I. Dans son Journal de la Société républicaine des arts
aoa HISTOIRE DU PAYSAGE EN FRANCE
historiques étaient délaissées par les visiteurs pour les tableaux de paysage et de genre. Vers la fin du règne on en était à admirer le « courage » des peintres d'histoire qui affrontaient toutes les privations attachées à une partie de l'art « qui ne pouvait plus leur procurer comme autrefois une grande considération ^ ! »
Aussi bien, pour cette concurrence des genres le paysage était-il favorisé, particulièrement sous sa forme réaliste. Il bénéficiait du développement prodigieux de la scène militaire dont le théâtre est nécessairement une partie de nature déterminée. Il tirait avantage du règne, alors à son apogée, de la mode champêtre lancée par la littérature du xviii^ siècle et de la vogue du jardin naturel, dit « anglais » ou « chinois », qui en était une conséquence. Il était, pour employer les propres termes d'un de ses adversaires, servi par « l'ignorance crasse des gens à argent qui s'extasiaient en restes de laquais devant les trompe-l'œil ». Enfin il profita de la fortune naissante des sciences naturelles. Dès lors, en effet, la science cessa d'être inconciliable avec l'art comme au temps où elle se réduisait aux déductions d'algèbre et de géométrie. Les sciences naturelles ont le même objet que l'art; elles observent ce qu'il imite. Loin de détourner l'homme de la contemplation sympathique des choses, elles l'y invitent en môme temps qu'elles le préparent à des conceptions moins simplistes et moins abstraites.
Cependant aucune des conditions précitées ne fut plus favorable au progrès du paysage et à son orientation dans un sens naturaliste que la popularité dont jouissaient alors les petits maîtres flamands et hollandais auprès