‹ Histoire du moyen âgeChapitre 22 sur 114 · Népos (474-475), nommé par Tempereur d*Orient · texte numérisé non relu

Népos (474-475), nommé par Tempereur d*Orient

7. Romulus Augustule (475-476), nommé par son père Oreste. *) Procope, ib, Marcellin, A** 455.

^) Prosper : « Urbem omni praesidis vacuam Gensericus obtenuit, occu-

Les Vandales se bornèrent à piller les richesses de Ronoe pendant 14 jours (A^ 455). Gaiseric en ramena, avec son butin, rimpératrice et ses deux filles. Cependant le roi des Visigoths, Theoderic II, avait proclamé en Gaule comme empereur son ami A vit us, qui se rendit en Italie pour prendre possession de cette dignité*. Mais le Suève Ricimer, qui y remplissait les fonctions de patrice ou régent (456-472), refusa de reconnaître Avitus et proclama empereur le général romain Majorien (A** 457)^, qu'il déposa cinq ans plus tard, pour élever au trône une autre de ses créatures, Libius Severus (A** 461). Les provinces refusèrent de reconnaître ce dernier, et il en résulta une sorte d'interrègne. En Gaule, le gouverneur romain, Egidius refusa l'obéissance au successeur de son ami Majorien et s'assura une indépendance défait, qu'il légua à son fils Syagrius^. En Espagne, les Visigoths avaient recommencé, pour leur compte, la guerre contre les Suèves; Theoderic II, à la bataille de Paramo, vainquit et fit mettre à mort le roi des Suèves, Rechiar^ (A® 456). Les Visigoths se mirent en possession de la plus grande partie de l'Espagne (A° 460). Après Theoderic II, son frère Euric (A** ,466) acheva la conquête de la péninsule, excepté la Galice, où les Suèves avaient repris leur indépendance (A** 468)^. En Afrique, Gaiseric avait rendu la liberté à l'impératrice Eudoxie, après avoir donné en mariage la fille de celle-ci à son fils Huneric. Gaiseric aurait voulu ensuite élever à l'empire l'autre gendre de cette princesse, le sénateur romain Olybrius, et par suite du refus

rente sibi extra porfas S. Leone episcopo : cujus sapplicatio eam, Deo agente lenivit, ut... ab igné tamen et caede atque suppliciis abstineretur. • (À<»455), an qui finie sa chronique. Victor deTunnena, continuateur de Prosper, U.

^) Idace. A® 455; Sidoine, in Avitum; Marins d'Avenches, qui commence A*> 455 où Prosper finit.

«) Procope, VandaL, I, 7. Sidoine, In Majorianum,

3) Priscus, Fragm. ; Idace, (A" 463;; Isidore, Eist, Gothorum. Mommsen p. 280.

*) Idace, A<> 456. Marius, it.

^) Idace, A? 468, c'est Tan qui termine sa chronique.

EMPIRE d'aTTILA. 73

des Romains, il renouvelait chaque année ses descentes sur les côtes de l'Italie \

Pour mettre un terme à cet interrègne, l'empereur d'Orient , Léon, envoya en Italie Anthémius, apparenté à la famille impériale, avec la mission de porter la guerre en Afrique contre les Vandales*. Pour cette expédition, les deux empires d'Orient et d'Occident réunirent leurs forces et armèrent une flotte de de 1113 navires, portant une armée de 100,000 hommes. Nfais Oaiseric, par un stratagème, brûla une partie de cette flotte dans la rade de Carthage et força ainsi les Romains à la retraite (A* 468)^. Ricimer, qui avait épousé la fille d'Anthemius, se brouilla avec celuici et se rallia alors à la candidature d'Olybrius (A* 472) ; il en résulta une guerre civile dans laquelle Anthémius périt^. Ricimer et Olybrius moururent dans le courant de cette même année. Un neveu de Ricimer, le prince burgonde Gondebaud*, lui succéda dans la dignité de patrice et disposa du trône en faveur du commandant de la garde, Glycerius. Mais l'empereur d'Orient, ayant refusé de reconnaître celui ci, envoya en Italie un autre homme de guerre, du nom de Népos (A° 474)^. Le règne de Népos ne fut pas

M Procope. ib. I, 6. Priscus, 10, 11.

*) Théophane; Bnnodius, Yila S, Epiphanii; Epist. \, 7. 3) Procope, ib, ï, 6. Théophane.

«) Fasti Yindobonenses (Ed. Th. Mommsen) p. 306. Paul Diacre, Ei$U rom. 15 : 3-4.

^) Sur ces alliances entre chefs barbares, voici un crayon généralogique :

Walliait419) roi des Visigoths.

X Suéve

X fille

Ricimer,

X fille « Gundioc (f 473),

patrice romain

roi des Burgondes.

Gondebaud,

patricQ romain

•) Malalas; Eyagrius

16; Marcellin (A« 474). Fasti Vindob. ib.

Jordanifl, 45.

plus long que les précédents et ne fut marqué que par la cession de l'Auvergne* aux Visigoths, dont la domination comprenait désormais, avec une grande partie de l'Espagne, toute la Gaule méridionale jusqu'à la Loire. Il ne resta bientôt plus à partager en Occident que l'Italie. Ce fut l'armée elle-même, chargée de la défense de l'Italie, qui en demanda le partage. Le général Oreste, ayant soulevé ses soldats contre Népos (A^ 475), accepta le diadème qu'on lui offrait, pour son jeune fils Roinulus Augustule*. A titre de récompense, les mercenaires germaniques de l'armée réclamèrent alors le tiers du sol de l'Italie et sur le refus d'Oreste, ils se mutinèrent et prirent pour chef un des leurs, le Rugien Odoacre'. Oreste, assiégé dans Pavie, fut vaincu et tué. Son fils Romulus Augustule fut déposé. Odoacre prit le gouvernement de l'Italie, qu'il devait conserver sans rencontrer de résistance (A** 476).

C'est ainsi que l'empire romain s'éteignit sans bruit en Occident. Cet événement mémorable ne changea rien, du moins immédiatement, à la situation des provinces qui en firent partie si longtemps. Il n'en marque pas moins le commencement d'une nouvelle ère dans l'histoire universelle; car, avec cet empire, disparaissait définitivement la civilisation payenne pour faire place à une société nouvelle et meilleure. Il nous reste à considérer l'état général du monde au moment solennel où va s'opérer ce renouvellement.

Etat du monde à l'époque de la chute de Tempire d'Occident.

En Italie, les maîtres nouveaux qui succédaient à la domination romaine, n'appartenaient pas à une nation déterminée. Mais c'était un ramassis de ces barbares de toute nation dont se composaient alors les armées impériales*. Leur chef Odoacre était Rugien; le gros de ses soldats

^) Jordanie, 45. Ennodius, Vita Epiphanii, Sidoine, Epistolae, passim. *) Marcellin (A*»475). Théophane. Candide, Fragm. dans le Corpus By2a.nt. 3) Marcellin (A° 476). Jordanis, 46. Procope, Debello Goth, 1, 1 . Eugippe, 7 Cassiodore, Chronica A^ 476. Ennodius, Vita Epiphanii. *) Supra, p. 35,

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