‹ Histoire du movement religieux et ecclésiastique dans le canton de Vaud (volume 5)Chapitre 7 sur 215 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

sentés dans sa première défense, sur sa séparation d'avec l'Eglise nationale, sur ce que la loi du 20 mai ne lui était pas applicable, sur l'affaire de la jeune B., sur les instructions bibliques qu'il donnait, etc. Rochat dit qu'une minorité du clergé prêche le pur évangile et reste, à tort selon lui, dans l'église nationale; mais il récuse la majorité du clergé, parce que celui-ci s'est montré, dès l'origine, le plus amer ennemi du réveil et l'accusateur des chrétiens devant l'autorité supérieure, ensuite parce qu'il n'est plus dans la foi des pères. Il démontre ce dernier point parle changement des liturgies, par le remplacement du catéchisme d'Heidelberg (ou de Berne) par le petit catéchisme d'Osterwald, parla falsification de la confession helvétique. Il faudrait une dispute publique pour montrer qui prêche la saine doctrine et qui ne la prêche pas! Rochat déclare qu'il ne se souvient pas que jamais, dans l'auditoire de théologie, il ait entendu mentionner la confession de foi helvétique. On ne la connaissait pas du tout étonne la lisait pas même avant d'être consacré.

Le domicile de Rochat ayant été envahi et sa vie mise en danger, celui-ci énonce l'opinion qu'en suivant la marche adoptée vis-à-vis des chrétiens, on en viendra à des meurtres et à des massacres. Il termine son discours par une exhortation énergique adressée aux magistrats et à l'assemblée elle-même.

Le tribunal d'appel, lié par la loi plus peut-être encore que par les sentiments individuels de ses membres, si l'on en excepte toutefois son président, prononça un arrêt ensuite duquel Ch. Rochat était banni du canton pour un an et condamné aux frais du procès.

MOUVEM. RELIG. If.

Page 1