I. Diderot. Salon de
a. Diderot. Salon de 1767.
l'Académie (1783). Puis le voici peintre des Alpes, des lacs de Suisse, du Valais^ mis à la mode par Rousseau. Enfin, dans les trente dernières années de sa A'ie, il devance les romantiques sur les routes de France et dans les clairières de la forêt de Fontainebleau.
Le tort de Pillement, de Loutherbourg, de De Marne, fut d'imiter les Hollandais et les Flamands, moins dans leur métliode que dans leur manière. Le besoin de vérité ne se traduisit le plus souvent chez eux que par la copie de maîtres qui avaient aimé la vérité. Voici au contraire quelques artistes qui, sans être tout à fait indemnes des mômes influences furent des interprètes plus sincères du paysage français.
D'abord les élèves de Vernet : Guenillon, dont on peut voir de beaux dessins gravés dans le Voyage pittoresque de la France ; Jean-François Hue, qui balança la gloire de son maître et fut reçu à l'Académie en 1782, avec une Vue de la Forêt de Fontainebleau (actuellement au musée de Compiègne). Il peignit encore des vues de Normandie, des marines, des ports; mais à partir de 1787, entraîné par le mouvement de retour à l'antiquité, il n'exposa plus que des compositions mythologiques ou historiques et des sites italiens.
Dans le Loiret vivait un amateur fort honnête homme, Aignan-Thomas Desfriches ^ (1715-1800), dont les paysages furent souvent gravés. Après quelques études à Paris, sous la direction de Bertin et de Natoire, il s'était retiré à Orléans, où il vivait en sage, partagé entre le commerce et les beaux-arts , dessinant, peignant, recevant joyeusement des amis illustres, tels que Gochin,