NAPOLÉON
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Lr Kéni'TJiI Trorliu fui alors clmiK»'' «l'orKuniKor lo Vi* corps, qui no «levait
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(Jnaln» jours apr»'s lo »l«jpart de l'escadre, le prin«;«» fut allaclui à létal-major do l'armée du Khin. Il acoompatîiia sou cousin jus(ju'à SarrehourK, puis il rcviid avec lui à Metz et au camp de Gh:\lons. Il parta<^'eait alors avec Lebieuf et Mac- Malion l'honneur «l'étni initié au plan do campagne da l'empereur, — car il parait • [u'il yen avait un. On devait réunir lôO.OTH) hommes à Metz, 100,000 <\ Strashour^' et âO.IKK) à Ciiâlons. La conoonlration des deux premières armées étant opérée, ou devait réunir les troupes de Metz à «elles d«i Strasbourg et avec vî.')0.(X)0 hommes passer le Rhin ;\ Maxau, laissant à droite la forteresse de Rastadt et à gauche celle de Germesheini.
('o mouvement, opéré rapidement, séparait rAllema«(ueduSudde l'Allemagiie tlu Nord.
Taudis que l'armée du Rhin prenait rolfensive, le maréchal Canrohert devait «liriyor sur Metz les 50,000 hommes restés à Châlons.
Bien que rien n'eiltété changé dans l'organisation militaire et que les campa gnes de Crimée et d Italie eussent amplement démontré les vices de notre mobilisation et ceux de notre intendance, cependant on espérait porter rapidement sur le Uhin les 250,000 hommes avec munitions, équipages de ponts, chaloupes canonnières et enfin l'approvisionnement indispensable. C'était encore se payer d'illusions et croire à ce que deux fois l'on avait reconnu impossible.
Au lieu d'avoir, comme eu Prusse, des corps d'armée organisés se recrutant «lans la province et possédant sur les lieux leur matériel complet, en France le recrutement régional n'était pas organisé, les conscrits étaient dispersés dans tous les corps, et les hommes de la réserve étaient obligés d'aller rejoindre les régiments où ils avaient servi. On vit des Alsaciens aller chercher en Algérie le dépôt de leur régiment, tandis que celui-ci arrivait sur le Rhin. De là, un immen-e désordre et la faiblesse des coups portés h;\tivemeut à la protection des frontières. Les chemins de fer ne purent suffire à transporter hommes, chevaux et matériel, et souvent les gares furent remplies d'objets dont on ignorait la nature et la destination.
Les effets de campement, les voitures d'ambulance et d'officiers étaient entassées dans un petit nombre de magasins, de sorte que les soldats de la réserve ne pouvaient rallier leurs corps que très imparfaitement équipé>.
Eiifin, pour la plus petite chose il fallait un ordre ministériel. Impossible de donner même les nécessaires darmes aux soldats sans un ordre venu de Paris. .\ peine était-il arrivé en Lorraine que l'empereur, frappé par l'évidence, dut renoncera son plan et se résigner à garder la défensive.
A Metz il ne trouva que 100,000 hommes au lieu de 150. A Strasbourg, au
lieu de 100,000, il n'en trouva que 40,000; enûn (Janroberl ù (Jhàlons n'avait encore ([u'une division.
La dépêche du général Michel au ministre de la guerre, et trouvée dans les papiers des Tuileries, peut nous servir à résumer en quelques mots ce désordre inouï; ce manque absolu de préparation :
« Général Michel à Gue7re : Suis arrivé à Bell'ort; pas trouvé ma brigade ; pas trouvé général de division, que dois-je faire? Sais pas où sont mes régiments. »
C'est monumental, et suffit à faire pressentir tous nos désastres.
Après les défaites de Forbachet de Ueischoiïen, l'empereur laissa lo commandement de l'armée de Metz à Bazaine et, profitant de la bataille victorieuse de Borny, prit la route de Verdun. Il était accompagné de son cousin.
Une fois de plus ce dernier prouva qu'il n'était pas avide de gloire militaire. Il aurait dû cependant se rappeler le cri de son père à Waterloo, et jetant de côté les vains insignes d'un grade de convention, prendre un fusil de soldat et payer de sa peau, de son sang, ce nom de Bonaparte dont il est si fier, et l'or dont la France l'avait gorgé depuis dix-huit ans.
Mais il resta à Metz, comme en Grimée et en Italie, le prince Craiut-Plon. Il profita avec l'empereur et son fils du w^agon de troisième classe qui pouvait rouler encore de Verdun à Ghâlons.
Là une armée de 100,000 hommes était en formation. Triste armée composée de 15 à 16,000 soldats fatigués et découragés de Reischofien et pour le reste en grande partie de recrues indisciplinées.
Qu'allait-on faire de ces troupes !
Napoléon voulait en former trois corps destinés à manœuvrer entre lunnemi et Paris en s'appuyant au besoin sur les places du Nord.
C'était sa dernière armée ; il ne voulait pas la risquer tout entière sur le même champ de bataille. Mais l'opinion de Paris, avec laquelle il fallait compter désormais, était absolument opposée à ces projets. Le ministre de la guerre lui télégraphia que si l'armée de Chàlons ne marchait pas tout de suite au secours de Bazaine la révolution éclaterait à Paris. Déjà le 9 août, jour de la rentrée des Chambres, quelques républicains avaient tenté de provoc^uer une insurrection.
Un conseil fut tenu le 17 août à Chàlons. Le prince Napoléon proposa de confier à son ami le général Trochu le gouvernement militaire de Paris.
Le général accepta la proposition du prince, w II assura l'empereur de son dévouement, lui promettant que, s'il était envoyé à Paris comme gouverneur, il agirait de manière à lui en donner des preuves certaines. »
L'empereur se méfiait, il ne répondit pas, fit signe à Mac-Mahon de le suivre dans un cabinet et lui demanda s'il avait confiance en Trochu '.
Le maréchal se porta caution de sa fidélité et l'empereur le nomma.
C'est donc au prince Napoléon que Paris dut d'avoir pour gouverneur mili-
?. Euiiuèle. Uéposiliou de Mac-Mahoa.
tftiro un doft RiMiôratix les plus incnpablo.s de son temps, cl que le 4 Hoplcinbro a ou une cpéo.
O choix prouvo pou do porspiciril»' rhoz un prince qui aspire h gouvoriHT.
liO 19 août Napoléon III cliarj^oa son cousin do se r«Midro :\ Florcnro pour ainnnor Victor-Kinmanucl et l'Italie à se prononcer on faveur de la France et à entraîner l'Autriche dans lo niC'nio sens. 11 en était temps.
SUITE
Lo '21 août, le i>rince arriva ;i Florciico. 11 rencontra diez son IxMU-itère, coiiimo toujours, les plus chaudes sympathies pour la France; mais quel fond pouvait-il faire sur la parole d'un souverain qui n'avait jamais été le maître chez lui et qui subissait les exigence iun gouvernement occulte? Non seulement nous avions contre nous à celt»^ époque le j)arti Mazzinien, mais les hommes d'État les plus considérables, et le prince Napoléon, nous l'avons dit en parlant de son entourage, ne l'ignorait point.
Cependant (l'explique qui pourra) il continua à se bercer des illusions les plus insensées, et quelques jours après son arrivée dans la capitale de l'Italie il écrivait à son ami Trochu :
(f Je suis envoyé ici par l'empereur et le maréchal do Mac-Mahon pour décider l'Italie et l'Autriche à faire la guerre. Mon opinion est que l'Italie pourrait donner 50,000 hommes dans huit jours, portés à 100,000 hommes dans quinze jours et à 150,000 dans un mois. Je suis sans nouvelles précises et je m'adresse à vous qui avez mon amitié et ma confiance. Dites-moi quelle est notre situation militaire et donnez-moi votre avis sur la direction des soldats italiens, si je pouvais les obtenir; faut-il les diriger par le mont Cenis sur Belfort, ou par les Alpes sur Munich? Dans ce cas la permission de l'Autriche est nécessaire puisqu'on passe sur sou territoire. »
Cette dernière réilexion est aussi profonde que juste et prouve que le prince possède des connaissances également étendues en géographie et en droit.
Lorsque les renseigneiaents qu'il demandait a Trochu lui furent parvenus nons étions si bien battus que non seulement le monde entier laissait éclater la joie que lui causait notre défaite, mais que les Italiens se seraient volontiers joints à la Prusse pour nous reprendre Nice, la Savoie et la Corse. L'armée de Chàlons avait été vaincue et faite prisonnière ta Sedan. L'empereur avait rendu son inutile épée au roi de Prusse, qui lui avait assigné Willielmhœhe, près de Cassel, pour résidence.
Le 4 septembre au matin, le seci'étaire du prince Napoléon, resté au Palais- Koyal, lui maaJail ceqai suit par une dépèche chiffrée :
HISTOIllK DU PALAIS-ROYAL G05
(( Pendant que la Chambre réunie dans les bureaux délibère sur des propositions, la foule envahit les tribunes. La garde nationale proclame la Républi<iue. C'est un fait consommé pacifiquement jusqu'à présent.