CHAPITRE V
A partir de 1829, la société biblique cesse d'émettre des rapports annuels et de provoquer la réunion des assemblées générales. Elle se retire peu à peu de la scène active et se réfugie dans un demi-jour mystérieux.
En 1837, après un silence de neuf années, une petite brochure intitulée : Rapport du comité de bible du canton de Vaud, ou compte-rendu de sa gestion des le 15 avril 1829 au 30 novembre 1836, constate que si la société n'a plus livré de rapport au public, elle n'en a pas moins continué à vivre et à travailler en poursuivant son œuvre. On sent cependant que cette œuvre n'est plus ce qu'elle était à l'origine, et pendant les douze ou treize premières années de son existence. Pour diverses raisons le champ d'action de cette société s'est amoindri, et surtout il s'est partagé entre plusieurs autres sociétés de même nature.
La société biblique fondée en 1814 par Levade vit encore. Qui s'en douterait à l'heure qu'il est! Riche d'un capital considérable qui s'accroît de jour en jour, elle se survit à elle-même sans chercher à réveiller pour elle, dans le public, un intérêt qui s'est porté ailleurs.