CHAPITRE VII
Seconde phase du procès : jugement du conseil d'état et démission des ministres.
Que fera le conseil d'état? — Le jugement du 3 novembre. — Conséquences delà loi de 1839. — L'évêque de l'église vaudoise. — Les caractères propres du ministère de celte église. — Position du clergé. — Son isolement au milieu du peuple. — Les pasteurs condamnés font leurs adieux à leurs paroisses. — L'assemblée du clergé, le 11 et le 12 novembre, à Lausanne. — L'acte de démission. — Appréciations diverses : le Nouvelliste vaudois; M. Vinet. — Causes directes de la démission du 12 novembre. — Le nœud de la question. — Le peuple et le clergé. — Comment le peuple comprenait la question des ministres.
Le jugement des classes devait, semble-t-il, être sans appel. Le conseil d'état pouvait-il légalement le modifier? Les vrais amis de l'église nationale, que l'unanimité des classes avait
1 Cette accusation se trouve en particulier dans une lettre que M. Meylan, de Perroy, adressa quelques jours après au Nouvelliste vaudois (N° 88, 4 novembre), afin de justifier son vote de minorité en classe. M. Meylan appelle carrément le conseil d'état: Vévéque de Xéqlise nationale du canton de Vaud. Il accuse ses collègues de désobéissauce coupable et combat leur décision comme entraînant la séparation de l'église de l'état.
1 Baup, Précis des faits, etc., pag. 35.