Voyez chapitre XXXVI, page
Menaces, excommunications, offre de l'empire à différenls princes, rien ne fut épargné. L'union du corps germanique triompha de toutes les intrigues. Louis, bien conseillé, se réconcilia avec ses rivaux, et rendit à Frédéric la liberté et le titre d'empereur, pour en jouir ensemble. Ce prince n'en profita guère, étant mort peu de temps après : mais Louis y g:igna d'avoir assis sur des fondements solides le repos de l'Allemagne.
Nous avons vu ailleurs la promenade militaire que 1328. fit alors l'empereur en Italie, et comment il lut obligé d'en sortir, pour avoir mal pris ses mesures. L'animosité des pontifes n'en redoubla pas moins contre un prince qu'un historien appelle le martyr de l'indépendance germanique , comme Henri IV l'avait été des investitures. Jean XXII, Benoit XII et Clément VI l'excommunièrent tour à tour, quoiqu'il offrit de se soumettre à tout ce qu'on exigerait, et même d'abdiquer la couronne impériale. L'indignalion fut générale en Allemagne. L'an 1338, la diète 1338. de Francfort répondit aux ânathèmes par la célèbre constitution qui proclamait l'indépendance de l'Allemagne contre les prétentions des papes. Toutefois l'ambition d'une famille ramena quelques années plus tard la guerre civile. Charles de Luxembourg, fils du roi de Bohème, répandit l'argent parmi les électeurs, en gagna quelques-uns, et prit à Bonn la 1340 couronne impériale. Louis avait déjà remporté par ses généraux plusieurs victoires sur ce nouveau rival , lorsqu'il fut. frappé à la chasse d'une apoplexie foudroyante. Il laissa six fils bien pourvus. La branche ascauienne des électeurs de Brandebourg ayant fini en 1320, Louis V, malgré les réclamations des branches collatérales, avait conféré à son fils aine h; margraviat et les droits qui y étaient attachés; puis il lui avait fait épouser Marguerite, unique héritière du Tyrol; mais cette princesse, ayant perdu son fils, laissa par testament le Tyrol à la maison d'Autriche, dont elle était issue. D'autre part, Louis V avait hérité en 1340 de la basse Bavière, que possédait une bran-
die de sa famille. Enfin, en 1345, il avait hérité, du chef de sa seconde femme Marguerite, des comtés de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de Frise.
La maison de Luxembourgavait été longtemps l'alliée fidèle de Louis V, qui avait dû à Jean de Bohême, fils de Henri VII, et son élection et la victoire de Muhldorf. Elevé à la cour de France, auprès de Charles le Bel, son beau-frère, Jean n'avait éprouvé que du dégoût pour l'esprit turbulent et pour les mœurs sauvages de la Bohème : aussi abandonnant à qui le voulait le gouvernement du royaume, ou il résidait dans le Luxembourg, ou bien, roi chevalier, il courait les pays étrangers, cherchant à rétablir la paix, ou combattant pour le parti le plus juste. En 1329, il fit une expédition en Prusse et en Lithuanie, et convertit des milliers de païens: mais attentif aux intérêts de sa famille, il revint en Bohême par la Silésie, qui était divisée entre plusieurs princes, leur fit reconnaître à tous sa suzeraineté, et ménagea ainsi à sa postérité une province qui avait jusqu'alors relevé de la Pologne. Son expédition d'ïlalie, en 4 331, inspira de la jalousie et de la crainte à l'empereur, qui suscita contre lui, en Allemagne, une puissante hgue. Jean, fidèle à son rôle de grand pacificateur, n'en multiplia pas moins les démarches pour réconcilier l'empereur avec le pape, qu'il ne put fléchir. La mort de Henri de Carinthie, en 1335, acheva de brouiller les deux familles. Jean avait fait épouser à son second fils Marguerite, unique héritière de Henri : toutefois Louis V adjugea la Carinthie à la maison d'Autriche, et ne laissa à la princesse que le Tyrol. Ce ne fut pas tout. En 1312, sur la demande de Marguerite, une sentence impériale annula son premier mariage, et elle épousa en secondes noces, comme nous l'avons vu, l'électeur de Brandebourg, fils de Louis V. Le roi de Bohême, justement irrité, parcourut l'Allemagne pour susciter à 1356 .l'empereur des ennemis; ce qui amena l'élection de Charles de Luxembourg. Tous deux, oubliant cependant leurs intérêts pour secourir le roi de France leur allié, allèrent prendre une part active à la ba-
taille de Gréey. Charles y reçut trois blessures. Jean, qui était devenu aveugle, fit attacher son cheval à ceux de cinq de ses chevaliers, et s'élança au milieu de la mêlée, frappant à tort et à travers, jusqu'à ce qu'il eût été tué avec ses défenseurs.
Après avoir rendu à son père les derniers honneurs, Charles, quatrième du nom, se rendit en Allemagne. Ce prince avait montré jusqu'alors une grande prudence. Elevé, comme son père, à la cour de France, gendre; de Philippe de Valois et beau-frère de Jean 1er, il n'en avait pas moins pris de bonne heure la résolution sage de vivre au milieu des peuples qu'il devait gouverner. Lorsqu'il fut envoyé en Bohême (1333) comme régent, il ne savait pas même la langue du pays. Mais il l'avait bientôt apprise ; et sérieusement occupé des affaires, il avait rétabli les finances dilapidées et racheté les domaines engagés, s'attirant l'affection de tous les ordres.
En acceptant la couronne impériale, Charles IV ne songea , comme tous les princes de Luxembourg, qu'à l'agrandissement de ses états héréditaires. Peu jaloux de lutter contre des vassaux indociles et de maintenir les prérogatives du sceptre impérial, il se contenta d'acheter à prix d'argent le désistement des rivaux que les électeurs mécontents lui suscitèrent. Mous l'avons vu s'attirer le mépris des peuples en Italie, et vendre à tout venant les droits de l'empire. Avant et après son voyage, il demeura presque toujours à Prague, qu'il fit ériger en archevêché et où il fonda une université semblable à celle de Paris. Veuf de Blanche de Valois, il épousa en 1349 Anne, fille de l'électeur palatin, qui lui apporta en dot le haut Palatinal; et en 1353, Anne de Schweidnitz, fiile unique du seul prince de Silésie encore indépendant de la Bohême. Il acheta la basse Lusace des princes de Bavière. Enfin, l'électeur de Brandebourg n'ayant pas d'enfants, il le contraignit, moitié par des négociations adroites, moitié par la force des armes, à le déclarer son héritier, de préférence aux branches collatérales de la maison d<»
Bavière. Il fit plusieurs voyages en France et auprès du pape. En 1365, il se fit couronner roi d'Arles, oe qu'avaient dédaigné ses prédécesseurs depuis trois siècles : mais il tint d'ailleurs en Provence la même conduite qu'en Italie. En 1377, se trouvant a la cour de CharlesV, il nomma le dauphin vicaire général de l'empire en Dauphiné. L'Allemagne lui dut cependant, l'an 1356, la fameuse Bulle (Voi\ qui établissait la forme et les cérémonies de l'élection des empereurs , le nombre des électeurs, leurs fondions, leurs droits, leurs privilèges; qui réglait certains objets d'intérêt général, tels que la succession des maisons électorales et le droit de primogénilurc ; qui interdisait pour l'avenir toute association , et qui défendait les guerres privées des vassaux contre leurs seigneurs. Les électeurs restaient les mêmes : seulement le droit d'élection était attaché à la terre électorale; en sorte que tous les princes régnants de la même famille ne devaient plus être convoqués, comme auparavant, pour donner ensemble un suffrage unique.
L'argent que Charles IV avait amassé, pendant trente-deux années de règne, en vendant à des peuple?, maîtres chez eux, des privilèges d'indépendance, avait été employé en largesses, afin d'assurer la couronne élective dans <a famille. Aussi Wenceslas son 1376. fils, élu de son vivant, lui succéda sans contestation l'an 1378.
La dignité impériale, déjà bien affaiblie par l'insouciance du père. In! entièrement avilie par la mollesse et les débauches du fils. Egalement retiré dans son royaume de Bohème. Wenceslas abandonna l'empire à la plus déplorable anarchie. Les villes libres et les seigneurs, surtout en Souabe. en Franconie, et dans les provinces rhénanes, réduits à se défendre euxmêmes contre des bandes de brigands qui parcouraient en tous sens l'Allemagne, formèrent, malgré la Bulle d'or, des confédérations nouvelles ; mais ils se firent aussi quelquefois une guerre acharnée, dont ne profitaient que trop bien les ennemis du bon ordre. La Bohême, plus malheureuse encore, avait à gémir
on outre sur les impôts et sur les supplices dont l'accablait son roi. Wenceslas, assez avili pour vivre familièrement avec le bourreau, qu'il appelait son compère, n'épargnait personne. Sur un soupçon, les magistrats de Prague furent conduits à la mort.
Les princes de l'empire se plaignirent et ne furent point écoutés. Les seigneurs de Bohême se saisirent deux fois de Wenceslas, et l'enfermèrent, de l'avis même de Sigismond son frère ; et deux fois ils leur échappa. Réfugié dans Prague et appuyé de cpielques forteresses, il se maintint toute sa vie contre les mécontentements de ses sujets. Il n'en fut point ainsi de l'empire. Lorsque Wenceslas eut vendu à Galéas Visconti les droits de la couronne sur le Milanais, les électeurs indignés se réunirent, le déclarèrent incapable de gouverner, et le déposèrent. Procédant ensuite à une élection nouvelle, ils nommèrent d'abord 1400. Frédéric, duc de Brunswick 5 mais ce prince étant mort presque aussitôt dans une guerre privée, ils lui donnèrent pour successeur Robert, comte palatin. De nombreux pays tenaient encore pour Wenceslas, qui leur rendit leur serment, ravi, disait-il. d'être débarrassé du fardeau de l'empire; en sorte que Robert, unanimement reconnu, ne s'appliqua plus qu'à réparer les fautes de ses prédécesseurs. Son union avec les princes eut bientôt l'amené la tranquillité en Allemagne; mais quand il voulut passer en Italie, où l'appelaient les gibelins et les rivaux des Visconti, vaincu près de Brixen autant par l'indiscipline allemande que par les forces des ennemis, et mal secondé des Italiens du parti de l'empire, il dut abandonner des projets hasardeux, et ne plus songer qu'au bonheur de son propre pays. Ce fut dans celle; occupation que la mort le surprit, après un règne de dix années.
Les électeurs se divisèrent entre. 'SVenceslas de Bo- 1-410. hême, Josse, marquis de Moravie, son oncle, et le roi de Hongrie, Sigismond. L'insouciance du premier et la mort de Josse réunirent sur le dernier tous les suffrages. Second fds de Charles IV, Sigismond avait
hérité de la Hongrie, qu'il disputa à Charles de Duras. A peine affermi sur le trône, il voulut ressaisir les provinces jadis vassales du royaume et que les sultans avaient conquises. Trop faible pour lutter avec les Hongrois seuls contre les Turcs si souvent victorieux, il publia une croisade, obtint de grands secours, surtout de la France, et vint, à la tête de cent mille hommes, assiéger la ville de JNicopoli. L'imprudente témérité des Français, qui, vers ce même temps, leur fui plusieurs fois si fatale contre l'Angleterre, fit essuyer à l'armée chrétienne une affreuse défaite (1396). Bajazel s'avançait pour dégager la place ass-ié Les Français s'élancèrent sur les deux premiers corps, et leur tuèrent dix mille hommes. Ils se croyaient déjà vainqueurs, lorsque le sultan, suivi de quarante mille chevaux, tomba sur eux en profitant de leur désordre , el les passa presque tous au fil de l'épée. Tandis que le vainqueur allait défendre ses états contre l'invasion des Tartares. Sigismond essaya d'oublier sa défaite au sein des plaisirs. Cette conduite lui attira la haine. Ses sujets le déposèrent, et lui firent subir une dure captivité; mais bientôt, s'élant échappé en gagnant ses gardes, il reprit le dessus, et ne se souvint de sa disgrâce que pour régner avec une sagesse qui fit sa réputation et sa fortune, puisqu'il lui dut son élévation à l'empire.
Le gouvernement de Sigismond répondit aux espérances que l'on avait conçues. Il rendit à la majesté impériale tout sou éclat, et ne souffrit pas qu'on lui donnât la moindre atteinte. En Italie, il se fit rendre hommage par Philippe-Marie. En Allemagne, il revendiqua l'ancien droit de conférer des duchés. Maître par héritage de l'électoral de Brandebourg, il le vendit (1417; deux millions et demi de ducats a Frédéric de Hohenzollern, burgrave de Nuremberg, qui est la tige de la maison royale de Prusse. En 1422, la maison électorale de Saxe ayant fini avec Albert III. il fit valoir le droit de dévolution, malgré les réclamations d'une autre branche de la famille ascanienne. et donna l'investiture de la Saxe à Frédéric, margrave
de Misnie et landgrave de Thuringe, de qui descend toute la maison actuelle de Saxe.
L'église était déchirée depuis 4377 par le malheureux schisme d'Occident, que plusieurs princes s'étaient efforcés en vain de terminer. Sigismond prit en main la cause de la religion. Il se rendit en personne auprès des principaux rois de l'Europe, et les détacha des trois papes qui se disputaient la tiare. A son instigation, Jean XXIII consentit à ouvrir lui-même 1415. le concile de Constance ; mais quand il vit les évoques prononcer la supériorité du concile sur le pape, et se disposer à rendre la paix à l'Eglise par une triple déposition, il s'enfuit déguisé à Schaffouse. Sigismond n'en soutint que plus vivement les évoques, qui élurent Martin Y, dont l'Occident tout entier embrassa l'obédience. Mais déplus, comme Frédéric d'Autriche avait favorisé la fuite de Jean XXIII, Sigismond le mit au ban de l'empire. Frédéric voulut résister. Vaincu par les troupes impériales, il se soumit et consentit à payer une assez forte amende.
Une autre cause, qui se traita aussi à Constance, fut celle des Hussites. Jean Wiclef avait été, en Angleterre, chef d'une secte qui attaquait la suprématie du pape , la confession , les vœux monastiques, le culle des saints et le célibat des prêtres. Ces doctrines, apportées en Bohême par un gentilhomme du pays, trouvèrent un ardent prosélyte dans Jean Hus, docteur de l'université de Prague, qui y ajouta la nécessité de la communion sous les deux espèces. Pendant le règne du faible Wenceslas, cet apôtre de l'hérésie parcourut toute la Bohême et s'attacha un nombre infini de sectateurs. Cité par le concile, il comparut avec Jérôme de Prague, son disciple, sur un saufconduit de l'empereur. ISéanmoins, comme il soutenait opiniâtrement ses erreurs, il fut livré à la justice séculière, condamné au feu et exécuté. Son bûcher alluma en Bohême un long incendie. Les Hussites furieux s'emparèrent de Prague et précipitèrent par les fenêtres les magistrats, que le peuple recevait sur
des piques. A cette nouvelle, Wenceslas conçu l tant de frayeur qu'il en mourut.
LU 9. Comme il ne laissait pas d'enfants, la couronne revenait de droit à Sigismond , son frère ; mais on le regardait comme le meurtrier de Jean Hus, et l'on refusa de se soumettre à son pouvoir. Sigismond, réduit à combattre, essuya de nombreuses défaites. Les rebelles étaient divisés en deux partis : l'un voulait un roi, et appela plusieurs fois à la couronne Sigismond Koribut, neveu de Ladislas, roi de Pologne : c'étaient les hussites proprement dits-, les antres, appelés thaborites, du nom d'une montagne où ils bâtirent une ville qui devint leur place d'armes, refusaient de reconnaître un roi, et prétendaient se gouverner en république. À la tête de ces derniers était Jean Zîsca, le meilleur capitaine de la Bobême. 11 avait précédemment perdu un œil dans une guerre, et il perdit l'autre au siège d'une ville : néanmoins les thaborites. toujours victorieux sous sa conduite, repoussèrent tous les efforts que l'on fit pour les dompter, chassèrent plusieurs fois Koribut de la Bohème, et portèrent à leur tour le pillage et la mort dans les contrées voisines. La manière d'agir des princes d'Allemagne facilitait leurs progrès. Souvent en guerre les uns contre les autres, et ne se réunissant jamais, ils allaient affronter l'orage avec leurs seules forces, composées ordinairement de milices levées à la hâte et indisciplinées. C'était courir à une défaite certaine. De là, les fréquents ravages que commirent impunément les hussites dans la Saxe, la Silésie, la Moravie et l'Autriche. Maîtres de la campagne, ils pillaient et massacraient tout, s'altaquant particulièrement au clergé et aux monastères. Cependant les villes qu'ils assiégèrent leur firent souvent essuyer de sanglantes défaites, et les Hongrois, dont ils envahirent le pays en haine de Sigismond , se vengèrent par une éclatante victoire.
A la mort de Zisca, la guerre continua avec la même ardeur sous Proeope, dit le Grand. Sigismond
croyait le moment favorable pour réduire les rebelles : deux défaites que ses armées éprouvèrent en 1427 et en 4431 , les lui montrèrent plus fiers que jamais. Alors il entreprit de les ramener par la douceur. Le concile de Baie leur demanda d'envoyer des députés exposer leurs griefs et leurs demandes. La négociation fut délicate; cependant, en se relâchant sur l'article de la communion sous les deux espèces, on gagna tous les antres. Les hussites du parti de la noblesse furent satisfaits: mais les tbaborites se déclarèrent contre eux : de là naquit une guerre civile, terminée par une bataille où Procope fut défait et tué. Dès lors il n'y eut plus en Bohême qu'un même esprit. On reconnut Sigismond, qui ramena l'union par la pacification d'Iglau, et qui assura la tranquillité en 1434. envoyant les restes des lhaborites combattre les Turcs dans la Hongrie. Après un règne marqué par tant de révolutions et de désastres, l'empereur commençait à jouir d'un repos bien chèrement acheté, lorsqu'il mourut en Moravie, à l'âge de soixante-dix ans. Ce 1437. fut un prince sage, appliqué aux affaires, aimant les lettres, parlant plusieurs langues, détestant les flatteurs, capable de rétablir, comme il le fit, l'ordre et l'unité dans l'empire et dans l'église.
La maison royale de Luxembourg finit en la personne de Sigismond. Ce prince ne laissait qu'une lille, mariée à Albert d'Autriche, et Albert succéda aux trois couronnes de son beau-père. En Bohême cependant, un parti, qui avait à sa tête Podiébrad, appela Casimir, frère de LadislasYI, roi de Pologne; mais Albert combattit et fut victorieux. Il mourut en 4439 au milieu d'une guerre contre la Turquie. L'impératrice, alors enceinte, eut un fils, Ladislasle Posthume, qui gouverna plus tard l'Autriche, la Hongrie et la Bohême. Frédéric III, cousin d'Albert, fut son successeur à l'empire. Ce règne appartient aux temps modernes. Remarquons seulement que Frédéric fut le dernier empereur qui se rendit à Rome pour y être 1452. couronné par le pape.