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CHAPITRE VII

Empire d'Orient, depuis la mort d'Héraclius, jusqu'à celle de Constantin Copronyme. (641-775 - VIF et VIIIe siècles.)

Conquêtes des musulmans. - Gouvernement d'Ali Les Ommiades. Avènement des Abassides.

Des deux fils que laissait Héràclius, l'aîné, ConstansPPonH Tfiî api>e5 Un an de rè-ne; Héracléonas, le

ÎSX ; ,' 1! asse du t,Ône et muti,é six mois Plus tard, et empire eut alors pour maître Constant II fils de Constantin, qui, pendant vingt-sept ans, se montra le persécuteur de l'Eglise et le tyran de ses sujets.

cependant Amrou, après avoir réduit l'Eûvnte poussait ses conquêtes vers l'Occident. Il se rendit

mr hn^?ar dG Ba,M?' °Vança JUS(lll'a envi'™ cent m}nametres de cette ville vers le midi, et soumit les peuples au tribut. Il se disposait à envahir la Tripohta.ne quand Omar fut assassiné par un esclave r^

hTste îeVan,PU hD 0btr' jUSUce- A c' ca,ife> " p Tut 6U Pn?,c!.PUS ?rave des m^ulmans, et qui ajouta

onPs n„1erPf0V,nces à leur emPire' succ<^ Othman! sous qui fut terminée la conquête de la Perse Ce

royaume autrefois si florissant, était affaibli par les revolutions-qu'il avait éprouvées. Isdegerde enfin monte sur le trône de ses ancêtres, °é.ait trop jeune pour le défendre. En 636, eut lieu près de Cadesie, entre les Perses et les musulmane une

Kn^'hon- l16 qrUi dU,a l,'°is J°UrS avec « "i*S nement horrible. La victoire mit entre les mains

Perse^rT^ d'°mar ,eS Papales villes de fe

cSsdn S ,°n 2lême,.,a CapitaIe' et toutes '^ ** ^TRn^^eS?arrasu,sseBrichirefltenïes pillant:

du luxe ïrT ,e1U,smœu»'S antiques et l'ignorance IdisôméP ï" afUUe bataiUe' P,ès de Nahavend (642;, (disputée avec fureur, et que les Arabes appell-nt la victoire des victoires, fut le dernier soupir Te la „o! harchie perse. Le malheureux Isdegerde se vU Se-

pouillé de toutes ses provinces, chassé de Persépolis, et contraint d'avoir recours à l'empereur de la Chine. Une bande de Turcs, qu'il appela à son secours, consomma sa ruine. Sur quelque mécontentement, ils se joignirent à ses ennemis. Battu par eux, Isdegerde périt (651) dans la fuite, et les Arabes se virent possesseurs du royaume, dont la population presque entière embrassa l'islamisme.

646. Abdalla, frère d'Othman, avait été nommé gouverneur de l'Egypte. Mais Othman dut y renvoyer bientôt Amrou qu'il avait disgracié, pour reprendre Alexandrie, dont s'étaient emparés les généraux de l'Empire. La domination musulmane une fois affermie dans ce pays, Abdalla passa en Afrique, où le manque de vaisseaux le força de lever le siège de Tripoli et de Tacape. Cet échec fut réparé bientôt par la célèbre bataille de Yacoulbé, où la victoire fut disputée plusieurs jours. La prise de quelques villes en fut la suite : mais la domination mahométane ne s'accrut pas dans ce pays avec la même rapidité.

648. La conquête de L'île de Chypre ne fut que momentanée : car deux ans après elle retourna aux chrétiens. Il en fut de même pour l'Arménie, dont les Sarrasins s'emparèrent, et que nous verrons les chrétiens défendre plus tard; mais la Nubie se reconnut tributaire, et l'occupation de Rhodes par Moaviah fut plus stable. Alors fut détruit le colosse célèbre, érigé des dépouilles de Démétrius Poliorcète, lorsqu'il avait levé le siège de la ville, et pour lequel on avait dépensé 1,350,000 fr. Cinquante-six ans après sa construction. il avait été abattu par un tremblement de terre, et il restait sur le rivage, toujours admiré comme l'une des sept merveilles du monde. Les musulmans en vendirent les débris à un marchand juif d'Emèse, qui en chargea, dit-on, 900 chameaux.

656. Des séditions intestines retardèrent quelques instants les progrès du coran. Othman s'étant attiré la haine par sa prédilection pour ses parents, par sa fierté, par la dissipation du trésor et par ses cruautés, on se révolta contre lui, et il fut massacré. Deux rivaux se

disputèrent ses dépouilles : Ali, gendre de Mahomet. et Moaviah, déjà connu par ses exploits. Malgré trois mois de combats journaliers dans les plaines de Siffin, la querelle demeurait indécise ; mais Ali fut assassiné dans la mosquée de Cufa, et Moaviah, désormais sans concurrent, fut le chef de la dynastie des Ommiades, ainsi nommé de son trisaïeul Ommias. Alors commença, parmi les musulmans, une dissension religieuse, qui devait amener avec le temps la rupture de l'unité politique. Les uns, attachés aux Ommiades, admettaient, outre le Coran, la Sunna, recueil de traditions qui remontaient jusqu'au prophète; de là leur nom de sunnites. Les autres, appelés schyites ou schismatiques , ne reconnaissaient que le Coran, Ali, et les califes de sa famille. Les deux sectes se sont perpétuées jusqu'à nos jours.

Tandis que ces révolutions s'accomplissaient chez les Arabes, Constant souillait Constantinople du meurtre de son frère. Haï du peuple et pour ce crime et pour son attachement à l'hérésie des monolhélites, il passa en Italie, avec l'intention de rétablir à Rome le siège de l'Empire. Une guerre contre les Lombards se termina par la défaite de Bénévent. Renonçant 063, alors à son projet, l'empereur dépouilla Rome des derniers restes de son ancienne splendeur, et se rendit à Syracuse, d'où il écrasa d'impôts les provinces voisines. Il voulut aussi épuiser l'Afrique; mais les peuples irrités appelèrent les Sarrasins, qui défirent une 668. armée impériale de 30,000 hommes, et qui soumirent une nouvelle partie du pays. Bientôt après Constant, assassiné dans le bain, n'emporta au tombeau que la haine de ses sujets.

Constantin IV Pogonat, son fils, eut à combattre un usurpateur élu à Syracuse par les conjurés. Quoique les meilleures troupes fussent en Sicile, il se rendit dans celte île avec une bonne flotte et affermit sa puissance en vengeant son père ; mais à peine eut-il remis à la voile pour Constantinople, que les Sarrasins, peutêtre appelés par les rebelles, entrèrent à Syracuse, livrèrent au pillage cette opulente cité, et se rembar-

quèrent ensuite. En même temps, ils parcouraient l'Afrique en vainqueurs, domptant ce qui avait même échappé à la domination romaine. Oucba, leur général, se croyait maître de la province : mais il la perdit avec autant de facilité qu'il l'avait parcourue ; caries troupes impériales réunies aux habitants du pays le défirent et le tuèrent, ce qui retarda encore les progrès des Arabes. Cependant Moaviah faisait assiéger Constantinople. Pendant sept années, ses troupes se présentèrent chaque été, battirent la place avec toute sorte de machines, et lui donnèrent plusieurs assauts: mais le siège n'avançait pas , vu qu'elles se retiraient l'hiver, et que les travaux étaient chaque année à recommencer. De plus l'invention du feu grégeois, découvert par Gallinicus, natif d'Héliopolis, en Egypte, était pour les infidèles un fléau contre lequel on ne connaissait pas de remède. Ce feu, qui brûlait dans l'eau avec plus d'activité, s'attachait aux vaisseaux et aux hommes, sans qu'il fût possible de l'éteindre.

Ainsi repousses de Constantinople avec une perte 679. considérable, les Sarrasins étaient encore harcelés en Syrie par les Maronites. C'était le nom qu'avait pris une partie de la population, résolue de se protéger elle-même contre les incursions multipliées des Perses et des Sarrasins. Les Maronites s'étaient d'abord cantonnés à Byblos, qu'ils surent défendre, lors même que toute la Syrie était conquise; plus lard, maîtres du Liban , où ils furent joints par tous les chrétiens fugitifs, ils firent aux vainqueurs une guerre de parti plus meurtrière que. des batailles. Tout le pays entre le mont Taurus et Jérusalem leur obéissait. Dans ces conjonctures, Moaviah crut devoir faire la paix, et Constantin eut la gloire de voir un calife devenir pour la première fois tributaire de l'Empire.

Moaviah rendit héréditaire dans sa famille le califat donné jusqu'alors par voie d'élection l. Son fils Yésid,

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