‹ Histoire du Palais-RoyalChapitre 19 sur 126 · Les Lin'sons dnngereuiet · texte numérisé non relu

Les Lin'sons dnngereuiet

cabale, à la magie, sorciers et alchimistes. Le duc Philippe- Joseph, avant dètre conspirateur, était magicien. Prodigue et avare, et plus avare que prodigue, quelques années avant la Révolution, et pendant qu'il bsitissait les galeries, il cherchait à faire de l'or.

Des fripons lui en faisaient faire dans les greniers du Palais-Royal et ils lui avaient fait faire connaissance du diable. «Le prince faisait de l'or, comme on en fait toujours, avec de l'or. Cependant il lui fallait aussi entre autres ingrédients, un squelette humain qui fût enterré depuis tant d'années, tant de jours. On chercha dans les morts connus et il se trouva que Pascal remplissait précisément la condition exigée. On gagna les gardiens de Saint-Étienne-du-Mont,et le pauvre Pascal fut livré aux creusets du Palais-Royal.

« Tel est, du moins, le récit d'une personne qui, ayant vécu avec M"'' de Genlis, tenait d'elle l'étrange anecdote. » (Michelet. Histoire de la Révolution).

Comment faire de cet esprit faible le chef d'un grand parti politique?

L'ambitieuse et rusée de Genlis, le sombre et machiavélique de Laclos, le veulent, mais s'épuisent à donner un ressort à cette nature usée. Le parti orléaniste est plus fort que le duc d'Orléans.

Mais ce n'est pas d'eux que jaillira l'étincelle qui doit galvaniser ce viveur épuisé et le jeter dans la lutte politique, c'est de Versailles que cette étincelle i partira.

VU

LE DUC DORLÉ.\NS INSULTÉ A VERSAILLES.— SON PREMIER ACTE POLITIQUE. — LE CRUEL HIVER DE 1788. — PREMIÈRES RÉUNIONS AU JARDIN DU PALAIS-ROYAL.

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