‹ Histoire du movement religieux et ecclésiastique dans le canton de Vaud (volume 2)Chapitre 46 sur 173 · MOL'VEM. RELIG. IV · texte numérisé non relu

MOL'VEM. RELIG. IV

des travaux bien faits et d'un haut intérêt. Le premier renfermait certainement les conditions d'une amélioration sérieuse de l'église nationale, et le point capital, la participation des laïques à l'administration de l'église, était une innovation heureuse autant que hardie1.

A peine le projet de loi était-il sorti de presse, que paraissait une brochure destinée en entier à le combattre. Parmi les jeunes ministres qui s'étaient rencontrés au Faucon avec M. le pasteur Bauty, se trouvait, nous l'avons dit, M. Ant. Curchody pasteur de Longirod. Cédant à une invitation qui lui était adressée par l'homme le plus en vue dans la réunion, il se mit à l'œuvre, et en novembre 1837 lança ses Observations sur le projet de loi ecclésiastique2.

Dès le début, M. Curchod place la question sur son vrai terrain : « Il est assez important, dit-il, de ne jamais perdre de vue que toute cette discussion n'a pour objet que l'église visible et non l'église invisible ; c'est le seul moyen de prévenir une confusion d'idées qui a été la source d'un grand nombre de difficultés et d'erreurs dans les questions relatives à l'organisation ecclésiastique. » Il ne s'agit donc pas ici de faire des théories sur l'église et de partir d'une conception

1 « .... Les lois sur le collège et l'académie ayant passé au grand conseil, l'attention générale se porte maintenant sur le projet de loi ecclésiastique. Une commission, nommée par le conseil d'état, a fait un projet qui fait de l'église une sorte de démocratie mitigée, et crée des conseils généraux de paroisse, des classes et un synode général, outre quelques autres rouages intermédiaires. Il introduit les laïques dans le gouvernement de l'église. Le parti pasteur, M. Bauty en tête, s'est ému et a préparé un contre-projet. Le conseil d'état ne sait à quel saint se vouer et pense, dit-on, à consulter le clergé. En attendant, on discute, on se fâche et défàche, et je ne sais pas trop comment tout cela doit finir. » (Lettre de M. S. Chappuis à M. Henriod, proposant à Neuchâtel. Lausanne, 27 décembre 1837.)

* Lausanne, Ducloux. 63 pages.

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