CHAPITRE II
absence dans certaines âmes, que celles-ci fussent, par cela même, hors de Christ *\
Quoiqu'il en soit de ces nuances, on doit avouer que le réveil, en insistant beaucoup sur le dogme, a donné contre l'écueil de l'intellectualisme, et, par une conséquence logique, de la fausse assurance du salut. — Même dans la première phase du réveil, on a trop souvent débuté par cette question : Avez-vous l'assurance de votive salut? — On a ainsi confondu la persuasion que l'on peut faire naître humainement dans un esprit par le raisonnement, avec le témoignage intérieur du Saint-Esprit. — En adoptant ainsi, comme d'obligation divine, certaine méthode trop arrêtée, trop tranchée, trop déterminée dans l'appel des âmes, on courait le risque de faire quelquefois des chrétiens de paroles et de prendre pour la piété, certaine facilité à répéter telle exposition systématique, ou tel langage de convention, tel argot qui a toujours eu et aura toujours de grands inconvénients.