CH. X. — AFFAIRES RÉSERVÉES A LA GRAND*CHAMBRE
Si les crimes constituaient une révolte contre le roi ou une trahison, le roi pouvait pardonner, selon son bon plaisir, sans que le Parlement e"Ût le droit de rechercher la vérité des faits exposés à son audience d'entérinement. Il entérinait ces lettres de pardon, hors la présence des condamnés, en accomplissant ainsi une pure formalité. Le roi prenait alors sur lui toute la justice ou l'injustice du pardon.
C'est le greffier en chef qui lisait ces lettres ou édits du roi et, en son absence, le greffier criminel ou le greffier des présentations, ou un secrétaire évangéliste. Parfois même, le greffier audiencier se chargeait de cette lecture ainsi que le fit le greffier Lacombe, à une année de peste et pendant la maladie des grands greffiers. Quand ces greffiers se dispensaient sans motifs de ces sortes de lectures, on les condamnait à l'amende. Le Parlement les traitait sans merci.