‹ Histoire du Parlement de Toulouse (volume 2)Chapitre 240 sur 295 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

Le barreau à la fin du seizième siècle. — Les plaidoycrs'dc Jacques de Puymisson. — Pressentiment de Jacques de Puymisson. — Claude de Terlon. — Etienne Molinier.— Martres. — Durand. — Jean Cardonne. — Jacques de Lagorrèe. — Ferrières — Toumier et les autres avocats. — Les avocats généraux. — Pierre de Beloi. — Pierre de Caumels. — Le procureur Gabriel Cayron. — Vers de Maynard. — Gcraud de Maynard. — Éloquence judiciaire sous Henri IV. — La discussion des parlementaires à la chambre du conseil. — La langue française à la fin du seizième siècle. — Les dimanches d*été au château de Saint-Jory.

A la fin de ce seizième siècle, le barreau est sorti de cette période qui a été appelée l'âge religieux de réloquence judiciaire. Il s'est dégage des origines sacrées de Téglise ; la science des livres saints n^est plus la seule science, un plaidoyer ne ressemble plus à un sermon, et le temps est passé où les avocats rattachaient leurs plaidoiries à un texte des évangiles ou des psau* mes, et les plaçaient sous une céleste invocation. L'érudition profane a remplacé l'érudition religieuse, et souvent elles se mêlent et se confondent sur les lèvres des avocats. Au lieu de rappeler sans cesse les décisions des papes et des conciles, le barreau se passionne pour l'antiquité reconquise, mais il s'égare à la poursuite de l'éloquence judiciaire, sans pouvoir l'atteindre. A Paris ou à Toulouse, les avocats ont beau prendre ou recevoir les magnifiques surnoms de Cicé-

Page 1