AUTRES DE L'ARTILLERIE DE L*HOTEL-DE- VILLE
■ Lettre du procureur général Durand de Missy au chancelier D'Aguesseau , 23 septembre 1729.
* Les six livres de la République , de J. Rodin, Angrûn, liv. I , chapitre 10.
• An:hi\*s de Vhàtel-de -ville de Rouen, liasses, lettre» de sept. 172».
«M F1BLEMEST DE lOlliKME.
D'Aguesseaa ) est une vertu itsenee au rmi; et te seul partage des juges est ta szsnœ. Un ou deux exemptes, qui ont pu être ignorés, ne sauroient prescrire comtre des principes si inviolables; il auroii fallu une approbation expresse du roi pour tes autoriser. Il serait donc bien difficile que le roi put approuver l'arrêt par lequel te Par lemeni a cru devoir faire grâce à trn femme IJnoye. Celte conséquence qu'on tire de ce qui s'est passé en d'autresoccasions, serait, à la rigueur , une raison suffisante pour obliger le roi à s'expliquer de telle manière, sur ce qui Tient d'arriver au Parlement de Rouen, que le silence ne pût plus, àravenir,être pris pour une approbation* Hais toute rigueur doit cesser dans une conjoncture qui ne peut inspirer que la douceur et l'indulgence. S'il est pardonnable à des magistrats d'oublier pour un moment les limites de leur pouvoir, c'est sans doute dans le premier transport d'une joie qui ne connoît point de bornes. Mais si S. M. veut bien dissimuler cette espèce d'excès, dont le principe est si louable, il faut, néanmoins, pour en prévenir les conséquences, que les choses rentrent dans le cours des grâces ordinaires, et que l'autorité de S. M. supplée ce qui a manqué à celle du Parlement de Rouen. Ainsi , la prisonnière, trop heureuse , que votre compagnie a fait mettre en liberté, peut avoir recours à la clémence du roi ; et je présume de sa bonté qu*il ne portera , volontiers . en faveur de la joie présente,