‹ Histoire du peuple américain. États-UnisChapitre 104 sur 130 · OPPRESSION PROTESTANTE · texte numérisé non relu

OPPRESSION PROTESTANTE

ment. Mais dans la Virginie, . cette même secte n'en tolérait aucune autre : elle était au timon des affaires, et soumettait le pays aune double règle politique et cléricalej Dans la Nou- Telle-Angleterre, le despotisme était pire encore, car le puritanisme qui était mattre souverain, excluait toutes les autres sectes, même la secte épiscopale qui était rdigion d'État en Angleterre. De plus, pour être admis citoyen, il fallait faire preuve d'orthodoxie, et pour peu qu'un individu déviflt de la ligne rigoureuse des croyances acceptées, il était dépouillé de toute liberté politique, souvent même banni I

L'Amérique coloniale offrit donc ce spectade instructif du protestantisme qui, tant qu'il fut opprimé, réclama à grands cris, la liberté, et qui, devenu maître souverain, exerça l'intolérance la plus impitoyable non-seulement contre les catholiques, mais encore de secte k secte, et jusque dans le sein du Puritanisme lui-même dont ie fanatisme aveuglait les meilleurs esftfits. Cet état se prolongea jusque dans le dix-huitième siècle, et chose fort remarquable! ce n'est que tout récemment que certaines colonies ont tînt de désarmer contre le Catholicisme. Il n'est pas hors de prqws d'ajooter quelques mots de plus, pour compléter ce point historique qui e5t plein d'intérêt. Je vais emprunter pour cela, un passage d'un ouvrage que j'ai déjà cité' et qui résume bien les idées sur la situation des catholiques dans ce pays.

a On croit généralement, dit l'auteur de cet ouvrage, que les Étals-Unis en tant que gouvernement, ont proclamé la liberté des cultes depuis l'époque de la confédération, et que ce principe fait partie intégrante de la constitution qui sert de lien à tous les Ëtats. Il n'en fut pas ainsi : les questions religieuses ont, de tout temps, été considérées comme des atîaires d'administration intérieure dépendant de la juridiction des difiérents États. La seule mention faite de la religion

• The calholie CKarch âi the UniUd StaUs, p. 38-59.

Page 1