CHAPITRE XVII
La Correspondance fraternelle (1826-1830). Sérieux intérêt qu'elle présente. — Sa valeur comme document historique. — Jour qu'elle jette sur l'état moral et religieux du peuple vaudois. — Nécessité d'une discipline dans l'église. — Le pasteur Lardon. — L'église nationale est-elle vraiment une église T
Un signe non moins intéressant et plus sensible encore des préoccupations que nous venons de signaler est la Correspondance fraternelle qui, de 1826 à 1830, forma entre les pasteurs et ministres nationaux franchement évangéliques un lien précieux.
Les promoteurs de la Correspondance furent MM. Jayet et Brousson. Le premier entama la série des communications par un coup d'œil sur les avantages et la nécessité de communications fraternelles entre ministres du Seigneur, sur le besoin de telles communications dans un temps de réveil religieux. M. Jayet constatait que, jusqu'ici, les ministres avaient été trop