CHAPITRE
i les églises ne doivent être composées que de ceux qui paraissent croyants. » Les noms de saints et d'élus étant donnés aux membres de l'église chrétienne, comment ces derniers seraient-ils de simples professons ? Art. 3. Différentes manières dont la Parole de Dieu emploie le mol église, soit au singulier, soit au pluriel. Art. 4. Le Seigneur a-t-il laissé des ordonnances pour gouverner son église ; ces ordonnances sont-elles pour tous les temps et pour tous les lieux? A cette double question, Rochat répond affirmativement. C'était protester contre la thèse fondamentale des Recherches de M. Bost, et Rochat, en reproduisant celte thèse, lui opposait 1 Tim. III, 14, 15. Pour l'auteur des Aperçus, « l'Ecriture établit formellement que les directions données pour régler l'église sont des commandements du Seigneur, et que ces commandements sont donnés pour tous les temps et pour tous les lieux l. » Art. 5. Tout, dans les institutions et la marche de l'église, est-il fixé par des ordonnances positives du Seigneur? Non î répond Rochat, mais si l'on demande encore: Que faut-il faire dans le cas où l'on ne trouve rien de fixé dans la Parole? il faut, dit-il, se déterminer pour ce qui paraît être le plus conforme à l'esprit de la Parole et le plus convenable aux lieux, aux temps et aux circonstances où Ton se trouve. Art. 6. Les chrétiens sont-ils tous d'accord sur les choses fixées dans la Parole relativement à la marche de l'église ? S'ils ne le sont pas, comment doivent-ils se conduire quant aux points sur lesquels ils diffèrent? Art. 7. Tableau abrégé des règles que le Seigneur a données dans sa Parole pour le gouvernement de son église. Ces règles sont classées sous seize chefs différents et rappellent en abrégé les directions contenues dans Y Essai de M. Guers. Art. 8. Quelques observations sur le retranchement de l'église, communément appelé excommunication, et réponse à quelques fausses imputations au sujet
* Aperçus, pag. 105.
de notre séparation. A cause des fâcheux souvenirs qu'il réveille, Rochat n'aime pas le mot excommunication; il pense qu'on a fait, en l'employant, beaucoup de mal ; il voudrait donc le remplacer par l'expression retranchement, qui s'appliquerait à l'église d'abord et non pas seulement ni premièrement à la cène. Il va sans dire que Rochat maintient le droit de l'église sur ce point. Toutefois, n'ayant pas la prétention de ne prendre la cène qu'avec des élus, il n'affirme pas que le retranchement atteigne toujours son but. Il faut bien admettre qu'il y aura toujours quelque ivraie parmi le bon grain, et Rochat l'admet si bien, qu'il repousse l'accusation, fréquemment lancée contre les dissidents, de vouloir composer des églises qui ne renfermeraient que des hommes réellement élus pour la vie. Il n'en est pas moins vrai que la Parole ordonne d'ôter le méchant manifesté. Art. 9. Un chrétien est-il libre de ne faire partie d'aucune église? Nullement! C'est un devoir absolu pour lui que de se joindre à une église fidèle. Le contraire serait la ruine de l'église. Pour Rochat, la notion nette et simple de l'église est qu'en chaque lieu celle-ci se compose de tout ce qui est né de Dieu, réuni et organisé en un corps, autour de la Parole, pour marcher dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du Seigneur. Art. 40. Dans quel but Dieu a-t-il établi son église sur la terre, et par quels moyens doit-elle chercher à l'atteindre? Ce dernier article est fort long. Il se compose essentiellement d'exhortations adressées aux fidèles séparés. A en juger par ces pages, le livre des Aperças semblerait avoir été destiné à maintenir et à fortifier plutôt qua convaincre ou à réfuter. Du reste, quoiqu'il représentât assez fidèlement les principes de la dissidence du réveil, il ne fut pas positivement accepté comme l'expression officielle de ces mêmes principes. 11 existait chez les dissidents des divergences de vues sur plusieurs points, et même des nuances assez nombreuses. Reaucoup trouvaient Rochat trop absolu dans sa conception de l'église, mais ils n'au-