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RÉVOLUTIONNAIRE EN RUSSIE J(j
représentants révolutionnaires de Pétersbourg et de Moscou.
La propagande dans l'armée donna des résultats inespérés. Quand l'affaire fut bien engagée, les conjurés publièrent dans le Kolokol une proclamation aux officiers russes, les appelant à la lutte contre l'ordre politique existant ; proclamation qui se terminait par ces paroles : a Nous qui allons à la mort, nous vous saluons ! »
Dénoncés par le frère d'un des conjurés, Slivitzki, 'les principaux d'entre eux furent arrêtés. Quelques-uns furent fusillés, entre autres le frère du dénonciateur ; les autres envoyés aux travaux forcés en Sibérie, ou condamnés à la prison. Quant au délateur il demanda pour récompense d'être versé dans un des régiments de la garde, mais malgré toute la pression des autorités, dans aucun régiment les officiers ne voulurent l'accepter parmi eux.
Dans le soulèvement des paysans des régions de la Volga là aussi nous voyons travailler en commun les révolutionnaires russes et les révolutionnaires polonais. Le but était d'attirer les troupes russes de la frontière occidentale, pour faciliter le succès de l'insurrection polonaise. instigateurs de cette affaire voulurent employer La méthode qui, jadis, avait si bien réussi au fameux Pougatchev, c'est-à-dire lancer un faux manifeste de L'empereur, Ce manifeste devait promettre : i° aux paysans, tontes les terres, sans aucune redevance; 2° à la population, le droit d'élire les autorités provinciales ; 30 l'abolition du service militaire; 40 le licenciement des soldats, auxquels l'I donnerait des terres. Les fonctionnaires s'oppo > La
réalisation de ce prétendu manifeste impérial, La population devait se révolter contre eux. Nous verrons dix ans plus tard le révolutionnaire1 Stefanovitch appliquer La même méthode, non sans succès, dans Le gouveruemenl Tchernigov.
Cette affaire du faux manifeste échoua rounne la \ cédente du fait d'une dénonciation dont l'auteur était
HISTOIR1 DU MOI \ M
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