‹ Histoire du passage des AlpesChapitre 39 sur 48 · S HISTOIRE · texte numérisé non relu

S HISTOIRE

craîoteset par leurs Taîn«ft clamears.

Cette addition de Tite-Live à l'original de Polybe, change d'une manière absurde la direction de la jroute indicjuée par Tauteur grec. En quittant llsle des Allobroges pour traverser le territoire des trois nations mentionnées par Tite-Live , dont la position géographique est trèsTbien connue, on est complètement désorienté. On ne comprend pas pourquoi Anqibal , ayant déjà nécessairement traversé le pays Tricastin (i) pour aller dans Tlsle des Allobroges, otfplus exactement jusqu'à Vienne y leur capitale , il redescend ensuite dans le même pays des Tri^ castini jusqu'au-dessrous d'Orange , c'est-àdire, à peu près à l'endroit oii son armée avoit traversé lé Rhône, marche directe et rétrograde de 230 milles au moins, qui au« roit employé quinze ou seize jours sans qu& Tarinée eût été avancée d'un seul pas. Mais ce n'est pas tout : Tite-Live lui fait de plus traverser la Durance au-dessous d^Ëmbrun ^ dans un endroit éloigné de Vienne de aSo

(1) Dont Saint- Pcud^Troia^Chateeuix , sîtaé C^[1U:# Orange et Montélimar, éloit le çhef-Ueu.

milles 9 en passant nécessairement , à cause des montagnes , par les villes d*j4pt et de Sîsterori} et après cette interpolation, il reprend , comme nous allons voir , le récit de Polybe , exactement où il Tavoit laissé , ç'est-à-dîre , au moment où Annibal part de Vienne pour traverser le plat pays, ou le pays de plaines , qui s'étendoit jusqu'à l'entrée des Alpes. Nous reviendrons sur ce sujet k la fin de ce chapitre.

CHAF. 50 DB POLTBS. '

Annibal, ayant marché pendant dix jours le long dn fleuve (le Rhône) , et ajant parcouru une distance de 800 stades, commença la montée vers les Alpes -, c'est alors qu'il fut exposé h. de très-grands

dangers. Tant que son DepnislaDBraiicey An-

armée fut dans le plat nibal parvint aux Alpes y Sa js \ les chefs inférieunt ^ par un grand pajs dé es Gaulois, appelés j4l^ plaines, sans être inquiété lobroges, s'étoient tenus en aucune manière par les il l'écart , craignant la ca- Gaulois qui habiloîent clBS Talerie ou les Barbares qui contrées, accompagnoîent l'armée*

Tite-Live supprime ici , comme plus haut, le nom de cette nation gauloise qui , intimidée par la cavalerie, n'osa pas inquiéter l'armée d'Annibal pendant sa marche dans

HISTOIHE

jiUobroges, ajant rassemblé ua nombre d^bommea suffisant, occtipèrenl toos les postes avantageux par lesquels il falloii absolumentqu'ADniba! monlâL

S'ils avolent cacbé leur dessein per6de , ils auroient complètement détruit larmée carthaginoise , et quoique ce desisein fu^ alors manifeste , ils lui firent beaucoup de mal, mais ils ne souffrirent {>as moins eux-mêmes.

Car dès que le général carthaginois se fut aperçu qu'ils aroient occupé les endroits les plus conyenables, il fit halte et campa devant le défilé :

il envoya quelques*una des Gaulob qui Taccompagnoienl, pour découvrir l'intention des ennemis et quel éioit leur plan.

Les Gaulois s'acquittèrent de leur commission y et rapportèrent que pendant le jour l'ennemi gardoit soigneusement les différens postes , mais qu'à la nuit il se retiroit dans une ville voisine.

les premières éminences^ elles aperçurent les mon* tagnards ( i ) postés sur les hauteurs qoi dominoient le lissage.

Si ces derniers se fosient mis en embuscade dana les vallées (2) et qnlls eussent attaqué 1 armée & l'improviste, ils en auroient fait un grand carnage et auroient mb le reste en fuite.

Lorsqn'Annibal vit que l'on ne ponvoit pas passer, il fit faire halte, et envoya à la découverte lea Gaulois qui Paccompagnoîent^ Il dressa le camp dans la val lée la pi us étendue qu'il put trouver, au milieu àeê rochers raboteux et escarpés.

Les Gaulois, qni diRroient peu des montai gnards pour les mœurs et le langage , entrèrent en conversation avec euz^ et apprirent qu'ils ne gardoient le passage que pen- ^jiaiu le )our, et qu'à la nnitN^hacun se retiroit dans sa cabane.

(1) Tite-Live substitue ici le mot manlagruud aa mot jiliobrogë»

(d) Tite-Lîf e substitue iâ deé valUea à un défilé.

En conséquence de ce rapport, Annîbal imagina rexpéclient suivant. Il fit quitter k ses troupes leur position et s'aTança ouTertement jusqu'à Fap-

r roche du défilé ^ et \k ; une petite distance de Pennemi, il dressa ton eamp.

Annibal , iostruit de cela, s'avança dès le ma* tin au pied des hauteurs, coromes'il eût-TOulu franv chir les défilés de jour et U.

la rue des Barbares. Ayanr ensuite passé la journée à feindre un plan différent de celui qu'il projetoit, il fit retrancher le camp dans le même lieu oh. l'armée s'étoit arrêtée.

Du moment qu'il s'aperçut que les ennemis s'étoient retirés des hau«!> teurs et que le poste n'é* toit plus gardé, il fait allumer un grand nombre de feux , propres à persuader que l'armée entière étoit restée , laisse ses ba-

{;ages avec sa cavalerie et a pins grande partie de l'infanterie^ se met à la tête d'une troupe leste composée de ses plus intrépides soldats, et, se hâtant de franchir le défilé, il s'empara des hauteurs que les ennemis avoient occupées.

En lisant avec attention la manière dont Tite-Live rend compte de l'expédient qu'Annibal imagina pour empêcher les Âllobroges de s'opposer à son passage, on verra que c'est un récit confus 9 quoique fondé sur le récit de Polybe* Voici le fait : Annibal étant

A l'entrée de la nuit»

il fit allumer des feux , laissa la plus grande partie de ses troupes^ et, avec on corps choisi, il s'avança pendant la nuit vers le Ipasaage étroit; il s'empara de tous les postes abandonnés par les Barbares, qui, suivant leur coutume , s'étoient retirés dans leor ville.

arrivé dans la journée en vue du défilé par lequel il falloit absolunient que son armée passât, s'aperçoit que les AUobroges s'en ëtoient emparés, ainsi que des hauteurs qui le dominoient. Il apprend- des Gaulois envoyés pour découvrir le plan des ennemis^ que ceux-ci ne gardoient leur poste que pendant le jour. £n conséquence de cet avis , il s'avance jusqu'au pied du défilé, dresse là son camp, et fait allumer des feux pour faire croire aux ennemis qu'il veut y passer la nuit, et qu^il attendra le jour pour franchir le défilé. Les AUobroges se laissant tromper par ces apparences , se retirent suivant leur coutume. Pendant la nuit, Annibal^ avec un corps choisi , monte jusqu'au défilé , el occupe tous les postes importans que les Barbares avoient abandonnés.

On a vu par la comparaison que nous venons de faire des récits de Polybe et de Tite-Lîve, que le second est la copie peu exacte du premier , avec des additions et des retranchemens. Quoique les remarques dont nous avons accompagné cette comparaison puissent paroître suffisantes pour montrer que l'opinion de Tite-Live est inadmissible, et qu'elle a été la source des erreurs dans

lesquelles on est tombé en voulant cherchet d'après elle la routé d'Annibal , cependant quelques développemens de plus ne seront pas inutiles. '

Il faut faire connoltre la position géôgra- Jïhiqué des trois peuples gaulois dont, suivant Tîte^Live , Annibal traversa le territoire ; il faut aussi fixer le lieu où Ton peut supposer qu'il place le passage de la Durancé, et chercher quel passage des Alpes il âvoit en vue.

Les trois peuples mentionnés par Tile-Lîve sont les Tricastini , les Vocontii et les Tricoriim

Les Tricastird étoient les anciens habitans du Tricastin , petite contrée de l'ancien Dauphiné, où est située la ville de Saint-Paul- Tricastin, ou Saint-Paul-Trois-Châtecuix. Le Tricastînois touche la Provence; ses anciens habitans étoîent bornés au nord par les 5egalaunij qui habitoient le Yalentinois, dont Valence étoit la capitale : ces derniers s'é4 tendoient depuis Montéiimar jusqu'à l'Isère»

rivière qui les séparoit des Allobroges. Les Trïcàstini étoient bornés au midi par les Caçaresy qui occupoient le comtat d'Avi-

gnon , où sont les vîUes à' Orangé ^ Avignon 9 Carpentras et Cwaillon.

Pour arriver dans le pays des AUobroge^ depuis le passage du Rhône , Annibal avoit donc traversé une partie du territoire des Ca^are5, tout celui des Tricasiini et des 5e* gclauni , et cependant, après avoir rétabli la paix parmi les ÂUobroges » Tite-Live le fait rentrer dans le pays des Tricastini. Il le fait donc revenir sur ses pas jusqu'aux environs de Saint-Paul-^Trois'Châieaux: (i). De là, il lui fait côtoyer les confins des VocorUiL G)nime ce peuple occupoît les diocèses de Die et de Faison , et que cette dernière ville étoit sa capitale , Annibal , en rasant Tex* tréinité de son territoire , dut passer au midi de Faison ; mais pour éviter les montagnes

(1) <t Qu'Annibaly dît M. Abauzit, ne soit pas. allé aax D Alpes. /7ar le plus couru chemin , on en doit conTenir , » pourvu qu^il ne rebrousse point sur ses pas; et il » Fauroit fait en venant du pays des Jllohroges vers les

}> Tricaêtini, situés au midi, près du Rhône Silius,

» qui ne perd jamais dt vue Tiie-Lîve^ s'est aperça » de cette virevole, ou je suis fort trompé , et îL nomme » les Tricaatini dès le passage mènie du Rhône* » Xom» ?U pag. i56.

bu I^ASâASÉ DÈS ALiPË& 25 7

dont lé Mont^FerUoux fait partie, il dut des^ cendre jtisqu^à CarpeîUras pour prendre la direction d.e ranoienne voie romaine , par Apt et Sisterorim

Annibâl entra ensuite chez les TricorUi qui liabitoient le Gapençois , et dont Gap étoit la capitale ( i ) ; de là , il arriva sur les bords de la Durance* U parolt , d'après la position géographique des Vocontii et des Tricoriiy que Tite-Live avpit en vue la voie romaine , qui, après avqir traverse la Duraace à Cavaillon, se dirigeoit sur Apt et Sisteron^ et passoît ainsi près des frontières méridio-^ nales des Vocontii j puis montort à Gap, la capitale des Tricoriià

r D'Anviile (2), changeant Tordre des circonstances, et ne faisant pas attention que, d'après le récit de Titer-Live ^ Annibal devoit avoir traversé deux fois le territoire Aesi Tricastini ^ la première fois avant d'en-' trer dans Flsle des Âllobroges, et la seconde

T • « I I il l< »■■ . Il I I I II »

(1) Vovei BuschSdg , article Capençois ^ V, 28g. ' Ër.

Abaocit, pag. 158, qui admet ceue positioo géogi^pbP. que des 7V/eôm comme' une opiûioi3reçoe< • ' \

(2) Moiîce i^r l'aiicieiiiie Gauie> ims«fiîcles.7/ï^fi

aoS HISTOIRE

fois après avoir été datiys cette partie de leur pays rpi'on appeloit Tlsle, et avoir rétabli la paix chez cette nation , croit que ce fut le long des frontières septentrionales des Vocontii qu'Annîbal passa , et îl cherche en conséquence le pays des Tricorii dans la vallée du Drac^ en remontant vers les sources de cette rivière: c'est évidemment une erreur, et Ton doit préférer l'opinion deM.de Valois, cité par D'Anville, qui trouve que la marche d^Annibal , selon Tite-Liv^e , de même que les anciens itinéraires, placent les Tricorii à Vapincum^ ou Gap.

DeJ>uis cette dernière ville, la voie romaine, comme nous l'avons vu dans l'introduction , passoît à La Bâtie et à Charges , et rentroit dans la vallée de la Durance audessous ^ d* Embrun : c'est donc à deux ou trois lieues au'^dessous de. cette ville, que Tite-Lîve faisoit passer la Durance à Tàrméie* carthaginoise* Elle se trouvoit alors slur le territoire des Caturiges , qui occupoient r^lmbrunois , et dont Embrun étoit la ca-

piM^l. . .

La description que Tite-Live fait de la

Bitï'ancé ne peut cependant . se rapporter

qu'aux f)o derniers niilles de son cours, c'est'^

t)U PASSAGE DES AiPÈS. aSg

à-diréj depuis la jonction de la rivière Bléonne ou Bléaune ^ qui descend de la vallée de Digne; ce n'est que depuis ce point que la Durance est remplie d'une quantité innombrables d'iles qui la partagent constamment en plusieurs bras jusqu'à Avignon^ La largeur du terrain qu elle occupe va eii augmentant depuis 3oo jusqu'à 600 toises } mais plus haut cette rivière est renfermée dans un seul lit y dont la largeur , depuis Sùsteron jusqu'à Embrun , est- de- 60 à 80 toises; cette laideur diminue graduellement^ et à Sriançon elle n'est plus que de 20 toi* ses (i); malgré cela, on ne sauroît placer le passage de la Durance plus bas que troi^ lieues au-dessus d!£mbrun ^ dans une partiq de son cours où elle est encaissée entre deu^ rives, et où par conséquent .elle. n'est pas divisée en plusieurs branches ; mais Tite- Live ayant imaginé le passage de la Durance^ la représente telle qu'elle est dans Tetidroit où les voyageurs^ la traversoient le plus souvent, c'est-à-dirè,. entré Avignon et Cavaîllon; là, eue est en eÔet telle que l'ont dé*-

' (i) Toates ces inesùi^ft ont été prises iut la grande CKle de France de CassitiideThury.

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crite les auteurs anciens; ^ comme n'ayant ppiot de rives dé terminées., maïs occupant une étendue coBsidérahIe de terrain couvert de gravier ^ dans lequel elle creuse plusieurs lits, et qu-elte ne couvre en entier que dans ses inondations. M, DeSaussure Tappelle i^ torrent trop célèbre par ses inondations et ses rai^ages (i);

Ou ne peut douter, comme Font fait queU ques auteurs,, que là Druentia. de Tite-Live ne soit la. Durance : elle ^toit trop bien connue des Romains pour qu'on puisse sup^ poser qu'il parlât d'une autres rivière {2) ; d'a[illeucs« Tordre dans lequel il nomme les trois nations, gauloises dont nous avons parié plus haut , nous conduit • nécessait emetit à la Durascev

Apres le) passage de cette rivière , Tite-»

(i) Voyages dans les à:lpes , tom* III,, §. i53q.

(2) Pline, parlait du Rbdne,. dît qu!n entraîne avec lui successiTement Vjirar, Visara et la Druentia^ c'està-dire, la Saône, l'Isère et la Durance; c'est en effet Tordre daùs lequel ces frots grandes rivières se jettent dans JeEhône. %Lrahon. nomme la^Durance. Drouenûa^ et Piolémée Droiientios. Deux Toies. romaines. la traversoient dès le temps d'A^ugustie,

Live dit qu'Annîbal ^^gna les AÎpès par des pays de plaines j dans ^tre , inqiûëtë par les Gaulois qui habitoieflt ces contrées. Quand on est éxai les environs d'Ettlbrtfn , on cherche en vain res grandes plaines par lesquelles ^nnijbftl devoit parvenir aux Alpes : on no voit autour de soi que des vallées étroites bordées de hâuties ttiontagnes. Si Ton remonte la Durance jusqu'à ^iançon ^ on eàt toujours au* milieu des montagtiies ; mais bientôt tout s'explique lorsqu'on se rappelle qu'après avoir amené Annibal depuis Vienne jusqu'à Ëmbrtin^ ou plus exactement jdsqu'à La Charriè^e (i) , village éfoigne de Vienne de ±53 tnilles Romains, eh pas^nt pat Âpt et Sisteron^ Tîte-Lîve reprend îè redit de Pdlj^be exactement iiu même èfidroit où il l'atoil interrompu j cW-Ji-dîre, lorsqii'Aniiibal, ëtaiit parti def Vienne , àcconipjigné 4éî5 trôùpfes du fl-ëre aîtié qu'il avoit affermi sur le trône , traversa le pays

(i) C'est près decevillage qqe la. grande roate ac~

« ri

toelle traverse la Barance pour la première fois, à cîn^ nkîlles et demi âQ-dessô'as d'Ëibbran \ mais , avant d'atteindre kMo&t-Genèvj^e; cette même roate la ira f erse cinq fois.

de plaines habité par les Allobroges ^ qui n'osèrent pas Tiqquiëter pendant sa marche , par la crainte que leur inspiroit la cava-»

krie oii les troupes qui Tescortoient. Les plaines que traversa l'armée carthaginoise ^ ^tpient donc le p^ys qqi s'étend de Fienna jusqu'à St,rGenis-4'Aquste,

Si . TitcrLive ayoit eu quelque conoois-i sance en géographif lorsqu'il y^mpruntoit les; faits de Tolybe et qu'il en traosportoît la sqène ailleurs, il auroit non^seulement' re-r tranché l'arrivée de Parrqée • carthaginoise daps Plsle des Allohroges, - mais il auroit î^ussi retranché ce^te marché dans un pays de plaines, pour lui substituer une marche dans )es ^oqtagnçs.. Après le passage du Rh^nç , il auroit fait côtoyé^' à l'^rmiie les frontières méridionales des f^ççontii pour entier ch^Z les 'JÇricarii ^ les Caturig^s^ et

monter ainsi au l^oçt-Qe^n^vi^e p^ \^ vallée

de 1^ Dqraqcç^ :

On pourroit demander quelle est l'origine du passage de la Durançe d^ns Tite-Live ; je* réponds que ç*est une pure invention, ainsi que toute la inarche à travers le pays, des tfpis peuples dppt il fait mention. Ces détails imaginés j)^r l'historien romain , ïé-

DU PxVSSAGE D£S ALPES. ^63

sultoieht naturellement dans son esprit, de la route qu'il £aisoit prendre à Âùnibal par L'Âlpe Cottiame, ou k . Mont-Genèvre ; car nous avdns - vu que la véritable route de Tartnée Carthaginoise indiquée si claitement pai?

Polybe , par le seul auteur original, le seul qui eût ' acquis par lui-même, des^ oonndis^ sances p^sitîv^s sur cdbte expédltton , éloi*gnoit cansidérablémeiit Ânnibal du haitf:

Dauphioé et du cours de 4a Duvance* :

Depuis le passage i de . . dette ri vii^e près du village de La Charrière jusqu'à Brian^ çoriy la distance est de 36 milles romains; ce seroit donc , suivant Tite-Li ve , ce pays très-plat que Tarmëe carthaginoise auroit parcouru avant d'atteindre leis Alpes. Nous ne donnons pas trop d'étendue à ce pays, car il correspond à- eette partie de PAllobrogîe comprise entre Vienne et la montagne du Ch€U y au-dessus de Yenn^y espace de 56 milles^ que l'armée mit cinq jours à traverser, au lieu que trois jours lui auroient suffi pour en parcourir 36. En plaçant donc l'entrée de& Alpes, suivant Tite-Lîve, à Briançon , nous la placerions plutôt trop près que trop loin»

Ce seroit au-dessus de cette ville que k^

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ifiohtâgnards se seroient postés pdur attaquer l'armée pendant qu'elle^ passoit le défilé qui formoit l'entrée des Alpés; mais sur la route de Briançon josqu'aû sonwiet -da Mont^jte^ lièvre, dont la distance n'est que de cinq milles y il n'y a point de défilé, et le som^ met de ce passage^ est ui)e grande plaine cultivée, n nous faut donc aroilr recours à Polybe pour trouver ce défilé; c'est, comme nous Pavons vu, le passage da M<mt^di^Chfi(^ entr^ Yenne dt Gbambérf «

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