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CLOVIS ET LES NATIONS GERMANIQUES DE LA GAULE

Textes latins : Scriptores remin Mercfwingtœma (Mod. Pertz, série in-4) : voL I : Grégoire de Tours, Ristoria Francorum; — vol. II : Fredégaire,C7irantca; ADODyme, Liber hUtoriae Francorum; {=Gesta Regum Francorum); Vitae Sanctorum; — vol. III : continuation des Yitae. — Karius d'Avenches, Chronicon de 455 à 581. Ed. Mommsen (Auctores antiq. vol. IL). — Sidoine Apollinaire, cité, p. 67.

Travaux, modernes : Richter, Annalen des frânkischen Reiches» 1873. — Dahn, Deutsche Geschichte (Collection Perthes) vol. L Gotha, 1888; id.iCdni^e, vol. V. — Binding, Dos Burgundisch-romanische KoenigreicA (443-532). Leipzig, 1868. — Hauréau, L'Église et T État soits les premiers rois de Bourgogne, (Mém. Institut 1867). — Knrth, CloviSy Tours, 1895. — Fauriel, Gaule méridionale, vol. II. — Aschbach, Genchichte der Westgothen. Francfort, 3837.

L'histoire des Francs ne commence pas avant l'époque où ils entrèrent pour la première fois en contact avec les Romains, au m* siècle de notre ère*. Ce n'est que plus tard que leurs chroniques nationales cherchèrent à remonter plus haut dans leurs origines et imaginèrent de les faire descendre àes Troyens*. Il faut renoncer à déterminer leur berceau*.

^) Voir supra, p. 52.

*) La plus ancienne chronique qui fait commencer Thistoire des Francs à la prise de Troie, est la Gesta anonyme (ou Liber historiae Francorum), qui fat compilée a St-Denys au vin* siècle, et dont toutes les chroniques franques postérieures dérivent. Sur la genèse de cette fable, voir Jean Moeller, Traité des Études historiques, p. 294 ; Kurtb, Histoire poétique des Mérovingiens, Appendice I.

') Quant a la tradition recueillie par Grégoire de Tours (Multi dicunt), qui fesait ?enir les Francs de la Pannonie, on n'en a donné jusqu'ici aucune

On les trouve pour la première fois occupant la rive droite du Rhin sur le cours inférieur de ce fleuve. Refoulés vers l'ouest par d'autres tribus germaniques, les Frisons et les Saxons, ils envahirent les îles bataves et bientôt le territoireromain de la Belgica^. Ils contribuèrent par leurs incursions répétées à dépeupler ces pays et les empereurs romains finirent par les leur céder sous la condition de reconnaître l'autorité impériale et de fournir des auxiliaires à l'armée romaine, tout en laissant à chacune de ces tribus ses chefs propres et ses institutions germaniques. Ainsi l'ancienne Belgica a été occupée par la race nouvelle des Francs, qui s'étendaient, à la chute de l'empire romain, depuis la rive droite du Rhin et les bords de la Moselle jusqu'à la mer du Nord. Ils étaient partagés par leur situation en deux grandes^ fractions géographiques, les Francs ripuaires ou ricerains^ sur les deux rives du Rhin et les Francs saliens^ ou marilimes le long du littoral de la mer. Dans les anciennes cités romaines, régnent désormais des chefs francs : il y en a à Cologne et à Tongres, à Tournai et à Cambrai. Les pluspuissants parmi eux étaient chez les Salions Childeric, qui résidait à Tournai, et chez les Ripuaires Sigebert, régnant à Cologne. Ces chefs, bien qu'unis entre eux par des alliances et se considérant comme parents, ne formaient pas une dynastie^.

explication satisfaisante. La Pannonie. en tous cas, était depuis longtemps une province romaine, latinisée comme les autres; les indigènes étaient d*origine illyrienne, et leur langue (dont l'albanais actuel dérive) est appeléelingua pannonica par Tacite, qui la distingue et de la littgua gallica et deslangues germaniques (voir Gcrmania, c. 43).

^) Voir supra, p 54. Occupation de la Taxandrie par les Saliens en 358, d'après Ammien Marc. 17 : 8 : c'est le territoire des TexuandH, une fraction des Ménapiens (Pline, H. N. IV, 31), A l'époque romaine, lequel devint un pagus franc au moyen âge.

2) ScUii viendrait du latin scUum dans le sens de mer ; d'autres le font venir du nom d un pagus, Sallande^ sur TYssel (Isala).

8) Au temps de Clovis, on trouve, outre Sigebert A Cologne, un toi. Ragnachar A Cambrai, Richar a Térouane, Rignomer au Mans. Greg. Tur^ JI, 40-42.

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