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CHAPITRE XIV

Avènement de Henri II. — Composition du Parlement. — Projet de réduire les charges. — Les barbes blanches. — Suppression de la chambre des requêtes. — Les grands jours au Puy. — La peste. — Le Parlement reste à Toulouse. — Mesure pour ramener le peuple et la prospérité. — Les désordres de la Guyenne devant le Parlement. — Le Parlement de Bordeaux jugé par le Parlement de Toulouse. — Harangue du chancelier Olivier. — La taille et les impositions extraordinaires. — Nombre des procureurs. — L'inquisition. — Supplice des protestants. — Les grands jours à Béziers. — Le présidant Michel Dufaur de Saint-Jory, baron du Parlement. Querelle des États et du Parlement. — Châtiment contre les défaillances des prêtres. — L'évêque Jean de Lcttcs. — Un paniphlet. — Réponse du président Jean de Mansencal. — Décision de la Sorbonne. — Signe de royale affection de Henri II. — Rigueurs contre les protestants dans la province.

— Le visionnaire Postcl. — Résistance à un édit bursal. — Les présidiaux. — Jean de Coras. — Antoine de Lautrec. — Marc-Antoine Muret. — Université florissante. — Ligue des États et du Parlement contre la réforme et contre la création de nouvelles charges. — Supplices des protestants. — Bandes armées. — Volonté du roi. — Gages ■du premier président. — Prérogatives du premier président. — La peste.

— Menace d'une invasion espagnole. — Bataille de Saint-Quentin. — La magistrature, quatrième ordre dans TÉtat. — Rétablissement de la chambre des requêtes. — Plaintes des États. — Défaite de Gravelines. — Lettres de jussion au Parlement. — Fêtes à la Cour et mort de Henri II. — La peste. — Deuil du Parlement. — Avènement de François 1 1 .

A ravènement de Henri II, le Parlement envoya au nouveau roi une députation chargée de lui apporter les hommages de la compagnie et de lui exposer la situation

du ressort. Quelques jours après, Henri £1, par lettres patentes rappelant la vieille et glorieuse origine du Parlement de Toulouse et ses traits de ressemblance avec le Parlement de Paris, Tautorisa à poursuivre le cours de la justice dans la province. Le Parlement de Toulouse se composait, en cette année 1547, de quatre présidents, cinquante-six conseillers, parmi lesquels étaient compris Georges, cardinal d'Armagnac, évoque de Rodez, et Briçonnet, évoque de Nîmes, un procureur général et deux avocats généraux. Sous Henri II, on se plaignait de ce grand nombre de magistrats, qui croissait tous les ans. Il allait être de cent cinquante sous Louis XIII.

Les officiers du Parlement confirmés en leurs charges par Henri II étaient ; MM. Mansencal, premier président ; Sarta, Dufaur, Bertrand, présidents à mortier ; les évêques de Rodez et de Nîmes ; Azalbert, président aux enquêtes; les conseillers Saint-Martin, Dugabre, Tournoêr. Février, Sarny, Deymier, L'Hôpital, Saint- Pierre, Lamamie, Cavaignes, Berbiguier, Forest, Fabre, Gabier, Golfin, d'Aussonne, Robert, Lagarde, Nupces, Reynier, Rességuier, Roguier, Sacaley, Malenfant, Bagis, Daffis, Molinier, Teula, Paulo, Malras, Séguier, Dusolier, d'Alzon,Hebrard, Gargas, Lautrec, Cormardi,Papus,Séguy, Doujat, Engilbaut, Bonald, Lauselergue, Bernuy, Benoit, Sabatier, Lafiteau, Catel, Carrière, Caulet, et à leur suite venaient Burnet, greffier civil ; Tournoir, greffier criminel; Deygua, Mansencal, avocats du roi; Sabateri, procureur général.

Les premiers jours d'un règne sont pleins de promesses et d'espérances. Pendant qu'une ère de paix semblait renaître, Henri II annonça au Parlement son

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