‹ Histoire du mouvement révolutionnaire en RussieChapitre 4 sur 45 · I « MI1I · texte numérisé non relu

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nalitésde l'empire russe: «... Son but est de répandre l'idée de l'unité slave et de la future fédération des peuples slaves sur la base de l'entière liberté et autonomie des peuples. La religion doit être absolument libre, et toutes les confessions doivent avoir les mêmes droits. La langue russe, comme étant la plus répandue, doit -être considérée comme la langue officielle. On propose d'introduire l'instruction obligatoire, d'abolir le servage et tous les privilèges, de supprimer la peine de mort et les châtiments corporels... On envisage que, dans l'avenir, tous les peuples slaves se joindront à la Russie pour former avec elle une fédération. »

La Russie devait être divisée en Etats nord, nord-est et sud-est ; deux Etats sur le Volga, deux dans l'Ukraine, deux en Sibérie, un au Caucase. La Russie blanche devait former un Etat à part, ainsi que la Pologne, la Bohême, la Moravie, la Serbie et la Bulgarie. Une partie de la Galicie devait être jointe à la Pologne, l'autre à l'Ukraine, etc. La Chambre des députés devait siéger à Kiev ; le pouvoir central devait appartenir à un Président de la République, élu pour quatre ans. Pour la défense des frontières, on proposait de créer une armée régulière, mais peu nombreuse, chaque Etat devant avoir une milice.

La police de Nicolas Ier ne découvrit jamais ce projet, dont parle Kostomarov, autrement il est plus que probable que lui et ses amis eussent été exécutés. La Confrérie fut dissoute et ses membres arrêtés à la suite d'une dénonciation les accusant de « propos libéraux ».

Sous Nicolas Ier le mouvement révolutionnaire était encore en embryon, cependant l'esprit de révolte se manifestait par des insurrections paysannes fréquentes que, tout le temps de son règne, Nicolas Ier eu1 à réprim et dont on ne compte pas moins de quatre cents dans différentes régions de la Russie.

Mais, sauf le procès des Décembristes, il n'y eut sous, son règne qu'un autre grand procès politique, en [849,

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humain et, par suite, le bonheur... » « C'est sans doute dans le but de produire un mouvement général, concluait la Commission d'enquête, que nous trouvons réunies ici des personnes appartenant à toutes les classes de la société : gentilshommes, marchands et même artisans. D'ordinaire les conjurations réunissent des personnes plus ou moins proches par leurs situations sociales. C'est ainsi que dans celle de 1825 ne participaient que des gentilshommes, principalement des militaires. Ici, au contraire, à côté d'officiers de la garde, de fonctionnaires du Ministère des Affaires étrangères, on trouve des étudiants, des peintres, des négociants, des artisans et même des marchands de tabac. »

La seule accusation contre les Petrachcvtzy était donc la propagande des doctrines socialistes, celle de Fourier, en particulier. C'était le premier procès politique où les inculpés n'étaient accusés que de propagande. Nous verrons plus loin que, pendant près de quinze ans, de 1861 à 1875, cette accusation fut la seule portée contre les révolutionnaires, et c'est le crime de propagande pacifique qui valut à un si grand nombre la déportation en Sibérie, les travaux forcés, et parfois même la peine de mort.

Sept des Pêtrachevizy furent condamnés à mort, parmi lesquels Th. Dostoïevski; cinq étaient acquittés, les autres condamnés à la déportation et la plupart aux travaux forcés. Les sept condamnés à mort étaient déjà au | de l'échafaud quand on vint leur annoncer que leur peine était commuée en celle des travaux forcés. C'est en ententant la lecture de. cette sentence que Dostoievski eut sa première crise d'épilepsie.

Une dizaine d'années avant La mort de Nicolas Ie1 février 1855) un événement s'était produit qui grande influence sur tout le mouvement révoli ire

russe : en iN.f(\ l'écrivain rlertzerj avait 1 à L'étr

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