MORALES. — LA JEU.NESSE
L'Ktre sni>rcine on soit loué! On jouit au Palais-Égalité «i un caimo rolalif. Los domoisellos aux rubans bleus sont parties en pénitence, les bouliquièros sont moins provocantes, les cafés et les tripots sont plus discrets. On peut lire tranquillement les dernières convulsions de la Convention, assis sous les inar. ronniers du jardin et les moineaux descendent des ardoises pour prendre d.ins les allées leurs bains de poussière.
L'orage gronde au dehors de celte enceinte. Nous n'avons pas à nous en occuper. La mort ne cesse de faucher. Combien d'habitués du perron et des salons des galeries vont rejoindre ceux des salons Saint- Amaranthe!... Ne les comptons pas, oublions-les et reprenons haleine, entre la terreur rouge et la terreur blanche que réserve l'avenir.
On raconte que, le 7 thermidor, la veille du jour où il devait jouer sa tête, Robespierre alla une dernière fois passer la journée entière à l'Ermitage de J.-J. Rousseau, au bord de la forêt de Montmorency. Faisons comme lui. Reposons-nous dans la solitude du jardin Égalité. Le cirque est désert, le théâtre Montansier fenné, le Théâlre-PYançais est consacré aux représentations par et pour le peuple. ' La loterie est interdite, comme immorale. Au Palais-Égalité, on