‹ Histoire du pape Léon xiiChapitre 17 sur 37 · CHAPITRE XIJ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIJ

CaACITK A LES TEUX FIXES SUR COSfSALTI. II. FAIT ÉlXTEK A FIE VU UX TOBIBEAU SUE LEQUEL LE FONTIFE EST ASSIS ENTEE LA SAGESSE ET LA FORCE. LE TIGOHTE 9E CLEE- MONT^TONKEEEE FEOMU A LA NCSTTÉl^E nrX€m KOHAI^. LE CAEl^IICAL FESOi. EEIO^SE A CEUX QUI LE PEOVO-

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FUAirr LE FAFE »E :«OMMES X. DE FCVS AlMEE^ISTEATECK mr DIOCÈSE DE LlOSf. LE FAFE TOMBE MALADE. LETTEE DU DUC DE LATAL AU TIGOMTE DE CHATEAUEEIAZJCDv MI- NISTEE DES AFF AXEES STEANGÈEES DE^FEA^CE. C0]!(C0UX5 EUEOFÊEH FOUE NOMMEE D ACGOED UN FU9TIFE. LA COUE ftOMACfE, DANS LES DEUX DSENIEES SÈCLES, S^A FAS COMMIS DE FAUTE QUI ATTESTE SA TTEANNLE OU S09 AMBITION : ELLE FEUT SE EEFEOCHEE SEULEMENT UN ACTE DE FOIBLESSE. CELUI QUI L^^A COMMIS EN EEND COMPTE.

Oi «voit en même tenqpsks j«Qs.tbbéss«rks dxL cardmal Conâairi ; il ks en^ikijrok (TwMi maiûère di^e de son grand corar et dt sa générosité. Déterminé à âûre éierer un tombera à son maître Pie YU^ il conieroit ayec le célèbre scolpteor Thorwaldsen^ digne ém.nle de Gmo¥a. Son Eminence avoit commandé à cet

illustre Danois le mausolée de ce Pape . Le Pontife devoit être assis sur la chaire pontificale. Deux figures étoient à ses côtés : Funerèprésentoit la* Sagesse^ Tautre la Force^ pour faire allusion aux deux vertus principales qui ont caractérisé ce règne dans la bonne et dans la mauvaise fortune. Ce n^étoit pas cependant la sagesse qui étoit venue poser une couronne à Paris ; mais c^étoit bien la force qui avoit résisté dans les fers, et qui avoit vaincu le vaitiqueur

de tant de rois. Thorwaldsen avoit reçu de Son

Ëminence, pour ce long ouvrage, une somme très-considérable.

On surprit en ce moment une preuve de gratitude donnée par le Pape.au cardinal de Clermont-Tonnerre. Le vicomte, frère du cardinal, fui nommé prince romain, pour jouir de ce titre lui et sa postérité dans Tordre qu^il plai- Toit au titulaire d^établir. Il pouvoit ainsi laisser ce titre de prince à un puîné, au lieu de le donner à un aine de la famille.

Nous n'avons encore que peu parlé du cardinal Fesch. Il résidoit à Rome. Il avoit peu agi pendant le conclave : dans les premiers momens, presque seul, il avoit témoigné du zèle pour défendre le cardinal Consalvi, que tous ses ennemis attaquoient presqu^à la fois. Au milieu des débats, une voix solitaire s'étoit élevée pour

donner, disoit-^Ue, le moyen de faire dépenser Pexclusion de la France ; <( Portons nos voix sur le cardinal Fesch^ la Franc^ lui appliquera son exclusion; après aoUs n^aurons plus rien à craindre de cette résistance, i» Mais il fut répondu victorieusement à cette menace : « Essayez; nommez le cardinal Fesch, établissez un gouvernement qui regrettera Napoléon et ses fautes, qui interviendra pour Texcuser dans toutes les aflfaires où sa mémoire sera compromise; irritez les anciens geôliers de cet homme si illustre ; embarrassez-vous vous-mêmes dW maître dont vous connoissez cependant le caractère ; livrez les dogmes à des dépits, accablez dW poids intolérable la barque de saint Pierre, et vous ne tarderez pas à être bientôt punis de votre pétulance. Craignez aussi que la France, bien avisée, ne ménage son exclusion et ne ramasse pas le gant ; alors vous gémiriez devoir fait ce qu^aucun de vous ne désire. » La voix solitaire se tut, et la France n^eut pas à déployer une rigueur qui altère plus ou moins la concorde, et jette des semences de mécontentement et de trouble.

Cette faute, car ç'^en fut une, d^avoir écouté ce conseil seulement un jour, eut cependant un résultat qu^on n'^attendoit pas. Le gouvernement du roi pensa à réprimer pour jamais ce

zèle qui avoit ses dangers pour Rome et pour nous. Louis XVIJI écrivit au Pape une lettre sage, fortement' raisonnée, qui expliquoit les angoisses de Lyon, privée, par une nécessité invincible, de son archevêque.

« Très-Saint Pebb,

» Des circonstances graves, et qui sont bien connues de Votre Sainteté, ont éloigné, depuis plusieurs années, de l'Eglise métropolitaine de Lyon, son premier Pasteur. Comme il devient chaque jour plus urgent de pourvoir aux besoins spirituels d'un siège si important, nous avons jugé convenable d'avoir recours à l'autorité du Saint Siège apostolique pour faire cesser cette fâcheuse situation, en suppliant Votre Sainteté de nommer une personne capable de gérer et d'administrer ledit ai^chevéché de Lyon, jusqu'au moment où il pourra être occupé par un titulaire de notre choix ; en conséquence, nous supplions Votre Sainteté d'accueillir avec bonté la demande que nous lui faisons, de nommer en qualité d'administrateur dudit archevêché, le sieur Jean-Paul-Gaston de Pins, évêque de Limoges; tt comme ce Prélat ne pourra exercer ces nouvelles Conctieiis sans être préalablement revêtu du caractèr€( d'archevêque, nous prions également Votre Sainteté de vouloir bien accorder audit évêque de Limoges, uj^ titre d'archevêque inpartibus infidelium^ en lui faisant expédier les lettres, bulles et provisions apostoliques requises et nécessaires, suivant les mémoires plus amples qui lui seront présentés à cet effet. La connoissance particuUère que nous avons de l'intégrité de la

vie de ce Prélat, et de ses mœurs, piété, doctrine, capacité et autres recommand^bles qualités, nous per-» su^de qu'il emploiera tout sop zèle et son applicatipii au service de la nouvelle Eglise qu'il sera chargé d'administrer, et que nous aurons lieu de nous applaudir de la faveur que Votre' Sainteté daignera lui accorder à notre recommandation. En sollicitant ce nouveau témoignage de la bonté paternelle de Votre Sainteté, nous nous empressons de lui renouveler les assurances de notre sincère affection et de notre respect filial. *Sur ce, nous prions Dieu qu'il vous conserve, très-Saint Père, longues années au régime et gouvernement de notre mère sainte Eglise. Ecrit en notre château des Tuileries , le dixième jour du mois de décembre^ l'an de grâce 1823, et de notre rè^e le vingt-neuvième.

» Votre dévot fils le roi de France et de Navarre,

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