‹ Histoire du Pape Urbaith IV et de son temps, 1185-1264Chapitre 36 sur 42 · D. Martèns. Thésaurus novus aneedolorum. pig · texte numérisé non relu

D. Martèns. Thésaurus novus aneedolorum. pig

11 pourra conférer des hénéflces dans les églises cathédrales ou autres à cinq de ses clercs qu'il jugera les plus méritants.

11 pourra retenir près de lui, sous ses ordres, quelques frères Prêcheurs et Mineurs et s'en servir au besoin pour menacer des censures ecclésiastiques les contradicteurs de sa légation.

Il pourra accorder une indulgence de trois ans à tous les fidèles qui, vraiment pénitents et confiasses, assisteront à la dédiciice des églises de Chartres, de Rouen et de Laon.

H pourra instituer des chanoines dans les cathédrales ou les collégiales , pourvu qu'il ohtienne Tiussentiment des prélats, à qui appartient la collation do ces prél)endes et de ces dignités.

H pourra dispenser cinq clercs qui cumuleraient plusieurs bénéfices, quand même la charge d'âme y serait atUichée, )K)urvu que les bénclices leur aient été canoniipiement proposés.

Il pourra transférer à d'autres les bénéfices des clercs cjui seraient morts à son service; et U»s clercs attachés à sa légation jouiront des revenus de leurs bénélices comme s'ils observaient la résidence.

Si les affaires de la légation l'exigent, il pourra convoquer un concile, même général.

Il aura le droit de permettre aux femmes de race no!)le, une fois par an, l'entrée dans les monastères de l'Ordre des Cisterciens et des Clarisses.

11 jouira du plein pouvoir de frapper des censures ecclésiatiques, selon l'exigence des cas, les prélats, les chapitres, les couvents, les ducs, les marquis, les comtes, les barons et tous les autres membres de la noblesse, les recteurs, les baillis, les podestats, les conseillers, les universités, les peuples, et toutes sortes de i)ersonnes ecclésiastiques et séculières, quand même elles appartiendraient à l'ordre Teutonique, ou aux Templiers, aux IlopiUiliers de Jérusalem, aux Cisterciens, aux frères Mineurs et Prêcheurs ^.

Urbain lY ne se contenta point d'investir son cardinal-légat de pouvoirs presqu'illimités; il écrivit aux archevêques, évoques, abbés, prieurs de toutes les provinces ecclôsiastiques de France, pour leur recommander ?on représentant. Il commence par retracer sous les couleurs )es plus sombres la position misérable des habitants de Naples et de Sicile, c Comme une ff bonne et tendre mère dit-il, l'Eglise romaine a désiré et

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