Le Spectateur (i8i
aoo HISTOIRE DU PAYSAGE EX FRAxXCE
si Tair est chaud ou humide ^.. » A Gault de Saint-Germain il faut « la suavité des météores et la puissance des prestiges aériens". » Dès Tan VI, Ghaussard recommande au peintre le rendu du « plein air ! »
Nous pourrions multiplier les citations de ce genre. Celles que nous avons choisies sont empruntées à des publications qui eurent du retentissement et purent exercer une influence. Esménard, selon les termes mêmes de Stendahl, « tenait à Paris sous le Consulat, état de grand homme » et son salon de Tan VII fut célébré à l'égal de ceux de Diderot. Préfet de l'Empire, directeur de la Librairie, Pommereul devait à sa situation officielle une certaine autorité. Outre qu'il était artiste, Gault de Saint-Germain, était expert en ancienne peinture, auteur d'un Guide des amateurs et, par suite, en situation d'impressionner l'acheteur. Egalement artiste, Ghaussard ne manqua pas de tribunes et fut un haut fonctionnaire : rédacteur à la Décade philosophique^ auteur du Pausanias français (1806), il professa à Rouen, Orléans, Nîmes, Paris ; d'autre part il fut chef de la troisième section de la commision thermidorienne de l'Instruction publique, puis secrétaire général du Ministère de l'Instruction publique. Chef du bureau des Beaux-Arts au ministère de l'Intérieur sous le Consulat, Amaury- Duval fut un des dirigeants de l'importante Décade, son rédacteur artistique attitré, en outre collaborateur à VAthenœuni.
En vérité, les avocats du paysage et môme les amateurs de son mode réaliste avaient la partie belle.