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décimée, était cependant encore vivante et prête à la lutte ; 3° de changer de tactique, et au lieu dt- la propagai pacifique, purement passive, de passer à L'offensh Comme résultat pour le premier point, les évasioi cèdent aux évasions. Mychkine, le héros du pu ><ès des I organise l'évasion de Tchcrnychevski et n'échoue que un hasard malheureux. Il était aidé dans cette tâche Lopatine, le même qui avait fait évader Lavrov. Le prince Kropotkine s'enfuit de l'hôpital militaire N en
plein jour, devant une foule de plusieurs milliers de sonnes. Au moment de son arrestation, Kropotkin été mis au secret dans la forteresse de Pierre et Paul
(i) Dans ses Souvenirs révolutionnaires, le prince Kropotkin.; a fait de cette célèbre forteresse une description remarquable d >nt n ms détachons les lignes qui suivent : « Ainsi j'étais dans la forteresse de Pi( et Paul, où, au cours des d?ux derniers siècles, périrent les meilleures forces russes. Son nom même se prononce à voix basse. C'est la que Pierre Ier fit subir la torture à son fils Alexis et le tua de sa propre main. C'est dans ce cachot, où l'eau pénétrait pendant les inond kti que fut noyée la princesse Tarakanovna (fille adultérine de Catherine 11 et d'Orlov). C'est là que le terrible Munnich torturait ses adversaires politiques et que Catherine II ensevelissait vivants ceu\ qui n'approuvaient pas le meurtre de son mari. Mais depuis Pierre [•*, pendant cent soixante-dix ans, les annales de cette immense bâtisse de pierre, qui se dresse sur la Neva, en face du Palais d'Hiver, ne parlent que meurtres, de tortures, d'hommes ensevelis vivants, condamnes a la mort lente ou amenés jusqu'à la folie dans les cachots humides et ■ C'est là que les décembristes, qui ont les premiers LéplO] drapeau de la république et de l'émancipation des serfs, ont eodui commenc -ment de leur martyre. < )n peu retrouver leurs t maintenant dans la Bastille russe. L\ ont 61 tchenko, Dostoievski, Kakounine, Tchernychevski, ! d'autres de nos meilleurs écrivains. Là, on 8 tortue e1 pendu Kai Là, quelque part, dans le ravelin d'Al ona, était enfermé N '
et l'on dit que dans ce même ravelin quelques pei s >n:i<-
à vie, sur l'ordre d'Alexandre II, parce qu'elles * onnaissent d H ^r
de la Cour qu'elles ne devraient pas connaître.
«Toutes ces ombres se dressaient s mon imagination
pensées s'a uvl aient surtout su. Bakounine. Liv
russe après être resté deux ans dans les prisons autrichiennes, attaché
à une chaîne fixée au mur, il avait été enfermé si \ ans dans le d'Alexis d'où il était sorti, après l.i mut «lu despote de 1er, pi gique que beaucoup de ses eam.ua. les déni lia supporté tout cela, m- disais-je, et mu I l
la prison ! »
HISTOIR] ni
ment Inquiet il« l'influence que pourrait avoir as la I tie, à laquelle appartenait K
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• -m de lui un mot de ode i!' \ on lui
luleli grand-duc Nicolas Nicolaievitch, nt vain s, Kropotkine i inébranlable dan volutionnain
I toml U fut transféré à l'hôpital Nicol
t'il a dô i Ite en détail dans R is seulement qu'il fut suri
.• W( Imar, il<»nt le cheval, Barbare, [ueur de plusû ors courses, lui permit ■ l< aussi l'évasion de la prison d< !
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d'ébriété, les conjurés ne buvaient plus d'alcool, et d les villages où ils étaient en majorité on avail fei débits. N'était-ce pas une preuve évidente de la gravité du mouvement. Mais comment pénétrer le mystère ? perquisitions faites au hasard ne donnait nt aucun résuit Enfin, par une dénonciation formelle d'un initié, la police put saisir le fil et connaître les noms des conjurés. Leur nombre dépassait trois mille, et le complot, organisé militairement, s'étendait sur plusieurs provinces. Le de l'insurrection devait être donné à la fête la plus proche ; et toute cette organisation remarquable avait ét< huit mois par un seul homme, Jacqm Si fanovitch. Il avait imaginé un plan extraordinaire par la hardi' l'effronterie, la grandeur, en l'absence de tous principes moraux. Ce plan consistait à soulever le peuple contre l'ordre existant et l'empereur lui-même, au nom de l'empereur. Stefanovitch avait composé un manifeste impérial secret qui appelait le peuple à la révolte générale, vu l'impossibilité dans laquelle était l'empereur de faire quelque chose, étant asservi parla noblesse et la bureaucratie. « Personne n'avait encore inventé pareille mystification et en même temps une arme aussi puissante pour troubler l'esprit de la masse russe paysanne. Le principe du plan de Stefanovitch — tromper le peuple pour son propre bien et s'appuyer sur la personne de l'empereur même dans un but révolutionnaire rejeté d'une fai absolue par le parti, ne fut plus jamais repris. Mais l'éi gie possède un charme particulier pour les Russes qui comptent si peu d'hommes énergiques. En outn . le plan de Stefanovitch avait ce1 avant i [u'iJ réalisait la première tentative de créer une organisation populaire en se basant non sur les théories générales mais aspirations libérales; celle du district d< [chiguù était la lutte du communisme contre l'individualisme
L'affaire de Telu^uirine ne réussit pas, Stefan ivitch,
ses deux collaborateurs principaux, Deutch et Bokai