‹ Histoire du Parlement de Normandie (volume 3)Chapitre 16 sur 34 · C^ HISTOIRE · texte numérisé non relu

C^ HISTOIRE

confesser des fautes , subir des censures. Des places avaient été préparées pour tous ces officiers dans la grande salle du^château, où l'Echiquier tenait ses audiences; d'anciens arrêts de cette cour réglaient les rangs entre les divers ordres; et Jes termes en étaient si précis , qu'il ne pouvait guère s'élever de conflits à ce sujet.

Ordre des se- » . , j>i-. ••*.*.

à l'Echi- -^^^ Sièges d en naut^ paraissaient tous ensem-

ances

qaiei. ^^ les seigncurs tenans l'Eschiquier^ les maistres

de l'EschiquieTy comme on disait aussi , sauf, toutefois, les présidents dont la chaire était placée plus haut encore. Tous ces sièges avaient été ornés avec magnificence , et souvent les registres parlent « du parement du siège des seigneurs tenans TEschiquier * . » Nul autre que ces grands personnages , « de quelque estât qu'il fust , ne s'y devoit aller seoir, sous peine d'être honteusement expulsé par les sergents ordonnez à garder les huis , et à faire le silence à l'Eschiquier ^ » ; à ces seigneurs seuls était loisible d'appeler à venir, siéger près d'eux ceux qui leur avaient paru dignes de cet insigne honneur. On avait vu ainsi, un jour, Guillaume de Harcourt, comte de Tancarville, « appelé à soy seoir auprès du président , non pas

' Jteg. Echiq., 1390 et d'autres.

* Rtg. Echiq., 16 avril 1453; et Reg. de 1464.

DE L ECHIQUIER. g;

comme comte ( dit expressément le registre ) 9 mai$ pour ce qu'il estoit du sang royal *,n Le même honneur, décerné un autre jour au commandant d'une galère , messire Aniel Perroche , avait pu étonner davantage les assistans. Mais ce Perroche était serviteur de Ferrand , roi de Naples ; il se disait son parent, et on en avait agi ainsi « pour lonneur du roy de France et duroy Ferrand*». Enfin, un jour , Roger Gouël , sénéchal de l'archevêque de Rouen, «fu appelé à soy seoir au premier banc où se siéent les advocas du roy , non pas à cause de son office, mais pour lonneur de sa personne, et qu'il estoit notable homme ^. »

Des deux côtés du bureau des maîtres ^ sur des sièges un peu moins élevés que les leurs, siégeaient à droite les évêques, les abbés, prieurs, doyens des églises cathédrales ou collégiales : c'était le siège des gens d'église; à gauche, au siège des nobles 9 étaient les comtes, barons et chevaliers, ^et non autres sinon nobles personnes. » Encore n'était-ce «qu'au cas où il y auroit assez place, sansempescher les barons et chevaliers. »

* Aux piéz des seigneurs tenans l'Eschiquier » , ne pouvaient s'asseoir que les baillis , les vicomtes ,

' Beg. Echiq.j 23 octobre 1466.

> Beg. Echiq.y 1474.

3 Reg. Echiq., 1469.

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