‹ Histoire du Parlement de ParisChapitre 167 sur 217 · CHAPITRE LVIir · texte numérisé non relu

CHAPITRE LVIir

ce pontife, les parlemens et le clergé soutinrent à Tenvi les droits de la couronne contre les entreprises de Rome ; concert heureux qu'on n'avait pas vu depuis Louis XII. Le parlement même parut très disposé à délivrer entièrement la nation du joug de l'église romaine, joug qu'il a toujours secoué, mais qu'il n'avait jamais brisé.

L'avocat-général Talon, et le procureur-général Harlai, en appelant comme d'abus d'une bulle d'Innocent XI (1687) , firent assez connaître combien il était aisé que la France demeurât unie avec la chaire de Rome dans le dogme, et en fût absolument séparée dans tout le reste.

Les évêques n'allaient pas jusque là ; mais c'était beaucoup que le clergé, animé par le grand Bossuet, démentît solennellement (1682) la doctrine 4u cardinal du Perron , qui avait prévalu si malheureusement dans les états de 161 /j.

Ce clergé , devenu plus citoyen que romain , s'expliqua ainsi dans quatre propositions mémorables :

1 . Dieu n'a donné à Pierre et à ses successeurs aucune puissance, ni directe ni indirecte, sur les choses temporelles.

2. L'église gallicane approuve le concile de Constance, qui déclare les conciles généraux supérieurs au pape dans le spirituel.

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