ses veines et la vertu de la pureté était encore inébranlable dans son cœur. Dieu bénisse le saint exemple que cette bonne personne a donné à tout le monde en cette occasion pour la conservation de cette vertu. Cette bonne femme Mne Primot, dont nous parlons, est encore en vie et s’appelle communélevenir. ment Parmenda à cause de ce soufflet, qui surprit tellement un ndre le dépa hacun que le nom lui en a demeuré. Les Iroquois, sur la fin de l'été, et remonta a as de ne pouvoir se venger des coups reçus et des pertes nouvelles qu'ils faisaient encore tous les jours, résolurent de se rendre plus bas afin de voir s'ils réussiraient mieux, ce qu'ils firent malheueusement pour nous, ainsi que la mort de M. Duplessis, gouverneur fut attaquée de Trois Rivières, et d’une grande partie des habitants de ce lieu le tte femme fu! fait voir à ceux qui lisent les relations des Révérends pères Jésuites, uscades d'Ir ais comme ceci n’est pas de notre fait, passons outre et disons ss barbares st que Mile. Mance ne revit pas M. de Maison-Neufve, comme elle pen- , ce que cettaBait, cette année ; mais qu’elle eut seulement de ses nouvelles par esquelles illui mandait qu’il espérait de revenir l’an suivantfavee plus de cent hommes, qu’il avait vu adroitement la bonne fondarice sans faire semblant de rien, qu’il lui avait fait connaître d'état des choses, qu’il y avait sujet d’en espérer encore beaucoup, w'il ne manqua pas de lui écrire sans lui donner à connaître > leva et plu qu’elle elle était. Gette lettre consola beaucoup Mile Mance dans ce

violence par pénible retardement de notre cher Gouverneur; car par elle on qu'à peine st royait tout se disposer pour son retour l'an suivant, ce qui lui était ort incertain auparavant, d'autant que M. de Maison-Neufve lui A UT vaitditet à M. DesMuseaux, auquel il avait laissé ses ordres en tout ts du temps l'a-tévénement : ‘ Je tâcherai d'amener 200 hommes, ils nous seraient + garnison, MU MMbDien nécessaires pour défendre ce lieu; que si je n’en ai pas du

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dora

moins 100, je ne reviendrai point, et il faudra tout abandonner, cark aussi bien la place ne serait pas tenable” Mile Mance ayant eu sub nouvelles et ayant donné ordre auxaffaires de France, vint promph tement au Montréal afin de lui faire part de ce qu’elle avait appris et le soulager dans cette facheuse année qu'il fallait encore passe en l'absence de son cher gouverneur.

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