E JOUE DU HOI KT W. TUAHIT
Intimidôo p;ir lo Ilot iiioiitaut de l'oilt';iiii.Mno, la cuinmission inuiiicipalo se démit lie ses pouvoirs, et les délégua à une commission provisoire : Dupont (de rKure), à la justice, — baron Louis, aux finances, — Gérard, ;\ la guerre, — de Uigny, à lu marine, — Bignon, aux afTaires étrangères, — Guizot, à l'instruction, publique.
La ratification de ces choix fut soumise au Palais-Royal.
Dupont était porté sur la liste malgré lui, mais les prières de Laffitte l'entrainèrent jusqu'au Palais-Royal et l'accueil cordial « et plein de bonhomie » du prince acheva d'étoutler ses derniers scrupules :
L'honnêteté, la raison droite de Dupont, étaient un excellent pavillon pour la banjue de d'Orléans; il couvrait la marcliaudise impopulaire, c'est-à-dire M. Guizot, t homme sec et hautain, tout entier à sou orgueil, passionné sous les dehors du calme. A son front noble mais triste, à sa lèvre sèchement découpée, à son sourire rempli d'un froid dédain, à un certain affaissement du corps, révélation des troubles de l'âme, il était aisé de le reconnaître. Nous l'avons vu depuis dans les assemblées, on distinguait de loin entre toutes les autres, sa figure bilieuse et altérée. Provoqué par ses adversaires, il fixait sur eux un regard prompt à lancer l'insulte, et il relevait sa tète sur sa taille voûtée avec une indicible expression de colère et d'ironie. Protestant et philosophe, son geste péremptoire, son ton dogmatique lui prêtaient quelque chose d'indomptable. Sa fermeté pourtant était toute dans les apparences ; au fond, c'était un esprit sans activité et dont la volonté manquait de vigueur... Sa versatilité n'était un mystère pour personne. » (L. Blanc). Nous tenons à citer cet excellent portrait du ministre qui, avec Thiers, se partagea le règne de Louis-Philippe.
Tandis que ces événements s'accomplissaient à Paris, Charles X quittait Saint-Cloud pour Trianon et pour se rendre ensuite à Rambouillet. Nous n'entrerons point dans les détails de cette retraite ' mais nous devons cependant eu rapporter tout ce qui est indispensable à l'histoire du duc d'Orléans.
Le V août ce dernier reçut une ordonnance de Charles X ainsi conçue :
« Le roi voulant mettre fin aux troubles qui existent dans la capitale et dans une autre partie de la France, comptant d'ailleurs sur le sincère attachement de son cousin le duc d'Orléans, le nomme lieutenant-général du royaume.
« Le roi ayant jugé convenable de retirer ses ordonnances du 25 juillet, approuve que les Chambres se réunissent le 3 août, et il veut espérer qu'elles rôLibliront la tranquillité en France.