‹ Histoire du movement religieux et ecclésiastique dans le canton de VaudChapitre 165 sur 243 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Un débat à propos d'un rapport de la société biblique. — Faits relatifs à M. François Olivier, suffragant à Penthaz. — Sa lettre à l'académie. — Il est rayé du rôle des ministres.

Tandis que les autorités civiles et ecclésiastiques du canton de Vaud cherchaient, par des mesures sévères, à réprimer le mouvement religieux, celui-ci continuait sa marche, entravée, il est vrai, mais jamais suspendue, et d'autant plus sûre et générale qu'elle rencontrait plus d'obstacles. Jusqu'ici aucun pasteur, que nous sachions, n'était entré en conflit avec les représentants du traditionalisme et de l'autorité absolue dans l'église. MM. Chavannes et Juvet étaient simplement suffragants. Le débat dont nous allons dire quelques mots, engagé par un pasteur, avait pour motif et pour occasion le troisième rapport annuel de la société biblique fondée par Levade.

Le 26 mai 1823, Auguste Rochat adresse, de sa cure de Bière, au professeur Levade, une lettre dans laquelle il lui exprime son chagrin de ce que, dans la conclusion de son huitième rapport, le professeur jette du ridicule dans un ouvrage 'public sur des vérités renfermées dans V Ecriture sainte et dans la confession de foi helvétique. Il s'agissait de la doctrine des peines éternelles, que le rapport attaquait d'un ton peu conforme à celui que requérait une matière aussi grave. Rochat, dans sa lettre, annonce à Levade que, pour parer au mal que son rapport pouvait faire, il va le réfuter par la voie de la presse.

La polémique, ainsi entamée, prend bientôt des proportions

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