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G. Gcffroy. La vie artistique, t. III, p. i55-i

complexes et moins complets encore se sont laissés plus pleinement conquérir.

Daubigny n'est pas semblable à lui-même selon qu'on l'étudié en différentes parties de son œuvre. De tempérament joyeux et médiocre, « trop impressionnable et trop prime-sautier pour raisonner un système* », il n'a pas de prédilection intime. La collection Thomy-Thiéryle montre affilié à Rousseau, redisant avec agrément ou minutie les harmonies romantiques. La Centennale de 1900 avait groupé des toiles qui marquaient à l'opposé ses tendances réalistes.

Les Bords de VOise {du musée de Reims) portent trace de ces doubles préoccupations ; mais, dans la Mare (du Palais de Gompiègne), on discerne une notation plus sommaire et une tendance aux tonalités claires. Le Printemps de 1807 est encore émancipé davantage. Le Marais d'Optêvoz, de la même année, est tout près de nous. La palette est claire, lavée et, dans les Vendanges^ les paysans, les lignes des cabanes expriment déjà le paysage actuel. Mais ici nous dépassons les limites de cette étude ; l'œuvre date de 1848 ; déjà Millet, Courbet se sont affirmés.

En nous bornant au mouvemement révolu entre i8i5 et 1848 nous voyons que le néo-classicisme s'est imposé comme une protestation artificielle et éphémère opposée au Romantisme. Le Romantisme lui-même marque la fièvre d'une époque ; il fut transitoire sous ses formes littérales ; en réalité il contient les germes de l'art moderne tout entier, y compris le réalisme.

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