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CHAPITRE XIII

LA MORT D'ALEXANDRE II. — LE PROCÈS DU I,r . —

SOPHIE PEROVSKAIA, KIBALTCHITCH, ANDRÉ JÉLIABOV. — LA LETTRE DU COMITÉ EXÉCUTIF A ALEXANDRE III.

Une des premières décisions du parti nouvellement formé, la Narocinaia Volià, avait été L'arrêt de mort prononcé contre Alexandre II. Presqu'immé Liatement les membres du Comité exécutif se mirent à travailler à son exécution. En automne 1879, L'empereur devant retourner de Crimée à St-Pétersbourg, le Comiti 1 1 if

résolut de poser sur le parcours une série de min

Le 18 novembre, Jéliabov, Iakimova, Oklatsky et Tikhonov faisaient exploser une mine au passage du train impérial, près de la station Alexandre» Le lendemain 19, près de Moscou, Haï t manu, Perovskaia, Isaiev et Chiriaiev, faisaient sauter le train de la suit( l'empereur, où, par hasard, celui-ci ne se trouvait ; A St-Pétersbourg, les terroristes entourèrent bientôt l'empereur dans un cercle étroit de pièges, de bomtx de mines. Le 5 février 1SS0, Stepan Khaltourine fai éclater une machine Infernale sous la salle a mar du Palais d'Hiver ; il s'en faillit de peu qu'Alexandre II n'en fût victime. Le t6 août, nouvel attentat man au moyen de mines posées sous le pont Kameny, attentat organisé par Jéliabov et Teterka. Enfin L'hiver e88o-i88i, les Narodovoltzy travaillaient, dans La fromagerie de Kobyzev (i).à la pose d'une min is la

rue Petite Sadovaia. et . en même te;

(1) Sous ce nom se cachait lr révolutionnaire bk 1 Bogdai

et, passant pour sa femme, habitait .iva lui l.i unova.

HISTOIR] DU MOI \

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Iforosoi !1 fallait se hâter. Pas mal de p< :

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Le plan était de placer L'empereur enti u.\.

Alexandre II devait se rendre au mai , à midi, la rue Petite Sadovaia. Là, devait éclater la mine fromagerie. Au cas d'insuccès, les porteurs de boml devaient, coûte que coûte,, se trouver sur 1 de l'empereur. Celui-ci, cédant à L'insistance de La princesse Iurievskaia-Dolgorouki, son épouse morganatique, évita la Petite Sadovaia (i). Ce changement d'itinér; fut aussitôt remarqué de Perovskaia qui alla prévenir les porteurs de bombes apostés aux deux extrém de la rue et les envoya au Canal Catherine <>ù Qs d< attendre le retour de l'empereur du Manège. 11 él deux heures un quart. Depuis plus d'une heure Les conjurés arpentaient le quai du canal, risquant d'atl l'attention de la police et d'être arrêtés. Mais voila se montre la voiture de l'empereur. Perovskaia, qui n'avait pas de bombes et s'était chargée de prévenir camarades, fait le signal convenu. Des mains de!

autres: « Alexandre II peut mourir, ses jours sont comptés. Moi ou un autre porterons le coup décisif, qui aura un retentissement farmida h dans toute la Russie et se répercutera dans le coin le plus recule". L'avenir prochain nous le montrera. 11 mourra et avec lui nous, ses ennemis, ses meurtriers. C'est nécessaire pour U cause de la ' Et il terminait son testament par ces paroles : «Je ne pourrai pas prendre part dans la lutte suprême. Le sort m'a destiné de péri] a\ ant et je ne verrai pas la victoire. Je ne vivrai ni un jour, ni une heure à l'époque lumineuse du triomphe, mais je considère avoir fait pu ma mort tout ce que je pouvais faire, et personne au monde ne prut es de moi davantage. L'ouvre du parti révolutionnai a a C * les

éléments incendiaires déjà rassemblés, fetet l'étincelle sur la pou Irr et ensuite prendre des mesures p >ur que l'o n\ re C fflnmant B par

la victoire. »

(i) Des lettres anonymes reçue* au Palais indiquaient

dangereuse p >ur l'empeieur. A la suite .le adressées égale-

ment a la Troisième section, le z6 té\ rie

l'attentat, L'expert du Département delà p '< ls*n*

de gendarmes et d'agents, 61 une perquiaiti d dam la fromagerie Kobyxev, où il ne t: uva rien d'anormal l eotemant ai ■

après qu'on eut informé la police do dépari du y

magerie, qu'une nouvelle perquisitiOD *)US **

chaussée.

HISTOIR] pi Mit\

i de La voiture, une masse grise ►1.1 ■ ten

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• emparé du meurt]

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L'empereur

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n'eut même pas la possibilité de se rendre i

qui arrivait et il faut tenir pour fantai Les n

« historiques »que, le lendemain, Les journaux attribué]

à l'empereur mourant. Alexandre II expira â ti

et demie, dans son palais où il avait ét< mt

encore un souffle de vie.

En même temps que l'empereur était tombé Grimévetzky le corps couvert de nombreux ■> blessun I msporté mourant à l'hôpital il recouvra ses sens pour qu< 1ques instants. A neuf heures du soir, une demi havant sa mort, le juge d'instruction qui se tenail ; de son lit, épiant le moment où il lui serait possibL l'interroger, lui demanda : « Quel est votre nom ? I-

l'ignore » répondit-il.

Dans la capitale, les Cosaques, les troupes, La poli allaient d'une place à l'autre. Le gouvernement craignait une insurrection. Par ordredu Préfet de police, Les agents parcouraient les rues, exigeant la fermeture des d< et des restaurants. Le public stupéfait, énervé, s'attroupait autour des lanternes pour lire Le premier communiqué du gouvernement écrit par Loris-Melikov, qui débutait par ces mots malencontreux : a La volonté du Pieu Tout-Puissant s'est accomplie. Dieu a voulu rappeler à lui le monarque bien-aimé

Le soir, dans les réunions privées e1 dan- le-' ons,

il n'était question que du grand événement de La joun et <le ses conséquences possibles. Plusieurs Littéi Mikhailovsky entre autre-, escomptaient des conc< considérables de la pari du gouvernement. Les révolutionnaires, en général, n'étaient pas sî optimi ' toutefois ils s'attendaient a des troubli - popula -uvant

entraîner de grands changements politiqu te

Comité exécutif de La Narodnaiâ Volia, ayant au nouvel empereur quelques jours de répit, pai : pour sa douleur filiale, Le 1 2 mars, lui adri Lettre, qu'on Lira plus Loin,

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