CHA.PITRE LXIX
Le parlement mécontente le roi et une partie de la nation. Son arrêt contre le chevalier de La Barre, et contre le général Lally.
Qui pouvait croire alors que dans peu de temps le parlement éprouverait le même sort que les jésuites? Il fatiguait depuis plusieurs années la patience du roi , et il ne se concilia pas la bienveillance du public par le supplice du chevalier de La Barre et par celui du général Lally.
Ce corps déplaisait bien plus au gouvernement par sa lutte perpétuelle contre les édits du roi que par ses cruautés envers quelques citoyens. Il semblait prendre à la vérité le parti du peuple , mais il gênait l'administration , et il paraissait toujours vouloir établir son autorité sur la ruine de la puissance suprême.
Il s'unissait en effet avec les autres parlemens, et prétendait ne faire avec eux qu'un corps , dont il était le principal membre. Tous s'appelaient alors classes du parlement : cq[\x\ de Paris était la première classe, chaque classe fesait des remontrances sur les édits, et ne les enregistrait pas. Il y eut même quelques uns de ces corps qui poursuivirent juridiquement les commandans de