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Mais dans ces troubles universitaires la question de l'enseignement n'était pas seule en cause, des revendications politiques se faisaient entendre, et les Polonais qui déjà se préparaient à leur insurrection de 1863, y prenaient part.
La situation du gouvernement, à la fin de 1861, était très difficile. Les proclamations, les arrestations parmi les littérateurs, les désordres universitaires, les troubleagraires qui accompagnaient l'émancipation des paysans, le mouvement des Polonais, l'extension de l'émigration, favorisée par eux, les désordres graves de Varsovie, l'agitation générale dans les classes intellectuelles et enfin le courant de caractère nettement constitutionnel dans la noblesse, le gouvernement devait faire face à tout cela. Il avait à choisir entre les concessions ou la réaction impitoyable. C'est à celle-ci que le gouvernement s'arrêta.
Les proclamations se multipliaient. Dans l'une, adres^ « A la jeune Russie » (1862), il était question de la République russe sociale-démocrate et, pour la première fois, de la terreur comme moyen de lutte. Une autre, intitulée Zcmskaia Douma, insistait sur la nécessité de la convocation des représentants du peuple ; une autre encore s'attachait surtout à la question polonaise. Le colonel Krassovsky lançait une proclamation aux soldats de son régiment, où il les adjurait de ne pas tirer sur le peuple si le gouvernement les envoyait réprimer des désordres. Dans les nombreuses proclamations concernant la ques tion polonaise, dont la plupart ont été publiées par A kol, toujours on insiste sur la nécessité ^le l'indépendance des nationalités qui composent la Russie, et L'une d'elles,
adressée « Aux officiers russes eu Pologne préconise l formation d'une république Eédérative.
A ces proclamations, Le gouvernement répondait | des arrestations. 11 faisait fermer la bibliothèque d<
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