‹ Histoire du Parlement de ToulouseChapitre 86 sur 182 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Procès en usurpation de litres de noblesse. — Remontrances. — Arrêts divers. — Canal des deux mers. — Entrée du duc de Verneuii. — Colbert et le Parlement. — Droit d'asile. — Abrogation des édits de' tolérance. — Amoindrissement de la chambre de l'Édit. — Sa translation à Castelnaudary. — Jugement sur la chambre de TÉdit de Castres. — Ses magistrats célèbres. — Suppression de la chambre de rÉdit de Castelnaudary. — Ordre aux parlementaires réformés de se démettre de leurs charges. — Henri d'Aguesseau intendant. — Mort de Riquet. — La régale. — Un chanoine condamné à mort. — Le duc du Maine, gouverneur du Languedoc. — Le duc de Noaillcs commandant des armées. — Naissance du duc de Bourgogne. — Nouvelles rigueurs envers les protestants. — Emeutes. — Pillards. — Destruction de temples protestants. — Le dragon de Tessé. — Combats et supplices des protestants. — Mort de Colbert. — Louvois. — Démission de Tintendant d'Aguesseau. — Edits nouveaux contre les protestants. — Esprit de tolérance du Parlement. — Son intolérance. — Mystérieuses négociations. — Conversion forcée des protestants. — Les protestants quittent la France.

Pendant la période des Grands Jours s étaient élevés de toutes parts, des procès en usurpation de titres de noblesse. On était à la veille des immortelles railleries de La Bruyère contre les parvenus, et des mépris de Saint-Simon pour ces vaniteux gentillàtres qui vantaient sans cesse leur arbre généalogique, leurs écussons et leurs quartiers, leurs donjons et leurs châteaux à tourelles. En Languedoc, barons, comtes et marquis croissaient et multipliaient, prenant à témoin leur antique

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origine et s'efforçant d'enfoncer plus avant, dans leur histoire confuse, les racines éparses de leur lig^nage. La justice leur demanda souvent la preuve contestée de leurs titres et de leurs privilèges : beaucoup d'entre eux n'en persistaient pas moins, à vouloir, sans droit, rehausser leur blason et étendre leur droits seigneuriaux au-delu de leurs domaines.

Au moyen Agejcs fabliaux populaires se vengent, par leurs malices, de l'oppression féodale, mais ils ne réprirn<;nt pas les abus que les nobles faisaient de leur puiss.mco. Sous Louis XIV. la vérificalion prescrite par le Conseil du roi eut plus de vigueur et de portée, et atteignit la noblesse à tous les degrés de sa hiérarchie. On eut le tort de laisser cette tâche grave et délicate à (les agents dont l'indélicatesse et la cupidité soulevèrent dos récriminations violentes. Il fallut qu'un arrêt du ('onscil suspendît leurs opérations, qui ne tardèrent pas à rire reprises par de plus vigilants et de plus loyaux commissain»-;, ^

Les remontrances pâlissent et ne sont plus qu'une vniiie iinngc d<'s remontrances d'autrefois. Une ordonnance royalt* de i()G7 ne les autorisa, qu'après l'enregistrenuMit des édits et déclarations. Il en sera ainsi pendant tout le règne : los Parlements ne reprendront liMirs riMnontrimces aviint les arrêts d'enregistrements iju'en 1715, après la mort du grand roi. La Fronde, vaincue, tout s'incline : les Parlements désertent la viv* politique et se renferment dans la vie judiciaire. V,n ilehors de quelques arrêts importants, on n'aper- ^M>it. sur les registre"^, que des arrêts sans intérêt pour l'histoire. On ne peut que noter, au passage, l'arrêt qui

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