T. I. IG
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successheemetat des diverses provinces, jusqu'à ce qu'en 1071 Tempereur Romain lY tomba luimême entre ses mains. Le trône fut occupé par Michel VIII, qui permit à Soliman d'établir la résidence des Seldshucks à Nîcée. La terreur régnait partout, car si quelques individus avaient encore de la noblesse et du courage, il leur manquait l'occasion de s'en servir : une vie oisive et voluptueuse convenait mieux à la plupart que des travaux glorieux au milieu des combats.
Tel était l'état de l'Europe lorsque le pape Alexandre mourut. Contre son ordinaire, la ville de Rome resta tranquille. Hildebrand, en la sagesse de qui le peuple s'était confié, ordonna un jeâne de trois jours, afin de connaître, par la prière, le choix que Dieu avait fait. Un grand nombre de cardinaux, d'évéques, d'abbés, de diacres, de prêtres, de moines et d'autres clercs allèrent processionnellement à l'église de Saint- Pierre. Là se trouvait déjà une foule innombrable de personnes de tout sexe et de toute condi* tion pour célébrer les funérailles du Saint-Père* Soudain une grande agitation se manifesta dans le peuple et le clergé. Tous s'écrièrent ensemble : « C'est l'archidiacre Hildebrand que saint > Pierre a choisi pour lui succéder \ i^Cet incident
• Toy. Grégoire vn, Epist.,\, 1; Gardio. Arag., p. 304 Pendulph-Pisan (îa Murât., Scr. rer. ItaL, t. ui, p. 304) Acta Vatican, de rehusgesU; Greg.apud Baron., ann. 1073
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donna de T inquiétude à Hildebrand^ . Il monta en chaire pour calmer le peuple et le détourner de ce projet. Mais le cardinal Hugues Le Blanc, voyant le peuple persister dans son choix, se leva et parla en ces termes : « Vous savez , et » vous reconnaissez sans doute, que depuis le rè- » gne de saint Léon, cet archidiacre, cet homme » si sage et si éprouvé, a élevé à un haut degré » de prospérité la sainte Église romaine, et qu'il » a délivré notre ville de bien des dangers qui la » menaçaient. Comme nous ne trouvons personne » plus propre au gouvernement de rÉglise|et à la » défense de cette ville, nous tous, évoques et car- » dinaux, nous l'avons choisi unanimement avec » vous pour souverain pasteur de vos âmes. » A ces mots le peuple s'écria encore une fois : « Saint » Pierre nous a choisi Hildebrand pour seigneur » et pour pape. » A l'instant on le revêtit, suivant l'usage, de la robe de pourpre et de la tiare, puis on réleva sur le siège de saint Pierre *. Alors les cardinaux et les évèques dirent au peuple : < L'archidiacre Hildebrand est le pape que nous
Paul. Bcmr., c. xxvii. Grégoire dit dans «a leltrç : « Ortus est magDus tumultus populi, et fremîtiis, et îq me quasi vesani insnrrexerunt.» Paul. !Beror« dit : « Plurimîs turbis utriusque sexus, diversique ordinis accUmautibus : Eligimiis nobisin pastorem et summum pontificem. »
' Cest ainsi qu'il s'exprime dans sa lettre à Didier, Ep., I, 1. Cardin. Arag., apud Murât., Scr. rer. Ital.^ m, p. 304.
• Pandulph.-PisaD, ap. Murât., p. 304; Card. Arag., ibid.
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» avons élu, il sera notre seigneur et portera le > nom de Grégoire, nous le voulons, et nous le » choisissons* Vous convient*il? — Il nous con-- » vient. '— Le voulez-vous?— Nous le voirions. -^ » L'approuvez-vous? — Nous l'approuvons. »
Plusieurs écrivains rapportent qu'en ce jour Grégoire se livrait de violents combats, qu'il était en proie à une douleur profonde, et qu'il n'acceptait le gouvernement de l'Eglise qu'avec une extrême répugnance ^ Ses premières lettres pontificales attestent le même fait^. Il serait à désirer qu'on connût la vraie cause de cette anxiété dont il parie: mais qui peut pénétrer assez avant dans le cœur de l'homme pour y découvrir des pensées et des sentiments secrets qui ne se manifestent pas au dehors? Est-ce peut-être parce que la manière dont on avait procédé à son élection n'était pas conforme à son jdan^, ou peut-être parce qu'a-
• Card. A'rs^.
> Ainsi U demande (È pis i., i, 1) à Didier, abbé u Monl- Cassin, de venir à Rome, parcfe qu'on peut compLer sur sa prudence. Dans cette lettré 11 s'applique ces paroles de l'Ecriture : « Veni in altitudinem maiis^ et tempestas demersit me, Laboravî damans, raucœ factae snnt fauces mese (Ps. 68). » Il dit encore {Epist. 3) à Guibert, archevêque de Ravenne : « Ad fer en dum on us.... mihi invito etvalde relùclanti impositum est. » Voy. JËpist. 4, à fieatrii. ÊpisL 8 et 9, au duc Godefroi : « Nostra promotio, quae tibi celérisque fidelibus piam de nobis existîmationem et gaudium administrât, ndbis interni dolorîs amaritudinem et nimiœ anxiétatis angustias générât. Epist,^ i, 70, 39.
* On pourrait le 'présumer d'après les lettres 3 et 9> iib. I, et d'après Bennon, Vita Hildebr,, 1. 1, p. 2.
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E1073] DU PAPE GRÉGOffiE VII. 245
vant de s^asseoîr sur le trône ponliilcal, il voulait voir Henri plus clairement prononcé, soit pour le bien , soit pour le mal ? ou est-ce parce que la guerre qii'il devait faire à son siècle ^ sans aucun appui extérieur, se présentait plus vivement à son esprit, et que, comme cela arrive aux grands hommes dajis de$ looments critiques, il voyait tous les obstacles, toutes les difficultés qu*il allait rencontrer sur la nouvelle route qu'il devait parcourir, difficultés qu'il n'avait pas prévues dans des moments plus calmes*? On prétend que le lendemain de spn
* Epist,^ I, 16, 53i
^ Celte dernière rs^ison est la seule cause de ranxiétë de Grégoire. Pour s'eu convaincre, il suffit de lire ses premières lettres. Grégoire éprouve d*abord ce que doit éprouver tout homme qui est élevé à un poste éminent dont il veut remplir tous les devoirs ; ensuite il avait plus que tout autre des raisons de craindre, connaissant paritément la situation de TEglisç, qu'il gouvernait depuis vingt ans. 11 voyait d'un côté les évéques, « qui, comme il ledit y> (9* lettre, 1. i), travaillent plutôt à troubler l'Eglise qu'à » la défendre, et qui, ne cherchant qu-'à satisfaire leur ava- » rice et leur ambition, s'opposent, comme des ennemis, '» à tout ce qui regarde la religion et la justice de Dieu ; » de l'autre, la' mauvaise volonté des souverains, de Tempereur d'Allemagne surtout, qui, n'écoutant pas ses conseils, le forcera, comme il le dit, d'ensanglanter l'épée, et de lui résister jusqu'au sang, pour la défense de la vérité. Telle est la vraie et unique raison qui tourmentait l'esprit de Grégoire. M. Vidaillan, dans une histoire récente de Grégoire VU, a cru découvrir la cause de son anxiété dans l'attente de la réponse de Tempereur relativement à son élection. C't st à quoi n'avait jamais songé aucun auteur ni ancien ni moderne. Cependant M. Vidaillan fait-pro»
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24e VIE ET PONTIFICAT [1073]
élection, après avoir réfléchi mûrement sur les dangers qui l'environnaient, il envoya des légats à Henri, roi d'Allemagne, pour le prévenir du y choix qu'on avait fait, et le prier de ne pa$ y don-? ner son consentement ^. Il lui déclara que s'il y
fes&ioD de nous faire connattre le caractère et Thistoire de Grégoire d'après ses lettres, selon Fadage de Baronias : Epistolan enim historia nulla fidelior atque tuiior^ £h bien, qu'il lise ses letlres,^ surtout la neuvième écrite à Godefroi, et il verra la vraie cause des inquiétudes de Grégoire qui est sa situation politique et religieuse. Le refus de Tempereur à son élection était le moindre de ses soucis, ses lettres n'en disent pas un seul mot. 11 était légitimement élu, que l'empereur y consentit ou qod; aussi Grégoire, sans attendre sa réponse, exerce déjà les fonctions de souverain pontife, il commande en maître. Il ordonne à l'évéque de Florence de dissoudre un mariage illégitime; il envoie des légats, et rappelle ceux d'Alexandre IL II prend des mesures relativement au royaume d'£spagne. Grégoire ne mettait donc pas une très-haute importance aurefusdeTempereur. Si celui-ci avait refusé, il n'aurait pas moins continué ses fonctions. Quand on veut puiser l'histoire d'un homme dans ses lettres, il faat s*en tenir à ses lettres, et ne pas lui prêter des sentiments dont il ne laisae aucune trace. {N. du trad.) *M. Yidaillan, en parlant de cette démarche près du roi d'Allemagne, dit que Grégoire commença son règne par l'hypocrisie.C'est étrangement oublier le devoir d'un historien qui doit raconter l'histoire, mai^ qui ne doit pas la £aire. Grégoire n'est point hypocrite, il agit conséquemment à ses principes. Les bienséances lui prescrivaient d'écrire à l'empereur qui était roi d'Italie. Mais en lui crivant„ que devait-il faire ? lui demander son approbation? c'eût été aller contre ses principes, et entrer dans les prétentions de Tempereur. Que fait-il donc? Il lui expose les circonstances de son élection. Il lui demsinde un refus, lui déclarant que s'il était pontife, il ne laisserait pas ses crimes împujoiis. Peut-on s'expliquer plus franche*^
consentait, il ne laisserait pas impunis les crimes manifestes dont sa conscience était chargée ^
Le roi Henri n'avait pas été consulté sur ce choix*; c*est pourquoi, pour soutenir ses prétendus droits, il se laissa persuader facilement de ne pas Tapprouver . Depuis vingt anson connaissait dans le monde les actions, Tesprit, les efforts de Grégoire, les peines continuelles qu'il se donnait pour changer Tesprît pervers de son siècle; et. malgré le témoignage de ses contemporains, qui l'appelaient un homme pieux, versé dans la science sacrée et profane, aimant la justice et l'équité, fort dans, l'adversité, modéré dans la prospérité, et, selon les paroles de l'Apôtre, distingué pa]:ses bonnes mœurs, pudique, modeste, sobre, chaste, hospitalier, gouvernant bien sa propre maison, élevé convenablement dans le sein de l'Église, et ne devantqu'à son mérite l'honneur de l'archidiaconat *,
ment? Ensuite, il lui demande son consentement, non pas précisément à rélection qui était déjà faite selon les canons . de l'Église, mais à son sacre, acte extérieur qui concernait l'empereur comme roi d'Italie. {Note du trad.)
■ Telles sont les paroles du card. d'Aragon, qui écrivait près de deux cents ans après Grégoire. Aucun autre écrivain tie fait mention de cette circonstance ; de toutes les lettres qu'on a conservées, pas une n'en parle *.
' Lamb.,ann. 1073.
* Nous connaissons déjà les mœurs de Henri ; celles de sou futur antagoniste nous sont connues par son décret
* Grégoire avait alors soixante ans. 11 était d*une petite taille, mais doaé d^un génie extraordinaire. (A^. du Trad,)
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248 VIE ET I^ONTIFICAT [1073]
on avait néafimoins beaucoup à craindre de sa part,
parce que, depuis longtemps, il conduisais les rois
et gouvernait l'Église avec une autorité presque
absolue. Les évéques allemands, ayant appris cette
nouvelle en furent alarmés. Craignant la sévé-,
rite de Grégoire et des recherches sur leur vie
criminelle ^ , ils allèrent tous ensemble trouver
d*é1eclloD. Ce décrel eat un témoignage solennel rendn à Grégoire par tousses contemporaîns,par le clergé et le peuple, et qoi n*a pas été infirmé par ses ennemis. Les évéques allemands le confirment plutôt en exprimant leurs craintes sur sa gi*ande sévérité. Voici ce décret :.« Régnante Dominp nostro Jesu Christo anno clementissimae incarnationis ejus, millesimoseptuagesimo tertio, indicltoneetlunaundecima, 10 kalendas maii, feria secundf^, die sepiilturae. doraini Àlexandri bonse memorix secundi papsD, ne sedes aposlolica diu lugeat proprio destitula paslore, congregati in basilicaB. Pétri adVincula, nos sanctse rçmanae catholicae et apostoliccT Ecclesiœ cardipales, clericl, acolythi, subdia* conî, diaconî, presbyteri, prœsentibusvenerabilibus episcopis et abbatibns, clericis et monachis consentientibus, phirimisturbis utriusque sexus diversique ordiiiis acclamant tibus, eligimus nobis in paslorem et summum pontificem virum religiosum, geminœ scientiœ prudentia pollentem, sequitatis et justitise prsestantissimum amatorem, in ad* versis forem> in prosperis tempera tum et juxta apostoli dictum (Tim., ni,; 2), bonis morU)U3 ornatum, pudicum, modestum, sobrium, castura, hospitalem, domum suam bene regentem, in gremio hujus matris Ecclesiœ a pueritia satis nobiliter educatum et doctum, atque pro yil9e merito in archidiaconatus hoaorem usque hodie sublimatum, Hildebrandum videlicet archidiaconum, quem a modo usque in sempiternum et esse et dici Gregorium papam et apostolicum volumus et appiH)bamus. Placet vobis? Placet. Vultis eum? Volumus. Laudatis eum? Laudamus. — Acta Romœ, 10 kalendœ maii indic- ^ipne undecima. » Labb., t. x, p. 6. ( Note du trad. )
' Lamb. : « Ne vir vehementis ingenii, et acris erga Deuna,
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[107j] du pape GRÉGOIRE VII. 240
le roi, le priant d'annuler celte élection, de la déclarer irrégulière, puisqu'elle avait été fixité sans sa participation, et lui assurant que s'il ne prévenait pas de bonne heure l'entreprise de cet homme, personne n'en souffrirait plus que lui. Le roi envoya donc à Rome Eberard, comte de Nellenbourg, avec ordre de demander aux seigneurs ropiains pourquoi ils s'étaient permis, contre la coutume, d'élire un pape sans l'approbation du roi, et de déposer le pontife élu, ^i son élection était trouvée irrégulière. Grégoire reçut très-bien l'envoyé y et après avoir entendu ses ordres, il lui dit : f Je ix'ai jamais recherché » cet honneur suprême,, Dieu m'en est témoin. Les » Romains m'ont élu et m'ont imposé avec vio-> » lence le fardeau du gouvernement de l'Église ; » mais ils n'ont pu me déterminer à me laisser » ordonner jusqu'à ce que je fusse assuré, par une » députalion, que le roi et les seigneurs de l'em^ »pire teutonique consentissent à mon élection, » Je résisterai encore à leurs instances jusqu'à ce X» qu'un ambassadeur du roi vienne m'assurer de ^ sa volonté.» Sur cela le comte retourna en Allemagne. Le roi, satisfait de la réponse de Grégoire, donna des ordres pour son sacre', qui eut lieu le jour de la Purification de l'année suivante, car le
ûdei districtius eos pro negligenliis suis quandoque disculeret.
* Lamb., aoD. 1073, ci d'après lui> en vieil allemand, TschiidiEydsgen. Geschicht, 1" Theil, p. 25.
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roi avait envoyé à Rome l'évoque de Verceîl, chancelier du royaume d'Italie, pour confirmer l'élection. Il n'y a donc que les ennemis acharnés de Grégoire qui aient pu soutenir que son élection n'était pas régulière '.
Hildebrand prit le nom de Grégoire par affection et par reconnaissance pour Grégoire VI, son ancien mattre. Il se nomma Grégoire VII, pour détruire l'opinion de ceux qui avaient regardé comme irrégulière l'élection de Grégoire VI *•
Grégoire fit de sérieuses réflexions sur ce qu'il avait déjà fait et sur ce qui lui restait encore à faire pour la poursuite de son plan. Il avait depuis longtemps fixé le but où devaient atteindre tous ses efforts; ce but était l'indépendance de l'Église, l'élévation de son autorité au-dessus de celle de toute autre puissance, le triomphe de l'autel sur le trône, le triomphe des choses célestes sur celles de la terre, en un mot le triomphe de l'Église sur l'État, Par cette victoire il espérait obtenir la réforme de l'Église. Pour y arriver, deux chemins se présentaient devant lui, cdui de la paix et celui de la guerre; mais qu'on suivît l'un ou l'autre, il fallait soumettre un pouvoir qui, jusqu'à présent,
* L'abbé d'Urspei^, an 1073 , dit : « Cum absque regîs consensu, solistantum RomaDis faventibus hune apicem conscendisset ; sunt qui illam noD caQonice consUtulum, sed lyrannice papalum sibimet asseverent usurpasse, pro qua re et a nonnuUis episcopis abdicalus est.
' Baron., Annal.^ aun. 1073.
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n'avait pas voulu reconnaître la liberté derÉglise^ et qui avait toujours partagé le gouvernement ecclésiastique : ce pouvoir était la puissance tem* porelle, et surtout son représentant, l'empereur d'Allemagne.
Voici les pensées qui étaient profondément gravées dans l'esprit de Grégoire : L'Église de Dieu doit être indépendante de toute puissance tem* porelle; Tautel est seulement pour celui qui^ par une succession non interrompue, succède à saint Pierre^; l'épée du prince est sous lui, vient de lui, parce que c'est une chose humaine : l'autel, le siège de saint Pierre, relève de Dieu et vient de lui seuP. L'Église est maintenant dans le péché, parce qu'elle n'est pas libre ^ parce qu'elle est attachée au monde et aux hommes mondains^ : ses ministres ne sont pas légitimes, parce qu'ils ont été institués par les hommes du monde et qu'ils ne sont que par eux ce qu'ils sont. C'est pourquoi on trouve dans les oints du Christ, qu'on appelle les inspecteurs des Églises, des désirs et des pas* sions criminelles ^; ils ne recherchent que des choses terrestres^, parce qu'ils en ont besoin, étant attachés au monde; de là, on ne voit, dans
* Epist.y III, 18.