INTRODUCTION XIII
voulu payer ma dette à la magistrature d*autrefois et m*éloigner des tristesses présentes. De graves enseignements se découvrent d*ailleurs dans la vie laborieuse de ces ancêtres et dans le rude enfantement de leur état social. On n*aura pas de peine à croire que cette histoire du Parlement de Toulouse m'a coûté de patientes recherches, de nombreuses veilles et de difficiles travaux. La loi du travail étant divine, je me suis efforcé de tracer mon sillon.
Je D*ai pas eu sous la main les registres secrets des Parlementaires toulousains, ces registres mystérieux qui recelaient tant de délibérations, dont le bruit ne dépassait guère le seuil de la grand' chambre ou de la chambre Dorée. Ils ont été emportés, au moment de la Terreur, par quelques parlementaires, réfugiés en Espagne. Les pages en ont été sans doute déchirées ou brûlées, et s'il en reste quelques débris, ils dorment, perdus dans un coin obscur d'une ville espagnole. Par les chroniqueurs et les pamphlétaires, on connaît, en substance, les plus graves décisions de ces séances à portes closes. Mais j'ai eu sous les yeux le vieux Catel, Tannaliste de Rozoi, Lafaille tournant un peu à tous les vents, se mettant toujours du côté du plus fort et étant un écho plus qu'une voix, les bénédictins dom Claude de Vie et dom Vaissette et leurs continuateurs, La Rocheflavin € qui c se peina bien des années, à fouiller le passé »,le procureur Gabriel Cayron, les arrêtistes Géraud de Maynard, Simon d'Olive, Catellan, Cambolas, Laviguerie, de savantes et curieuses notices de MM. Astre, Fons, Be-