‹ Histoire du Montréal, 1640-1672 [microforme]Chapitre 9 sur 27 · DE L'AUTOMNE 1652 A L'AUTOMNE 1653, AU DÉPART DES NAVIRES DU CANADA · texte numérisé non relu

DE L'AUTOMNE 1652 A L'AUTOMNE 1653, AU DÉPART DES NAVIRES DU CANADA

Le quatorze octobre de cette année, il se fit une très-belle action de la manière que je vaisdire. On sut par l’aboiement des chiens, vil y avait des ennemis en embuscade du côté qu’ils regardaient. WA 1 le major, qui était toujours sur pied en toutes les occasions, euh l'honneur d'avoir cette découverte à faire, il y alla avec 24 Hétu 1

et marcha droit vers le lieu où il était question ; pour y allu# avec prudence, il détacha le sieur de la Lochetière, Baston et ur”

autre dont je ne sais pas le nom, trois bons soldats qui marchaientk

devant à la portée de fusil ; il donna l’ordre à ces trois détaché de n’aller que jusqu’à un certain lieu qu’il désigna. La Loche tière, emporté par son courage, passa un peu plus outre pou découvrir par dessus un arbre qui était devant lui, si les ennemi n'étaient point dans un fond qui y était ; en regardant par dessu

cet arbre, les Iroquois qui étaient cachés au pied firent d’aborlÆ

leurs hués, le tuèrent et le mirent à mort, mais non pas si soudain" qu’il ne fit payer sa vie à celui qui le tua, d'autant qu'il lui rendiw la pareille de son coup de fusil ; les deux autres découvreur# voulant se retirer, eurent une salve qui fut furieuse, mais don Dieu les garantit. Le major mit d’abord ses hommes en état ; 0 ‘4 tint ferme quelque temps, mais il aurait expérimenté un moin heureux combat, ayant affaire à tant d’ennemis, sans que Prud’homme, ancien habitant d'ici, l’appela d’une ehétive maison nette où il était, lui criant de se retirer bien vite, d'autant quo l'environnait ; il n’eut pas plus tôt oui la parole et tourné la tèt qu’il vit les [roquois quasi tout au autour de la maisonnette et à lui, ce qui lui fit commander à ses gens de forcer ces barbares e d'entrer dedans à quelque prix que ce fut, ce qui fut dit fut rigou» reusement exécuté ; incontinent qu’on fut dedans, on fit des me trières et chacun commença à faire grand feu ; hormi un lâche, qu saisi de frayeur se coucha tout plat sans que les menaces ni les coups le pussent faire lever ; il fallut donc laisser ce mort toutet vie qu’il était et songer à se bien battre, car les Iroquois joignaien

| HISTOIRE DU MONTRÉAL. 49 [4 andonner, Cark e ayant eu sx# e, vint promphl

a maison de toutes parts et tiraient si rudement que les balles assaient au travers de cette chétive maisonnette, qui était si peu

le avait appriMiolide, qu'après l'avoir percée, elle perça un de nos plus beaux n: encore passe mBoldats, qui est un nommé Laviolette, et le mit hors de combat, ce \ ui nous fut une grande perte pour cette occasion, d'autant que cet homme a toujours paru ici un des plus intrépides et vigoureux, ce A “uiafait qu'on lui a donné plusieurs fois des commandements \ ART DES Mont il s'est fort bien acquitté. Enfin, nonobstant ce malheur, il if he fallut pas laisser de se battre et faire de son mieux, ce qui nous ( "4 éussit très-bien et se passa de la sorte: nos meurtrières étant faiteset 1] belle action a yant moyen de répondre aux ennemis, nous commençâmes à es chiens, qu'iM voir notre tour,etdans les premières décharges,nous en jetâmes une 11 gardaient. belle quantité par terre, ce qui les embarrassa fort, surtout à Cause k occasions, eumue ne voulant pas abandonner leurs morts, ils ne savaient aussi | vec 24 hommestifomment les enlever, d'autant que chacun qui en approchait ne (| : pour y alle Mpanquait pas de le payer de quelques coups de fusil. Ge tintamare + Baston et uMura tant que nous eûmes de la poudre, mais les munitions man- | ; | qui marchaientM@uèrent; cela inquiéta fort notre major qui en témoigna quelque 4 trois détaché M@hose au sieur Baston qu'il savait bon coureur ; comme il avait | a. La Loche Mon courage, c'en fut assez pour le faire s'offrir d'en aller chercher. | us outre pour lors monsieur Closse, tout joyeux, le mit en état de partir avec | si Les ennemitus les témoignages d'amilié possible ; après, on lui ouvrit la th ‘1 x à p nice à an la A à ant par dessuorte et on favorisa sa sortie par les redoublements des décharges !

firent d'aborirdinaires en ces occasions ; enfin, malgré eux, il arriva au château

pas si soudai “où il revint bien amunitionné, avec 8 ou 10 hommes, qui étaient

qu'il lui rendil but ce qu’on pouvait lui fournir, conduisant à couvert deux petites s découvreurMièces de campagne chargées à cartouche, à la faveur d’un rideau ise, mais don i passe depuis le château jusqu’à vis-à vis la maison attaquée. es en état ; oi uand il fut le plus proche qu’il pouvait aller à couvert, tout à

onté un moinPup il parut sur le rideau avec ses deux canons, qu'il tira sur les , sans que Marois. M. Closse, qui l'entendait, sortit tout aussitôt avec son hétive maison monde pour favoriser son entrée, dont le régal fut un redouble- “Ment de coups de fusil afin de faire connaître aux Iroquois si cette

budre valait bien la précédente, mais comme ils virent qu’on était oins chiche qu'avant l’arrivée de Baston, ils jugèrent qu'il valait ces barbares eieux se retirer, que d’user plus amplement de nos libéralités ; il t dit fut rigou Met vrai que comme ils étaient au pied de la maison, cette retraite

on fit des me Mai un peu difficile, aussi en s’enfuyant reçurent-ils bien des hi un lâche, qu ÆMBups. On ne sait pas au vrai le nombre de leurs morts, quoiqu'ils menaces ni le MB aient beaucoup perdu en cette occasion, parce qu'ils les emporce mort tout el rent quasi tous, et qu'ils n’ont pas accoutumé de se vanter des Luois joignaien Mens qu'ils ont ainsi perdus. Il est vrai qu'ils n'ont pas pu s’en Mire absolument et que exagérant les pertes des leurs, ils les ont

PE Son mt Be RER

ere

en mere me

exprimées en ces termes : “ Nous sommes tous morts” Quand agi. estropiés, ils en ont compté le nombre aux Français, leur avonan té, qu'ils en avaient 37 des leurs parfaitement estropiés ; au rester, c'est une chose admirable que ces gens-là aient tant de force 14 porter, car encore qu'ils ne soient pas bien forts en autre chose re ils ne laissent pas pourtant que de porter aussi pesant qu’un mulet 4, | | | |

ils s'enfuient avec un mort ou un blessé, comme s'ils n’avaien ta

quasi rien, c'est pourquoi il ne faut pas s'étonner après les combat

s’il se trouve peu de personnes puisqu'ils ont une si grand.

envie de les emporter. Pour ce qui regarde ce qui nous arriva een

cette occasion, je n’y remarque rien de funeste, sinon la mort der

brave La Lochetière et la grande blessure du pauvre LaviolettÆ, |

mais il est bien à propos sur ce sujet que je dise un mot de MM

Closse qui a été reconnu de tous comme un homme tout de cœudie

et généreux comme un lion: il était soigneux à faire faire l'exercice

de la guerre, était l'ami des braves soldats et l'ennemi juré de]

poltrons. nu

Tous ceux qui l'ont bien connu le regrettent et avouent qu'on 4,

| perdu en lui une des plus belles fleurs de ce jardin ; que si,

avait besoin d'écrire toutes les belles actions qui se sont faites Mon

ce lieu tous les ans, nous lui ferions plusieurs éloges d'autant qu'éiear]

| était partout, et partout il faisait des merveilles ; mais la négliMjou

| gence alors d'écrire m'oblige à les laisser dans ! 1mbeau aus Man

| bien que celles de plusieurs autres dont les faits Jiques entrerue

L | pris pour Dieu et sa gloire, seront nn jour tirés du sépulcre paru Lu

bras moins faible que le mien et une main plus puissante que cel 61

| | avec laquelle je travaille pour cette histoire ; on ne saurait exprifpro mer les secours de cet excellent major, c’est pourquoi il nous fau | | | passer outre, pour dire que dans la suite de cette année, on eu :

| | | plusieurs autres attaques, maïs que les ennemis n’y eurent pas dM

grands succès ; on se secourait avec une telle vigueur, qu'aussili 4

qu'un coup de fusil s’entendait en quelque lieu, aussitôt on 1

venait à toutes jambes ; on courait ici aux coupscomme à un bo

| repas ; encore qu'ailleurs on fut moins friand de ces morceaux, d: 1

| quoi on eut une plaisante marque au printemps, d'autant que M le Gouverneur ayant envoyé une barque au Montréal, il avertit qui commandant de n’approcher pas du château, s’il n'y voyait de lu

marques qu'il y avait encore des Français, s! n’en voyait px M

| qu'il s’en revint, crainte que les [roquois ayant pris le lieu, ni.

fussent en embuscade pour les y attendre. Ce qui fut dit fut fid M

À lement exécuté ; la barque vint proche du Montréal, il est vrai dl

qu’on ne la pouvait pas bien distinguer du château à cause des brumes. I à, ayant mouillé l'ancre, nos Montréalistes qui la voyaient 1

s”" Quand an@isputaient fortement, les uns disaient que c'était une barque, les ll

, leur avonan autres le contraire, la barque ayant resté pendant toute cette dispute. és ; au reste "Enfin elle se lassa d'attendre, et croyant fermement qu'il n'y avait N. nt de force M jus personne à cause qu’elle ne voyait ni n’entendait rien, elle 4) autre Chose"; 5solut de lever l'ancre et de partir pour retourner vers Kébecq, ! tqu'un mulet 6, su ant qu'il n’y avait plus de Français au Montréal ; or la barque fl s'ils n'avaien tant partie, et le temps étant devenu serein, nos Français qui 1 res les combat usqu'alors avaient dit qu'il n'y avait point eu de barque dirent (| ane si grandéaux autres : “ Hé bien, y avait-il une barque ?” Ceux qui avaient {| nous arriva eMtenu l'affirmation dirent que cela avait bien la mine d’une barque, (| on la mort Lui fallait que ce fut un fantôme ou bien quelque diablerie, ainsi ‘] vre Laviolett Ms résolut la question jusqu'aux premières nouvelles de Québes, 1} un mot de M “4 qui apprirent au Montréal que ce n’était point un prestige, mais 4 > tout de cœuthien une véritable barque, ce qui fit un peu rire et ce qui doit faire l’exercitussi apprendre à un chacun qu'on estimait ici le monde dans un memi juré de k el danger d'être taillé en pièces en ces temps-là, que toutes les fois j K qu’on y venait, on y était dans de grandes appréhensions que cela { vouent qu'on: à e fut déjà fait, c'est pourquoi on osait en approcher sans beaucoup "1

din ; que si 0 Me circonspection, crainte d’y rencontrer des Iroquois au lieu des sont faites eMbompatriotes que l’on y venait chercher ; même communément, il s d'autant qu'itifallait aller aux barques pour les avertir de ce qui se passait et mais la négli Meur donner avis de l’état des choses, autrement ont eut été en À mbeau auséanger, que sans s’en approcher elles ne s’en fussent allé aussi bien viques entreMrue celle-là. Mais parlons d'autre chose, et disons que Mile Mance i sépulcre par uMoute désireuse du retour de M. de Maison-Neufve, descendit à f ssante que cell ébecq de bonne heure cette année-là, ce qui fut un coup de la 1 saurait ER Providence, d'autant que n'ayant pas de chaloupes pour descendre, oi il nous fau M pie eut été enlevée infailliblement par les Iroquois si elle y eut année, on eu té plus tard, d'autant que ces antropophages, ennemis du genre eurent pas di | humain, se ressouvinrent de la réussite qu’ils avaient eu l’an derur, aussi hier aux Trois-Rivières, y vinrent bientôt après qu'elle fut passée, aussitôt on "Mfechercher ce qui avait échappé à leurs cruautés, bloquant ce lieu mme à un bo!Mies Trois-Rivières, avec 600 hommes ; elle aurait dormi dans ce locus et aurait été prise au passage si elle avait tardé ; mais heueusement elle était à Kébeck, où elle apprit par feu M. Duhérison, ui était du premier navire, que M. de Maison-Neufve, venait avec lus de cent hommes, ce qui lui donna une joie non puérile, et pème dans tout le public qui était fort abattu de crainte ; tout le | onde dans Kébecq et par les côtes, commença à offrir ses vœux à Dieu pour son heureuse arrivée, on le nommait déjà le libérateur u pays. Cette heureuse nouvelle venue, Mile Mance supplia M. le touverneur de vouloir bien donner au plus tôt cet agréable avis | u Montréal ; il ne lui put refuser une si juste demande, et pour

y voyait de ’en voyait pa.

ris le lieu, n' ut dit fut fidi éal, il est vra:

u à cause de qui la voyaien

RE

cela, il expédia une chaloupe, mais Dieu qui ne la voulait pas perdre, lui envoya un vent contraire qui l’'empècha d'aller jusqu'a blocus des Trois-Rivières, dont on avait aucune nouvelle à Kébecq et dont on avait rien su, sans qu’il fut découvert par les plus lestes dü pays, qui en ce même temps coururent après le Père Pounèr pour le délivrer d’entre les mains des Iroquois. Or ces messieurs revenant de cette course dont il est parlé dans les relations di temps, ils trouvèrent la chaloupe, laquelle montait au Montréal qu'ils avertirent de descendre au plus tôt à cause de l’armée Ir. quoise qu'ils avaient vue devant les Trois-Rivières, ce qui faisais redou ler les vœux pour larrivée de M. de Maison-Neufve, af d'aller dégager ces pauvres affligés, mais si Dieu ne voulut pa accor, .r cet honneur, il voulut se servir en ceci du Montréal pa une voie bien différente. Il y avait lors plusieurs Hurons à Montréal qui y faisaient la guerre aux Iroquois à l'abri de ce fort entre autres, il y avait le plus brave de tous, nommé Anontah qui avait fait voir un courage extraordinaire dans une action don nous parlerons ci après. Or ces Hurons, dans leurs découverte aperçurent un jour la piste des ennemis, lesquels venaient liche de faire queique méchant coup en ce lieu ; d’abord qu’ils euren eu cette connaissance, ils en vinrent donner avis, et incontinent le Français et les Hurons formèrent deux nartis du côté d’où vena l'ennemi, quise trouva enfermé entre les deux, où il leur fallut con battre en champ clos, il est vrai que les Iroquois vendirent bia leur vie et leur liberté, car encore qu'ils fussent peu, c’étaient le: plus braves de leur nation, et que de plus, ils étaient favorisés d’ur grand embarras de bois, mais enfin en ayant été tué la majeur partie, le reste fut contraint de se rendre à la force, hormis quelque uns qui se sauvèrent. Or tous les captifs avant été amenés à château, ils dirent qu’ils avaient une grosse armée qui ravageai tout le pays d'en bas et y mettait tout en combustion. M. Da Musseaux! qui commandait, sachant ces choses, et que ses priso! niers étaient des considérables, il se conseilla avec les mieux censé de ce qu’il y avait à faire. Le sentiment commun fut que M. Lemoir: persuaderait à Anontaha de s’en aller parlementer avec les [roquois et de sauver le pays, et s'il pouvait, nommément les Trois-Rivièri qu'on apprenail être en grand danger ; à cette proposition ce brar 4 sauvage se résolut d'exposer sa vie pour le bien du pays, il dé cendit dans un canot lestement équipé et entra dans les Troi tivicres, après qu'il y fut, il proposa aux lroquois de s'approche et de l'entendre, ensuite leur ayant donné le loisir de venir ass

j Ji était neveu de M. Louis d’Aillebout,

ivelle à Kébecq

Père Pounèr:

r ces messieurs es relations di it au Montréal de l’armée ro.

, ce qui faisai:

on-Neufve, af ne voulut pa du Montréal pa urs Hurons at l'abri de ce fort mmé Anontaho une action don 1rs découverte venaient lâche rd qu'ils eurer tincontinent le côté d’où vena

Lleur fallut com *

vendirent bier jeu, c'étaient le:

ntfavorisés d'u .

tué la EU hormis quelque t été amenés à se qui ravages bustion. M. D:

t que ses pris! les mieux cens

tque M. Lemoit M avec les [roquosm les Trois-Rivièr M

position ce braï

du pays, il dé \ dans les Troi is de sapprot ir de venir ass

la voulait pas d'aller jusqu’auls

r les plus lestes\

à. HISTOIRE DU MONTRÉAL. 53

près pour l'ouir il leur dit fortement : “Ne vous avisez pas de faire Mu mal aux Français ; je viens du Montréal, nous y avons pris tels let tels vos capitaines qui y étaient allés comme vous savez, ils sont aintenant à notre discrétion, si vous voulez leur sauver la vie, il faut faire la paix” Ces barbares ayant nommé leurs capitaines, et Msachant qu'ils étaient pris, d'abord il s’'approchèrent et dirent que volontiers ils feraient la paix d'abord qu'on leur rendrait leur gens. e qui réjouit beaucoup les pauvres assiégés, mais à la vérité, leur oie pensa tout d'un coup être changée en tristesse, car les Hurons qui étaient restés au Montréal avec les prisonniers Iroquois, pensérent être pris, eux et leurs captifs tout à la fois, d'autant que sottement, ils les voulurent amener aux Trois-Rivières sans attendre aucune escorte de chaloupe, de bonne fortune les Iroquois son- Hpcaient alors qu'à la paix et furent surpris, que s'ils ne l’eussent été et eussent attrappé ces étourdis, les affaires eussent été en pire état que jamais, mais eufin, les Iroquois traitaient à main et à demain pt ne songeaient qu'à se remplir des... françaises sans plus songer à la guerre pour le présent ; au plus vite, on envoya des ois-Rivières à Québec afin d'avertir de ce grand changement, et es Hurons qui étaient remplis d'orgueil pour ces réussites y porèrent promptement ces bonnes nouvelles, enfin il se fit une paix orcée, à quoi les ennemis acquiescèrent, seulement pour avoir eurs gens et avoir lieu ensuite de nous surprendre ; nous reconaissions bien leur fourberie, mais comme ils étaient les plus forts, Mnous en passions par là où ils voulaient, la faiblesse de ce temps à da faisait jeter de grands soupirs après pres de M. de Maison- “Neufve avec son secours, mais enfin, il ne venait point, ce qui hiigeait tout le monde à un tel point que la saison s'avançant sans qu'il parut; afin d'obtenir cette grande assistance que tous atten- N Gaient par sa venue, on exposa le TrèsSaint Sacrement perdant si jours, jusqu'à ce que le ciel, importuné par ces prières 4 publiques, voulut exaucer les vœux de ces peuples, ce qui fut le 07 septembre, auquel jour on chanta à l’église le Te Deum pour ction de grâce de son arrivée. M.de Maison-Neufve ayant rendu es devoirs au Souverain des lumières, il alla rendre ses respects à . de Lozon auquel il raconta les disgrâces de son voyage, entre 4 utres que son retardement avait été causé par une voie d’eau qui 4 es avait obligé de relâcher trois semaines après leur départ. 1 nsuite de cette première visite, d'aller vers les Révérends Pères Mésuites et autres maisons religieuses, ensuite de quoi ilse vint Jenfermer avec Mile Mance pour Lui dire en particulier ce qui était passé de plus secret dans son voyage, ensuite ce qui concernait cette bonne dame inconnue, ce qu’il commença de la sorte :

‘“ Comme vous m'avez confié le nom de cette sainte Dame, me

voyant en France, fort embarrassé par le présent désir de secourir ce pays dans l'extrémité, où les Iroquois l'ont réduit, j'avais bien envie de lui parler et lui faire connaître les choses sans faire semblant de rien, car comme vous m'aviez dit que de la manifester c'était tout perdre, je ne l’eusse pas voulu faire, mais comme aussi vous m’aviez dit, beaucoup de fois, que si vous l’eussiez pu entre. tenir là-dessus à cœur ouvert que cette âme généreuse y aurait apporté du remède, cela me donnait envie de la voir ; or étant dans ces souhaits, Dieu me fit naître une belle occasion par le moyen d’une de mes sœurs qui avait procès contre elle, ce que sachant, je m'offris de lui donner la main pour aller chez elle et comme je savais qu'elle n’ignorait pas mon nom à cause du gouvernement du Montréal, je me fis nommer à la porte afin que cela lui renouvela la mémoire : elle eut lieu de m’interroger et moi de l'entretenir. Dieu donna bénédiction à ma ruse, car l'ayant saluée, et ma sœur lui ayant parlé de ses affaires, elle s'enquit de moi, si j'étais le gouverneur du Montréal, qu’on disait ètre dans la Nour. velle-France, je lui répondis que oui, que j'en étais venu depuis peu ; qui est, me dit-elle, de ce pays, dites le nous, et nous appre. nez des nouvelles de ce pays-là, comme on y fait, comme on y vit, et quelles sont les personnes qui y sont, car je suis curieuse de savoir tout ce qui se passe dans les pays étrangers. Madame, lui dis-je, je suis venu chercher du secours pour tächer de délivrer ce pays des dernières calamités où les guerres des Iroquois lont réduit, je suis venu tenter si je pourrais trouver le moyen de le tirer de misère ; l’aveuglement est grand parmi ces sauvages qui y sont, néanmoins on ne laisse pas toujours d’en gagner quelques uns ; au reste ce pays esc grand, et le Montréal est une ile fort avancée dans les terres, très-propre pour en être la frontière, car nous sera une chose bien fâcheuse s’il nous faut abandonner des contrées aussi étendues sans qu’il n’y reste personne pour annoncer les louanges de celui qui en est le Créateur ; au reste, cette terre est un lieu de jénédictions pour tous ceux qui y viennent, car cette solitude jointe aux périls de la mort où la guerre nous metà tout moment, fait que les plus grands pécheurs et pécheresses y vivent avec édification et exemple ; cependant, s’il faut que tout cela s’abandonne, je ne sais pas ce qu’il deviendra. Ce qui me fait le plus de peine, est une bonne fille qu'on appelle Mile Mance, car si je n’amène un puissant secours, je ne puis me décider à 1etourner, d'autant que cela serait inutile, et si je ne m'en retourne pas, je ne sais ce qu'elle deviendra ; de plus, je ne sais ce que deviendra une certäine fondation qu'une bonne dame qu’on ne

nte Dame, me sir de secourir , J'avais bien ses sans faire e la manifester

COMME aussi ssiez pu entre.

euse y aurait oir ; or étant casion par le > elle, ce que r chez elle et ause du gou- > afin que cela pger et moi de ‘ayant saluée, puit de moi, si > dans la Nouvenu depuis et nous appremme on y vit, s curieuse de Madame, lui de délivrer ce [roquois l'ont moyen de le sauvages qui ner quelques t une île fort frontière, car andonner des our annoncer te, cette terre viennent, Car re nous metà pécheresses y aut que tout Ce qui me Mile Mance, ne décider à l'en retourne sais ce que me qu’on ne

onnaît voint a faite en ce pays-là, pour un hôpital, dontelle a fait dette bonne demoiselle administratrice, car enfin si je ne les vas ecourir, il faut que tout quitte et échoue. A ces mots elle me

t: “ Comment s'appelle cette daine ?” Hélas ! lui répondis-je, : lle a défendu à Mile Mance de la nommer, elle n’oserait l'avoir it ; au reste, melte demoiselle dit que sa dame est si généreuse dans ses charités qu'on aurait lieu de tout espérer si elle pouvait voir l'honneur de lui parler, —qu'autrefois elle avait auprès d’elle bn bon religieux qui eut bien négocié cette affaire et lui eut bien it connaître le tout, mais maintenant, lui étant mort, elle ne eut lui parler ni lui faire parler, pas même lui écrire, parce que ette dame lui a défendu de mettre son nom pour ladresse de ses ettres ; que quand ce religieux vivait, il connaissait ce mystère, lle lui envoyait ses lettres parce que lui qui avait tout moyen et avait le tout les portait ; maintenant qu'il n’y avait plus rien à aire, que si elle avait seulement mis son nom pour servir d'adresse sur une lettre, elle assura qu'elle tomberait dans sa disgrâce et qu'elle aimait mieux laisser le tout à la seule Providence, que de âcher une personne à qui elle est tant obligée elle et toute la compagnie du Montréal. Voilà, madame, lui dis-je, l’état où sont les hoses, même on est si pressé de secours que la demoiselle voyant que tous les desseins de la fondatrice sont prêts à être mis au éant, elle a donné un pouvoir de prenäre 22,000 livres de fonda. ion qui sont dans Paris pour 100 arpents de terre que la compagnie ui donne, en disant : Prenez cet argent, il vaut mieux qu’une partie e la fondation périsse que le total, servez-vous de cet argent pour ever du monde, afin de garantir tout le pays en sauvant le Montréal. Je ne crains point, dit-elle, l'esprit de ma bonne dame, si elle savait “les angoisses où nous sommes, elle ne se contenterait pas de cela. "Voilà l'offre qu'a fait cette demoiselle. J'avais de la peine à accepter, mais enfin, ayant été pressé vivement par elle qui m'assu- | ait toujours qu ‘elle pouvait hardiment interpréter la volonté de “a bonne dame en cette rencontre ; j'ai fait un concordatavec elle pour ces cent arpents de terre, en tavour des 22,000 livres qu’elle a espéré devoir beaucoup aider à garantir le pays qui est l'unique "but de ce concordat ; car la terre à ce pays-là serait un peu bien “chère. Voilà, madame, la situation où nous sommes. ‘Je voudrais “bien, me répondit cette bonne dame, que vous me revinssiez voir pour nous entretenir de ces choses.” Volontiers, madame, lui Mis-je. Depuis, je l'ai vue plusieurs fois, même elle prenait plaisir “à me faire entrer dans son cabinet, pour n'entretenir à loisir de Mtoutes les particularités, mais jamais elle n'a voulu se découvrir à oi,ilest vrai que notre négociation n'a pas laissé de réussir,

nai LE: Ps per Pr 0 ” : c

d'autant qu’elle a donné 20,000 livres à M. de la Mongan, lui disant ;

qu’une personne de qualité faisait présent à la compagnie du M

Montréal de cette somme, pour lui aider à lever du monde pour secourir leur isle sous la conduite de M. de Maison-Neufve ; elle fit ce qu'elle put pour que M. de la Mognon crut que cela venait d’ailleurs, mais enfin nous savons assez la main d’uù procédait ce bienfait. Voyez, dit après cela M. de Maison-Neuve à Mile Mance,

une belle ratification de vos 22,000 livres ; l’illustre et charitable !

fondatrice, Dieu la bénisse à jamais. Voilà ce que j'avais à dire à son sujet ; mais parlons maintenant d'une bonne fille que j'amène, nommée Marguerite Bourgeois, dont la vertu est un trésor qui sera

un puissant secours au Montréal ; au reste cette fille est encore un M

fruit de notre Champagne qui semble vouloir donner à ce lieu plus que tous les autres réunis ensemble.

Cette fille est une personne de bon sens, de bon esprit, qui ayant passé jusqu’à 18 ou 20 ans sans vouloir approcher de la congrégation de Troyes, crainte de passer pour bigotte, quelque sollicitation qu'on luien fit. Dieu lui ayant donné ensuite une forte pensée de voir comme on y fesait, elle y remarqua si bien la solide vertu qu’on pratiquait, qu'elle s’y envola d’une si bonne manière, qu'y marchant à grands pas, elle fut bientôt élevée à la préfecture, où on l’a continué douze ou quinze ans à cause du grand avancement qu’on avait vu sous sa conduite, encore qu'une pareille continua. tion ne soit jamais faite aux autres. Enfin, cette bonne fille ne se contentant pas de demeurer comme elle était, et voulant être réligieuse, elle souhaiïita d’être carmélite, et son père se résolut de faire tous ses efforts pour la doter, afin de lui donner ce contentement, parce qu’il ne lui pouvait rien refuser. Mais en ce temps une congréganiste qui avait une forte pensée pour le Canada, vint la trouver et lui dit fortement qu’il ne fallait pas qu’elle fut religieuse, mais qu'il fallait aller toutes deux servir Dieu dans la Nouvelle-France. Là-dessus elle la tourna tant et de tous côtés, qu'à la fin elle l’obligea d’en parler à la supérieure de leur congrégation qui étant une bonne religieuse, laquelle avait soin de toutes ses congréganistes externes, dont Marguerite Bourgeois, vulgairement nommée la sœur Marguerite, était préfette, car Dieu permit que cette supérieure fut la propre sœur de M. de Maison-Neufve auquel elle dit tout ce qui se passait dans l'esprit de sa préfette. M. de Maison-Neufve ne l’eut pas plus tôt su qu’il désira de la connaitre, ilne l’eut pas plus tôt connue qu'il souhaita de ne pas perdre un aussi illustre trésor! il fit tout ce qu’il put pour le conserver. Enfin, elle résolut de passer et de venir cette présente année avec tout ce monde que M. de Maison-Neufve amenait, où elle n’a pas reçu

jan, lui disant ompagnie du

monde pour!

eufve ; elle fit e cela venait | procédait ce à Mille Mance,

cet charitable !

avais à dire à que j'amène, résor qui sera est encore un

àce lieu plus!

rit, qui ayant la congrégae sollicitation forte pensée à solide vertu nanière, qu'y réfecture, où l'avancement lle continuane fille ne se lant être rélise résolut de ce contenteen ce temps Canada, vint "elle fut relidans la Nous côtés, qu'à congrégation de toutes ses vulgairement | permit que feufve auquel fette. M. de la connaître, as perdre un server. Enfin, > avec toutce n'a pas reçu

HISTOIRE DU MONTREAI.. 57

une médiocre peine, car y ayant eu quantité de malades, elle les a

tous servis en qualité d’infirmière avec un soin indicible, non seulement sur la mer mais encore à Québec. Mile Mance ayant appris quelle était cette fille, commença à la caresser, et je dis beaucoup, en quoi elle avait bien raison, et qui se manifesta assez par les grands services qu’elle a rendus depuis à Dieu et au Montréal, surtout dans les instructions qu’elle a faites aux personnes de son sexe, à quoi elle a travaillé depuis incessamment et avec tant de profit que plusieurs autres bonnes filles se sont rangées auprez d'elle afin de la seconder, avec lesquelies depuis plusieurs années elle a fait ici un corps de communauté, laquelle a été depuis autoisée par lettres patentes du Roi ; ce que j’admire ici dedans est que ces filles, étant sans biens, soient si désintéressées, qu’elles euillent instruire gratis et font beaucoup d’autres choses de cette manière, et que néanmoins par la bénédiction que Dieu verse sur e travail de leurs mains, elles aient sans avoir été à charge à per- Hponne, plusieurs maisons et lettres en valeur dans l’isle de Montréal, et que cette bonne sœur en divers lieux, vienne de faire comme lle a fait, un voyage de France de deux ans, dans lequel, sans amis i argent, elle a subsisté, obtint ses expéditions de la cour, et evenue avec 1? ou 13 filles dont il y en avait bien peu qui eussent de quoi payer leur passage. Tout cela est admirable et fait voir la ain de Dieu. Mais laissons là cette bonne fille, puisqu’aussi bien e que nous disons de ce dernier voyage où elle a apporté ses atentes ne fait que de s’accomplir et n'appartient point à l’année dont nous traitons. Disons plus tôt que tout le monde que M. de

aison-Neufve amena cette année, étaient de bons et braves gens dont la pluspart a péri pour le soutien et défense du pays. M.de St. André eut l'honneur de lever ce monde sous M. de Maison-

eufve, dans les provinces d'Anjou, du Maine, de Poitou, de Breagne qu'il avait été désigné pour cet effet. Ce qui nous reste ujourd’'hui de ces gens-là, sont de fort bons habitants dont le nom era, je l'espère, mentionné dans le livre de vie pour la récompense de leurs bonnes actions. Si la manière d'écrire les histoires me permettait de les nommer tous, je les nommerais joyeusement, barcequ'il y en a bien peu qui n'aient mérité leur place dans cette elation, mais puisque le discours historique ne m’accorde plus ette liberté, ils m'excuseront si je ne le fais pas, aussi bien cela ne ur produirait qu'un peu de fumée qui pourrait obscurcir la Juste récompense qu'ils en attendent de celui pour qui ils ont traaillé, Enfin M. de Maison-Neufve ayant raconté toutes ces choses L Mile Mance, et ayant laissé quelques jours ses soldats rafraîchir, emanda deux barques pour les monter au Montréal, dont celle de

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Mile Mance monta la première. Mais il y eut bien des difficultés à faire marcher ses soldats, d'autant qu’on ne voulait pas les laisser aller sans que M. de Maison-Neufve dit qu'il les voulait avoir et qu’ils avaient trop coûté à la compagnie du Montréal pour en laisser

aucun après lui ; ayant un poste aussi dangereux que celui qu'il &

avait à défendre, ce qu’il y avait de plus fâcheux en ceci était qu’on lui devait fournir des barques, et on ne lui en voulait point donner. À la fin il en trouva, et après avoir envoyé tout son monde, ! il les suivit, ne voulant aller que le dernier de tous pour ne laisser personne après soi.

DE L'AUTOMNE 1653 JUSQU'A L'AUTOMNE 1654 QUE LES VAISSEAUX PARTIRENT DU CANADA.

Aussitôt que les troupes de l’an précédentfurent arrivées, on commencCa à travailler de faire l’église de l'hôpital et accroître ses bâti ments, on réussit si bien à l’un et à l’autre que tout se fit avec diligence,M.de Maison-Neufve n'avait amené que de bons hommes pleins de cœur et d'adresse à faire ce que son cœur commandait. La nécessité de ces travaux, n’empêcha pas M. de Maison-Neufve de donner la permission à ces gens-là de se marier, à quoi donna un bon et heureux exemple le sieur Gervais, lequel a aujourd’hui une famille fort nombreuse qui a le privilége de marier avec le bas âge la vieillesse des mœurs ; c’est une famille de condition et de bonne odeur à tout le pays où la richesse de la vertu prévarit celle des biens de ce monde. Les bâtiments, la culture des terres et les mariages, n’empêchaient pas qu’en ce lieu, on se tint si bien sur ses gardes, que les ennemis y avaient bien de la peine à nous y insulter. Nous commençâmes dès lors à leur imprimer une cer. taine frayeur qui leur empêchait de s’avancer si avant dans nos desseins qu’ils le faisaient autrefois. Ce qui donna la liberté à Mile. Mance de se retirer un petit printemps à l'hôpital qu’elle avait été obligée de quitter depuis quelques années et dont depuis elle n’a pas été contrainte de sortir pour la crainte des ennemis, qui l'y ont laissé jusqu'à présent en paix, afin de bénir Dieu qui luia donné l'inspiration de contribuer comme elle a fait au secours de l'an dernier, où en sacrifiant une partie elle avait aidé à sauver le total, non seulement du Montréal, mais aussi de l'hôpital et de tout le pays ensemble. Qui sait la désolation où il était lorsque ce

1 M. de Maison-Neufve parait avoir amené en 1653, plus de 100 soldats recrutés en France.

difficultés à

s les laisser M lle donna le 22.000 livres afin de faire venir ce secours, il est vrai

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secours arriva par M. de Maison-Neufve, ce qui est à remarquer ici iedans, est que si elle acheta trop cher la terre en faveur de laquelle

ue ni M. de Maison-Neufve, ni MM. du Montréal n’en ont paru profité, qu'il n’y a eu que le public, et que Mlle. Mance qui a agi avec autant de prudence que le marchand dans le danger, qui, “jette prudemment une partie de ses denrées pour sauver le reste ; ce que on peut direavec vérité, c’est qu'il a plus coûté à Messieurs Wu Montréal, qu’à personne en cette affaire, et que partant au lieu d'avoir nui, ils ont profité aux pauvres et à tous généralement.

DE L'AUTOMNE 1654 JUSQU’A L'AUTOMNE 1655, QUE LES VAISSEAUX PARTIRENT DU CANADA.

4 Get automne outre plusieurs combats qui se rendirent ici, il y “en à eu un qui fait connaître que les Iroquois sont bien faciles à 4 urprendre et qu’il faut bien être sur ses gardes pour n’en être “point attrapé, ayant la guerre contre eux : voici le fait. Un parti de ces barbares se cacha dans les déserts à l'ombre des souches qui

étaient, lorsque nos gens allaient au travail ; or comme il fallait toujours être sur ses gardes, nos Français mirent une sentin Île du côté d'où l'ennemi était à craindre; cette sentinelle étant postée, monta sur une souche afin de mieux découvrir, et comme la souche était un peu grosse, cela lui donnait moyen de se tourner antôt d’un côté, tantôt de l’autre, afin de voir ce qui se passait dans la campagne et s’il n’y avait point d'ennemis ; or à mesure qu'elle tournait la tête d’un différent côté un certain Iroquois Bavançait toujours de souche en souche, quand la sentinelle gardait vers le lieu où il était, il ne branlait pas, si elle regardait leurs, il s’'approchait incontinent autant qu'il le pouvait sans faire découvrir ; enfin le renard vint si près du mal-perché, ue tout d’un coup sautant sur lui, il le prit par ses jambes sur ce bois où il était monté, soudain il le chargea sur ses épaules et Penfuit avec ce fardeau tout de même qu’un voleur emporterait n mouton ; ilest vrai que ce prisonnier criait plus haut et se -débattait d'une autre manière, enfin cet innocent voyant après otre bien débattu que ce sauvage était fort, il se laissa porter fans réjimber davantage à la boucherie où il fut bientôt payé de son peu de précaution à découvrir, rien de plus étonné que nos Bcrs lorsqu'ils entendirent leur brebis bèler et le loup l'emporter, on voulait courir sur cet épervier et lui faire lâcher prise, mais il ut bientôt secouru par un nommé La Barique qui commandait

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