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Le canon se fit encore entendre dans la journée et la soirée. ()\) l'enbiidit pre.sijue avec btmheur. Il avait été, pendant tiuatnr mois et demi, la voix de l'espérance. A minuit précis les dernières détonations retentirent.
C'était lini.
Abu's le tocsin se lit entoiidre. Du lent lil mic éuiMiii»., aux ry\^ ,\,> pns ifarmislice! la sorti'p en masse/...
.\u jour, tout était rentré dans l'ordre. Le Ji), lui publiée la convention de Versailles, conclue entre le comte de Bismarck et M. Jules Favre.
L'article !«■• exceptait de l'armistice les départements <le la Côte-d'Or et du .lura, et M. Favre oublia de prévenir l'armée de l'Fst. Celle-ci dut se jeter en .Suisse pour ne pas être faite prisonnière.
En apprenant ce fait inqualitiable, un républicain, M. Cliallemel-Lacoiir, s écria :
« Celui qui a consenti une pareille condition, quel que soit son nom, est un misérable '. » %
D'autre part, Gambetta protestait contre l'armistice par une proclamation affichée qui se terminait par ces mots :
Aux armes ! Aux armes !
Mais, à l'ordre d'aflicher, les prérets répondirent que s'il se mettait en guerre contre l'armistice il serait abandonné des républicains eux-mêmes.
Le dictateur se retira.
A Paris, — dans une longue proclamation où il rendait compte de son mandat. — le gouvernement annulait un décret illégalement rendu par la délégation de Bordeaux et appelait tous les Français à voter, sans catégories, pour les représentants qui leur paraîtraient les plus dignes de défendre la France.
M. de Bismarck l'y avait invité par lettre.
Le gouvernement ayant ensuite songé à diminuer les dépenses de la garde nationale, décréta une mesure aussi injuste quimpolitique, qui devait peser d'un grand poids dans l'avenir, et qui décida en partie ou précipita l'insurrection du 18 mars.
Avant de désarmer la garde nationale, on prétendit lui enlever sa solde, alors que les travaux n'avaient repris nulle part.
Naturellement, les gardes nationaux ne pouvaient accepter la seconde famine