Voyez chapitre XII
et divers récits historiques, souvent empruntés à la Bible. Les principaux points de doctrine sont la circoncision, cinq prières par jour, des ablutions fréquentes, le pèlerinage de la Mecque, le jeune du mois de ramadan, l'abstinence absolue du vin, du porc et des animaux qui finissent de leur mort naturelle. On y trouve encore l'approbation de la loi de Moïse et de l'Evangile; car Abraham, Moïse et Jésus-Christ sont des prophètes, dont Mahomet continue la doctrine, mais en l'épurant. Les dogmes de la résurrection et du jugement dernier sont reconnus ; celui de la trinité rejeté, comme une forme du polythéisme. La polygamie et le divorce sont permis; le fatalisme devient une croyance, la guerre contre les infidèles une œuvre sainte, et leur extermination par le fer une obligation étroite, quand ils résistent.
Les successeurs de Mahomet ne se montrèrent que trop fidèles à cette dernière partie de sa doctrine. Abubècre dut réduire d'abord un grand nombre de "tribus arabes, qui, à la mort de Mahomet, avaient suivi chacune son prophète. Dès que l'unité fut rétablie, il ne songea plus qu'à donner suite aux premières invasions de la Syrie. Plusieurs armées furent envoyées à la fois dans cette province, et malgré quelques échecs, elles en avançaient toujours la conquête. A la tête du corps principal était Caled. à qui les premiers califes furent particulièrement redevables de leurs succès. Deux victoires éclatantes et chèrement achetées le rendirent maître de Damas , après six mois d'un siège opiniâtre, la même année que mourut Abubècre.
634. Omar, nommé pour lui succéder, fut le premier calife qui prit le nom d'Emir-al-Mouménin , c'està-dire prince des fidèles ; d'où est venu par corruption le nom de Miramolin. Il poursuivit la conquête de la Syrie : mais il ôla le commandement à Caled qu'il haïssait. Celui-ci n'en servit pas avec moins de zèle et de courage dans un rang inférieur, et le bonheur favorisa ses entreprises avec la même constance. Maîtres