CHAP. XXVIII. — LE PAPE ET LE PARLEMENT
Montpellier saisissaient leurs biens. Quand ils payent, le Parlement lève les saisies. Si les syndics de la province négligent de rendre leurs comptes, ils sont aussitôt mandés devant la Cour. Le pape trouve ie Parlement devant lui toutes les fois qu'il veut exercer, dans le royaume, une puissance arbitraire ; il essuie le refus d*enregistrement des bulles nommant le légat d'Avignon, qui déléguait, à son tour, Farchevêque d'Urbin pour son vice-légat, avec autorité sur les sièges d'Embrun, Vienne, Arles, Aix et Narbonne. Les protestants, ne pouvant plus enlever aux catholiques leurs églises, leur prenaient leurs cimetières ; un arrêt les en chassa. Il arrivait parfois que des gens du roi, trop emportés, lançaient, sans raison, de graves accusations contre leurs collègues. Il en coûta 3oo livres de dommages à Armaid de Jessé, substitut du procureur général et à Henri de Salé, avocat du roi au siège de Béziers, pour avoir légèrement incfiminé la conduite d*Étienne Forcadel, magistrat présidial au môme siège, avec injonction d'abandonner leur accusation. Quelques jours après, le Parlement supprima le juge d'appeau du comté de Foix; il enregistra les lettres du roi, qui confirmaient les privilèges des capitouls et des bourgeois et celles qui réunisssûent la Navarre à la Couronne.