CHAPITRE XII
ligieuses, elles se sont éloignées l'une de l'autre, elles n'ont cependant jamais cessé d'être moralement unies I! ne faut pas se servir ici du mot étranger ; ce serait plus qu'une inexactitude dont notre temps ferait chaque joui' bonne justice. Malgré les différences sensibles dans les caractères , les habitudes , les manières de voir, les Genevois n'ont jamais été des étrangers pour notre pays. Il serait oiseux de s'étendre longuement sur ce point.
Nous avons déjà beaucoup parlé du pasteur Malan. Peut-être, à ce moment, aurait-il été à propos de faire connaître de quelle manière il a agi sur plusieurs des membres du jeune clergé vaudois et par eux aussi, bien qu'indirectement, sur notre piys lui-même Cependant, comme nous verrons M. Malan très mêle aux débats religieux dont notre canton a été le théâtre dès l'année 1821, il nous paraît plus naturel de compléter, à cette date, les détails dans lesquels nous sommes entré précédemment sur le célèbre dissident genevois.