M. DODUN
« J'étais autrefois conseiller au Parlement et je rapportais bien un procès. Mais M. le duc m'a fait contrôleur général, et, en vérité, je n'y connais rien. » (Mémoires de Richelieu.)
HISTOIIU': DU i'ALAlS-lloVAL
Ouo tl'osprit:... Mais Icsprit no pouvait siifllr h r«'lin.«r l:i Kr.inofî .!.• l.iliimo oii ravai«'Mt jolôo Ins dernlrrus foIi.«s de I.oiiis XIV. (j« (IcsonchaiitonH'nl ai ce (UVf»'''t profond du R.^Kont pour lui-mùmo elles autres ne servaient qu'à précipiter la drcotupositiou <lo ce (ju'oii appelle aujourd'hui l'aiicion r^îj^'inie.
Cet lioiiiuie iicureuseinetit doué, mais né dans un milieu infect, contre IcijUel il avait un nionjent tenté d« réagir, linissait par le «lernier mol de l'œuvre railleuse et désespérée de Habelais, l'oracle do la dive bouinlle : IJois!
Il buvait donc, il se tuait on orgies, ennuyé, dégoûté de tout. Il jouait aussi. Cette dWveriie, chez laquelle nous venons de renlcndre railler avec tant de verve, donnait à jouer, et l'on faisait chez elle le birihi, ou l'on taillait un pharaon, entre deux verres do Champagne, lyailleurs on jouait partout et au Palais -Royal surtout, ainsi cpi'en témoigne l'amusante histoire du prince Radziwil qui nous servira à clore notre chapitre sur la première invasion slave i\ Paris. Nous l'empruntons à celui qui l'a racontée le premier, au patriote, au spirituel pamjtlilétaire russe Ilertzen :
• Connaissez-vous l'histoire du passage Radziwil? Probablement non. Or voici ce (pii est arrivé du temps de la Régence. Le prince Radziwil, le type le plus colossal, le plus sauvage, le plus grandiose, le j)lus magnilique des magnats polonais, après s'être chamaillé avec le roi de Pologne, qui était deux fois plus pauvre (fiie lui, s'était décidé à s'éloigner pour quelques années de la Pologne' Il choisit, comme de raison, Paris pour lieu de son exil et prit pour y arriver plus vite un moyen assez étrange :
« Il ordonna d'acheter autant de maisons qu'il y avait de relais (le prince voyageait avec ses propres chevaux, une centaine, peut-être deux;. Il se décida à prendre cette mesure économique parce qu'il n'était pas accoutumé à dormir sous le toit d'un autre. Enfin les maisons étant achetées, les relais faits, Radziwil arrive à Paris.
• Là, grande amitié avec le Régent.
« Le duc d'Orléans ne pouvait se rassasier de voir Radziwil prendre des quantités exhorbitanlesde vin de Hongrie, en le changeant, pour se reposer et se calmer, contre des rasades d'eau-de-vie.
• Le Régent aimait passionnément à le voir jouer aux cartes; Radziwil perdait des sommes énormes sans s'en apercevoir et ordonnait avec un .sang-froid parfait à doux géants « d'hayducks » d'apporter des sacs remplis d'or.
« Enfin, le Régent usé et le prince non entamé ne pouvaient se passer l'un de l'autre. Lorsque Radziwil tardait à venir, le Régent lui envoyait message sur message. Or, un jour, c'est le prince Radziwil qui avait grand besoin d'écrire à son ami. Il écrivit, plia la lettre et appela un des Cosaques de sa suite.
— Sais-tu, lui dit-il, où demeure le Régent?
— Non. prince.
— Connais-tu le Palais-Royal?
— Non, prince.
— C'est égal, tu demanderas; chacun te montrera; en outre, c'est à deux pas, là.
Philippe d'Orléans, Régent.
Le Cosaque revient triste ; il n'a pu trouver le Palais-Royal. Le prince le fait monter :
— Regarde, animal, par cette fenêtre ; vois-tu cette grande maison ?
— Oui, prince.
— C'est là que demeure le Régent. Il est ici comme notre roi, comprends-tu, et c'est son palais. Fais vite.
Le Cosaque, dès qu'il sortait de la maison, perdait le Palais-Royal. Il revint sans avoir trouvé le Régent, dans un tel état de désespoir qu'il lit quelques pré-
LlV. 15. A. Fayard, Éditeur.
mS'lOIlUC L>L' l'ALAlS li(A AL
luinitils polir- >!• |>.'iii|r<'. l,<' pi iiic" i-l.iit di- Immi»' huiip-in-, il lit v. mr ,c.ii inicn- <l:int. l/iiit)'ii<lant venu, il lui onloiiii:i (lat'lirtir ^tic/vu'.? r/iai<on« et do pr.itiipii-r iiii |mssaj(0 iMilro su maison et le Piiluis Hoyal.
• Loiscin»' le passa^'t' fut torrninô. h- princ»-. tivsKatinfait. s'ôcria ; MaiiiUii ml
ti'l a ni lu. il de i'(is;upn' miiiim I imik iT ^<i|i l'Iii-Miiii ji|si|ii';ni T':il:ii - n"\ :il. « '
r.N MOT Dl> AFI AIUKS 1MMI,I(.»I KS. LK DKriOlT. - LA HANO"K lAW KT LA bAN-
OIKHUUTK. — LES KMKITKS COMIlK I.K lALVIS-KuY \L.
Sans pr^tendiv (''crirr l'histoire politique de la lif^t-uc»', nous n.- pouvons nous ahsli'uir (le dire un mot des afVaires pul)lii|ues les plus considérables sous c«'t étrange ^ouvernemeid.
La ^'loir»' de Louis XiV avait coûté cher. Plus de deux milliards 'i(X) millions de dette puMii^ue avec une encaisse de SdO.OOO livres: le coniiuerce paralysé, le paysan réduit X manger de l'herbe.
l 'n tiers de la dette était immédiatement exij^dble et un revenu brut de 16.'> millions levés par cent mille collecteurs qui ne laissaient arriver au trés(jr (}ue l>9 millions.
Le Régent héritait donc d'une situation désespérée ; on lui conseilla la banqueroute. Il hésita. Tl renvoya ',>5.(»rK) soldats et parvint à payer les garnisons. M. de Noailles, président du conseil des tinances. réduisit les rentes, par une recherche des fraudes et doubles emplois; on réduisit les billets d'État en circulation, en les faisant soutenir par une chambre de justice. Un système de terreur fut organisé contre lestraitants : on les ruina, on les exécuta même, et le peuple excité contre eux finit par les prendre en pitié. Ou taxa les grosses fortunes dont on dressa une liste de 4,470 noms. Mais les richards persécutés achetèrent la protection des nobles, des roués, des grandes dames; l'argent ne fit que changer de mains. On avait compté sur '>20 millions, on en obtenait à peine 15. Que faire?...
Alors un Écossais rompu aux alfaires de banque et de jeu. nommé Law, se fondant sur ce principe, qui n'est vrai ([u'à moitié, que l'abondance du numéraire fait la prospérité du commerce et de lindustrie, et (juau numéraire-métal on peut sans danger et indéfiniment suppléer par le numéraire-papier, proposa de sauver l'État.
M. de Xoailles refusa, et Law dut se borner à fonder d'abord une banque particulière U716) au capital de H raillions représentés par 1,200 actions de 5,000 livres payables un quart en espèces et le reste en billets d'État. Il escompta d'abord à 6 pour KX) et bientôt à 4. les etîets de commerce, qui payaient auparavant un droit de '2 et demi par mois, et émit lui-même des billets qu il payait à vue.
\. Uertzeo : La coloDie russe. Paris-Guide.
Tout lo monde courut ù la banque de l'Écossais, et le commerce fut dans l'enthousiasme.
L'État garantit sa solvabilité on ordonnant aux comptables de recevoir ses billets comme argent en payement des droits et impôts (1717) et le 4 décembre 1718 la banque Law fut érigée en banque royale.
Law avait obtenu le privilège exclusif de la vallée du Mississipi et créé une compagnie.
Un vieux militaire, qui connaissait le pays, ayant dit ([ue cette colonie était sans richesses exportables, on l'enferma à la Bastille. « On embarqua pompeusement des ouvriers pour aller recueillir les trésors de ce nouveau monde. Des estampes répandues parmi le peuple firent envier le bonheur de ses colons qu'un burin lascif représentait partout jouissant de plaisirs sans obstacles, et de richesses sans travail au milieu des nudités de l'âge d'or, des présents d'une terre vierge et des licences de la vie sauvage. On calculait avec bonhomie la quantité de soie que devaient mettre dans le commerce 10,000 femmes de la nation des Natchez; et la compagnie, sur la foi d'un visionnaire, dépensait de fortes sommes à la recherche d'un rocher d'émeraudes dans la rivière des Arkanças. » (Lemontey.)
On voit dans tout cela des banquiers et des banquistes; même des sorciers Mais on connait le penchant du régent pour le merveilleux.
Enfin la compagnie Law absorba les compagnies du Sénégal et des Indes Orientales, et ses actions furent achetées trente et quarante fois leur valeur.
« Dès qu'une distribution nouvelle commençait, l'hôtel de la compagnie, regorgeant d'une foule acharnée, eût vainement essayé de fermer ses portes, On voyait ces âpres solliciteurs étroitement serrés , s'observer entre eux d'un œil farouche et gémir sans plier sous le poids de l'or et des portefeuilles. Leur phalange s'avançait durant plusieurs jours et plusieurs nuits vers le bureau d'échange comme une colonne compacte que ni le sommeil, ni la faim, ni la soif ne pouvaient démolir. (Lemontey.)
Le comptoir était rue Quincampoix. Les personnes de distinction entraient par la rue aux Ours; les autres par la rue Aubry-le-Boucher. On s'écrasait.
Un comte de Horn assassina un courtier pour lui voler ses actions. 11 fut condamné et exécuté place de Grève.
Des fortunes énormes se faisaient en un instant. Tel était valet le matin, qui le soir se trouvait maître.
Un de ces parvenus, à qui l'on amenait son carrosse, par un reste d'habitude monta derrière.
Les actions ne pouvant s'acheter qu'un quart en espèces et le reste en billets d'État, ceux-ci qui perdaient 80 pour 100 devinrent en faveur et la banque prêtait à l'État 1,600 millions de papier-monnaie avec lequel il payait ses créanciers, et revenait ensuite à la banque en échange d'actions de la compagnie. II fallait mettre un terme à l'émission du papier ; Law ne le put.
Eu 1719. les valeurs fiduciaires dépassaient trois milliards !...
HISTOIISM l.»r IVM.MS-UOYAL
Mais l\Mranj?er roininnira à s«» môHer; puis l'alarinp so n'fpaudlt. On réalisa iMaiicouj) <li' papitT.
Los actions liaissrn'iil.
Kniin Law fut obligé d'inl» nliio les payonu'utH fin espùcos. On avait créé des petits liilltMs d<^ 10 livras; la banipie coiiscntil à les reiiibourser cii arj^unt. Il y eut uno toile presse qu'on s't'toiill;i, et la foulf irritée porta trois cadavres sous les fenêtres du R«''gent.
(l'était la catastrophe.
A mort le voleur!...
La rue Onincani]ioix fut formée et la banque transportée place Vendôme. Le peuple envahit le Palais-Iloyal. Il voulait Law poui- le nnttro en pièces.
On lui répondit (pi'il n'était pas au palais.
Il ilomanda le lièrent. Mais celui-ci se tint coi tt lit i/imumIi-,- rjii'il était à Bafîuolet h la maison de campagne de sa femme.
€ Le peuple répondit que cela n'était pas vrai. Qu'il n y avait qu'à mettre le feu aux (luatre coins et qu'on le trouverait bientôt. (liarbier ) »
Law était 1î\ cependant et il y resta caché jusqu à ce que l'eirervcscence populaire fût calmée. Il en sortit le 18 août 1720 et retourna chez lui rue^ Neuve-dcsretits-Champs.
Le Régent n'était pas moins effrayé que lui. Il faillit en devenir fou.
« Dans un conseil tenu le mercredi 29 de ce mois au Palais-Royal, le Régent a eu une absence d'esprit, il s'est mis à crier tout d'un coup :
— Oh! oh! on investit le Palais-Royal. Voilà qu'on tire!
• M. Leblanc s'est levé et a vu par la fenêtre qu'on secouait des tapisseries. " Il l'a dit au Régent qui ne l'a point entendu tant il était saisi de peur.
« Et il a encore recommencé à crier :
— Oh I oh ! voilà qu'on lire !
• C'est qu'on continuait à secouer. Enfin on lui a donné de l'eau de la reine de Hongrie et il est revenu dans son bon sens. »
(t Le soir, allant à Asnières, avec ses gardes, passant le Roule, les habitants ont crié : — Al'aoul à laou! (à l'eau! à l'eau!) Voilà l'homme qui emporte notre papier et notre argent. — Et tant qu'ils l'ont pu voir, ont toujours crié : A l'aou! à laou!.,. Les gardes n'ont point osé dire un mot. » 11 se rendait chez M«>« de Parabère.
• Le petit corbeau brun avait là une maison d'été. En passant le bac il s'amusa à faire pencher le bateau, le batelier dit :
— Voilà un bougre de bateau qui va comme la Régence, sens dessus dessous. » (Marais.)
Enfin terminons avec la bancjue Law.
L'État, par un revirement subit, déclara qu'il ne recevrait plus de payement en papier. Ce coup acheva sa complice. Law s'échappa de France poursuivi par les malédictions publiques.
Il était venu avec 1.600.000 francs, il s'en allait avec quelques louis. Il fallut liquider. L'État se reconnut débiteur de 1 milliard 700 millious au profit des
créanciers de la compagnie. La dette puhlitiue so trouva augmentée de près de 13 millions de rentes.
Cependant le système avait permis d'accomplir de nombreuses réformes et de supprimer un grand nombre de charges inutiles. En résumé, malgré la catastrophe, l'État se retrouva dans la même situation qu'auparavant et le peuple y gagna la réduction de 20 millions d'impôt.
Le plus grand mal fut dans le bouleversement des fortunes et l'essor donné aux mauvaises passions.
DÉCADENCE PHYSIQUE ET INTELLECTUELLE DU REGENT. — SES DERNIÈRES MAITRESSES. — SATIRES. — LA MAJORITÉ DU ROI.
Los Mémoires de Madame nous font assister au jour le jour à la rapide décadence physique de son fils.
« Je crains fort pour mon fils auprès de ces dames qu'il fréquente, il y a déjà été une fois brûlé. » Dès 1716, elle remarque que son fils est devenu « effroyablement délicat; il ne peut plus se mettre à genoux sans tomber en faiblesse. » En même temps il perd entièrement l'usage d'un œil depuis longtemps malade. On ne le désigne plus que sous le sobriquet de Borgnon et son médecin craint que par contre-coup l'autre œil ne soit compromis.
On parle publiquement de prononcer la déchéance du Régent pour incapacité physique.
« Le médecin Gendron a commencé un traitement pour son œil et il s'en est bien trouvé, mais Gendron était trop sévère pour lui : il lui défendait les petits soupers et ce qui s'ensuit; mais cela le contrariait, ainsi que ceux qui sont de ces petits soupers et qui y trouvent leur profit. »
Plus loin, Madame ajoute : La guérison de l'œil de mon fils ne marche pas ;il ne veut se ménager en rien. »
La mère s'emporte contre son fils, le supplie et le gronde tour à tour; rien n'y fait. Lui, écoute patiemment, mais à la fin il réplique qu'après avoir travaillé de six heures du matin à huit heures du soir il a besoin de se distraire. Madame nous raconte ces altercations et ajoute : « Mon fils n'épargne aucune peine, mais après avoir travaillé du matin jusqu'au soir, il aime à s'amuser et à souper avec son petit corbeau brun.
Ce charmant oiseau, — M""" de Parabère, — céda la place à M"»' d'Averne, très belle personne, femme d'un officier aux gardes, d'excellente noblesse et de mauvaises mœurs... Elle fit un semblant de résistance; elle avait alors un amant en titre, M. d'Alincourt, petit fils de Villeroy. M. le Régent insista. Il fit proposer cent mille écus pour la dame, et une compagnie pour le mari. Il se rendit chez Ariague, son trésorier, où il trouva M"'" d'Averne et son mari et d'autres
IIH IIIS'IOIIIK l»l P.\L.\|S-Ii(»V\I.
ilam.'s (|iii (■•taitîiit proies ù Houpor. Il leur fil roiiipliiueiU, «lit 'lu'il voulait n-slnr jivpc «Mix «'l faire apporter son Huii|)»'r.
Le loiuleniain la rorfivtllr a «'ité eiivoy«'e iMUiime pour uim' nnr>- ■• \ iv ijl ']■ pierreries et «le larj^fiil et cela a aeliové la lapitulalion ' .
Le soir les doux ainauls so retrouvèrent à la Hoquette dans la maison iJiir .ovcr; ils y passèrent une partie de la nuit, et h' lendemain le ltt''t:<'nt dit à ses amis le mot de César: je suis venu, j'ai vu j'ai...
Il II.' dit pas j'ai vaincu, il se servit d'une autre expression.
Dans eettt' transaction le mari avait jou»'' 1»- rol«* d'fntremt'ttfnr. • Il avait eu aussi sa corbeille. Dans cette corbeille il y avait un brevet de capitaine aux gardes, le gouvernement de Navarriens en liéarn, que M. de Leuville a vendu ipiatrevingt mille livres, et (pii n'ont ^,'uère conté à payer; ») douze mille livres d'api)ointements, au lieu «[ue la place n'était «juede six mille auparavant. M. d'Avenie enchanté parlait partout de son triomi)he.
Les deux époux donnaient la comédie et on les mit en scène dans une petite pièce en vers que nous empruntons au Recueil de Maurepas:
SCfiNE I.
U. D'AVtHNK. — MADAME d'aVKB:<B
M. W Avertie
J'ai regu loul 1 argent ei vous êtes livrée
M'aiiu.ur; la d'Ibaguet el Biron dès ce soir,
Pour linir le marché doivoul veuir vous voir.
Eutiu vous triomphez : Parahère exilée,
Est un page assuré de l'auiour du régent
.Mais mieux qu'à ses discours je crois à son argent.
Euuemi, je le suis, des promesses frivoles;
Cet amaul pour raison nous rompte des piâtole.«.
Car c'est là le vrai point, tout le reste est PhœLus.
Mndame d'Averne
Vous le voulez, monsieur, je vous ferai cocu Bienlùl sur votre front le régent de la Frauct, Plantera de longs bois...
M. d'Averne
C'est corne d'abondance Cocu Boit; que me fait ce chimérique affront? Ce tilrt» n'est vilain que pour ceux qui le sont Gratis; mais la monnaie eu répare la honte. Que m'importe après tout ! j'en ferai mieux mou compte. Soyons riches, morbleu ! Moquons-nous de l'honneur Ce n'est qu'aux sots à qui cocuage fait peur; Il n'est pour la faveur de route plus commune.