‹ Histoire du Parlement de NormandieChapitre 17 sur 35 · PHILOSOPHIE, DONT ILS PRENAIENT LES ORDRES, SOM · texte numérisé non relu

PHILOSOPHIE, DONT ILS PRENAIENT LES ORDRES, SOM

le savoir2. » De nombreuses familles regrettaient,

1 Bcg. secr. , 2 mar» 1763.

» Lettre de D'Alembert à Voltaire , 4 mai 1762.

pour la jeunesse, des instituteurs habiles à former son cœur, à éclairer son esprit, décents d'ailleurs et réguliers par état. A Rouen donc , à Caen , et dans la province tout entière , beaucoup ne virent pas sans douleur tomber l'institut des Jésuites ; et bien des circonstances montrèrent qu'il s'en fallait que cette mesure fût au gré de tous. Uans Rouen, on trouva long-temps affichés , chaque jour , des placards qui déplaisaient fort au Parlement , et dont il faisait chercher activement les auteurs. Il courut à Caen de prétendues lettres de jussion , où était censuré l'arrêt du 12 février1. Beaucoup d'écrits circulèrent dans la province ; un , entre autres , très vif, apologétique des Jésuites, et amer pour le Parlement de Rouen , intitulé : Lettre de l'évêque

de B au Roi, sur l'affaire des Jésuites2. Les

collèges établis après la fermeture de ceux des Jésnites , ne comptèrent pas , d'abord , autant d'élèves ( à beaucoup près ) que les anciens , des pères de famille regrettant les anciens maîtres, et ne voulant point conGer leurs fils aux nouveaux. Ces regrets ne purent que s'accroître encore, quand on vit avec quelle rigueur le Parlement poursuivait son œuvre de proscription et faisait exécuter ses arrêts. Il fallait qu'on eût été bien loin , pour qu'en 1 776 encore, dans un Éloge ( assez chaleureux d'ailleurs)

• Reg. , 31 mars 1702. * Rtg. , 5 juillet 1762.

3)0 PARLEMENT DK NORMANDIE.

du Parlement de Normandie, que l'Académie de Rouen couronna, l'auteur [conseiller en ce Parlement ) plaignît sa compagnie « d'avoir été forcée, pour anéantir le corps des Jésuites , d'en traiter

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